484 – Cine Club 62

Lire Shakespeare, c’est bien. Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté à l’école. Y’a bien eu quelques études de texte de ci de là, un peu plus approfondi en fac d’anglais (si si, I was there). Mais bon, si on peut trouver la même chose en film, c’est mieux. Confère Roméo + Juliette, de Baz Luhrmann. Vous savez, le type qui a suicidé sa carrière en écoutant le public test de Australia et en faisant survivre Wolverine à la fin pour faire plaisir aux petites bites. Tout le monde a vu son Roméo et Juliette façon djeunes, où les mecs se tire dessus à l’automatique tout en parlant au passif de je ne sais quel temps composé. Tout ça c’est bien cool, mais y’a d’autres choses dans la filmo, enfin dans la biblio du petit Bill (diminutif de William). Souffle sur le vieux DVD d’O, enfin d’Othello.

Bon, on va faire style que vous savez pas trop de quoi ça parle, Othello. Donc là comme ça se passe dans un lycée ricain de nos jours, Hugo (Iago) est un petit connard bien vénère que la fille qu’il aime se tape son pote renoi star de l’équipe de basket du lycée, Odin (Othello). Du coup, et parce qu’il sniffe de la cocaïne, il décide de monter un plan machiavélique pour les détruire. Son but est de vriller le cerveau d’Odin. Pour ça il déploie une quantité insensée d’énergie à convaincre son ami que Michael (Cassio) se tape sa copine dans son dos. Forcément tout ceci va prodigieusement mal tourner, avec pas mal de morts à l’arrivée.

O s’est méga viandé sa race au box office US lors de sa sortie il y a 8 ans. Le réalisateur/acteur Tim Blake Nelson pensait pouvoir répliquer le succès de Roméo + Juliette, mais ce fut la cata. Le film était déjà interdit aux moins de 18 (semi-viol/drogue/meurtres) mais sa sortie s’est vue repoussée car se télescopant avec le massacre de Collumbine. D’où vautrage. Mais c’est bien dommage, ne serait-ce que pour le cast trois étoiles, Mekhi Phifer, Josh Hartnett et Julia Stiles en tête. Puis merde le principal du lycée c’est quand même Martin Sheen quoi ! Tout aussi fidèle que le film de Luhrmann, O manque du petit plus procuré par le décalage entre les dialogues et la réalisation, ce qui le cantonne au statut d’adaptation honnête. Pourtant on passe un bon moment en révisant ses classiques dans un enrobage made in high school. Au point que tout ce temps après, j’en garde encore un bon souvenir.

Une fois de plus vous avez échappé à ma critique/recommandation de la version longue ultra rare de Dardevil. Mais vous ne perdez rien pour attendre !
Demain, on causera PDF !

TRAILER STAGE !!!

483 3/3 – Top 3 Saturdays 36

[Suite et fin des deux tiers d'avant. J'aurais du lui demander de faire la mise en ligne lui-même namého !]

One– Butterfly / San Francisco

Décembre 2007, ma douce et moi sommes en vacances chez ses parents, à Denver. Ce qui veut dire qu’il est temps de s’échapper quelques jours, direction San Francisco. Je ne m’étendrai pas ici sur la ville en elle-même parce que l’intégralité de TheBestPlace n’y suffirait pas. Sachez juste que ça reste, et de loin, la plus belle ville qu’il m’a été donné de voir. Après 2 jours de tourisme à travers la ville et de sexe dans un 4 étoiles, nous allons visiter Alcatraz. La visite est formidablement instructive, la boutique bien garnie en biographies des plus grands esprits criminels américains. Bref, ne serait cette légère faim qui commence à poindre en attendant le ferry du retour, tout serait parfait. A peine à quai, nous décidons d’écouter nos instincts primaires et de nous jeter sur le premier restaurant venu, même s’il est entendu qu’un restaurateur ayant déjà investi dans un spot pareil n’aura probablement pas eu grand cash à miser sur la qualité culinaire… On s’en foutait, on était heureux et amoureux. Ca nous suffisait…

Monumentale erreur ! Le Butterfly – petit nom de l’endroit – s’est avéré capable de me sortir un club sandwich à l’image du pays : généreux, un brin extravagant mais totalement inoubliable. Du sour bread, des morceaux de poulet qui semblaient avoir été sélectionnés autant sur leur look que leur qualités intérieures, du bacon croustillant et une petite sauce qui révélait la richesse des crudités sans jamais les parasiter ! A bien y repenser, je crois que c’est la dernière fois que j’ai été authentiquement Heureux. Les choses n’ont fait que se déliter par la suite. La demoiselle est sortie de ma vie, et, depuis, même les succès ont un arrière-goût amer. Parce que le goût du Bonheur était tout entier dans ce club sandwich… Je ne doute pas que si Jean-Baptiste Clément avait eu le loisir de visiter ce restaurant, les communards de 1870 (et les coeurs brisés, depuis) eussent vibré au son du « Temps des Chicken Salad Club Sandwich » ! Donc, si vous passez par le Pier 33, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Je ne désespère pas moi-même d’y retourner un jour, on verra…

On ne le dira jamais assez : les Club Sandwiches forment la jeunesse !

UPDATE STAGE !!!

Mon ami Wikipedia m’apprend à l’instant que le Bang Between The Pitons a été revendu en 2000 à l’hôtel adjacent, le Jalousie Plantation (vous remarquerez qu’on a un certain sens de l’appellation, à Ste-Lucie…) Je ne peux donc pas vous garantir la pertinence de mes propos à ce jour. Encore cette foutue roue qui efface tout, et nous oblige à avancer sans nous retourner…

483 2/3 – Top 3 Saturdays 36

[Suite du tiers de note précédent, je sais, c'est le bordel... Pas ma faute, c'est Tonio, il a mis les pieds sur la table et maintenant impossible de l'en déloger !]

Two – Restaurant Tomaz / Amsterdam

C’était un peu la bonne surprise de cette année – c’est important, un nouvel entrant dans un Top3, ça montre aux jeunes qu’on a su rester proches d’eux ! Avant que je découvre Bruxelles, Amsterdam a longtemps été ma ville préférée. Ayant de la famille pas loin, j’y ai passé une partie non négligeable de mon enfance, adolescence et autre jeunesse qui s’enfuit. Fut un temps, je vous aurais mentionné le club sandwich du Café Luxembourg, une brasserie mythique de la ville, qui dispose d’une vue magnifique sur le Singel, pour peu que vous preniez la peine d’aller squatter le fond de la salle. Mais, depuis quelques années, force était de constater que le coeur n’y était plus. J’ai mis longtemps à me l’avouer, mais je ne ressentais plus le même amour dans la préparation du sandwich de l’auguste restaurant. Est-ce lui qui a changé ? Moi ? Je ne sais au juste, mais il était temps d’en tirer les conséquences. Personne ne repasse par sa jeunesse, chantait le poète…

C’était oublier un peu vite que la vie est un plateau de club sandwiches n’attendant que d’être découverts, pour peu qu’on s’égare dans les bonnes ruelles. Ce qui m’est arrivé récemment, sous l’impulsion de la demoiselle qui accompagnait mon dernier trip amstellodamois, et qui trouvait les restaurants de cette ruelle aussi typiques que charmants. Le « Tomaz club »est préparé avec du bon pain frais tout ce qu’il y a de plus batave. Il est assez copieux, et chaque bouchée nous rappelle que légaliser le club sandwich n’était pas seulement un acte politique courageux, c’était une véritable tentative de faire évoluer l’humanité vers un stade supérieur ! Et, tout d’un coup, Amsterdam s’en est trouvée réenchantée…

GUINESS STAGE 2 !!!

Record de blabla breaké une nouvelle fois !

Fatalement, à suivre à 20h pour la fin des aventures culinaires de Tonio à travers le monde.