Special – Contest 01

La semaine pro je refais un billet sponso, avant tout pour le délire, mais je vous raconterai. Je vais encore toucher de la thune, le genre que je considère un peu comme de l’argent sale. Je profite d’un évènement, je gagne de l’argent pendant que mon lectorat se bouffe la pub sans rien gagner en retour. Attention, j’active le mode ultra-démago de la mort et annonce :

Okay, c’est pas ultime comme prix, mais quand même bordel ! Puis si ça vous fait triper, j’offrirai un bouquin par semaine à partir de maintenant. Parce que je vous kiffe et que les bonnes choses, ça se partage. Pas de tirage au sort à la con, pas de kikivalepluvite, mais un bon contest des familles. Un Homme parle de maladie et de l’hosto, alors j’attends de vous une bonne anecdote sur une maladie ou une hospitalisation. Ca peut vous être arrivé à vous ou a un proche, tant que c’est vrai et/ou bon.

Cette note restera accessible une semaine, pendant laquelle j’attends vos histoires dans les commentaires. Participants ou curieux, viendez checker, comme ça tout le monde profite. L’anecdote qui m’aura le plus faite rire, touché, émue, ou whatever gagnera le bouquin.

Maintenant, c’est à vous.

480 – Book Review 73

J’avais jamais lu de bouquin de Philip Roth. Pourtant le mec était en bonne place sur ma checklist, après avoir gagné moult prix dont un Pulitzer. Quand j’ai mis Everyman dans ma wishlist mamazone j’avais une putain de bonne raison. Mais entre temps elle m’a échappé. C’est la ressortie Française en poche qui m’a filé la motive de commander ce petit truc de même pas deux cent pages. Prise de risque minimum alors que je suis embourbé depuis des semaines dans deux autres livres que je peine à finir. Si les vilains traducteurs français vous font croire qu’Un Homme est le dernier bouquin de Roth, c’est uniquement car ils sont grave à la bourre sur les sorties chez nous. L’auteur est un forçat, abattant un roman par an pépère. A soixante-quinze balais, ça reste la classe. Mais c’est et aussi et surtout qu’il sait que le temps lui est compté, ce qui est le thème d’Everyman.

Un homme, dont nous ignorerons jusqu’au bout le prénom, est en train d’être enterré à côté de ses parents. Amis et famille sont là pour assister à la cérémonie. Cet homme se sera marié trois fois, aura eu autant d’enfants tout en se construisant une brillante carrière dans la publicité comme directeur artistique. Mais c’est la maladie qui l’aura plus que tout défini. Ses séjours à l’hôpital l’auront hanté toute sa vie, jusqu’à cette dernière intervention dont il ne se sera pas réveillé. Avant de revenir au dernier épisode de cette existence, le roman remontera aux origines, son enfance comme fils d’horloger, ses premiers adultères et sa retraite, période pleine d’inquiétudes, de réflexions et de regrets.

Il n’est pas difficile de faire le lien entre Everyman et son auteur. Philip Roth, comme le personnage principal, est né en 1933, près de New-York et souffre depuis des décennies de problèmes de santé chroniques. Ce roman est du coup une sorte de testament, de réflexion sur une vie par un écrivain qui sent la mort se rapprocher. Le style est simple, tout comme l’intrigue qui s’offre à peine le luxe d’une narration non-linéaire. Pas de twist ni de grand morceau de bravoure littéraire. La simplicité du texte évoque celle de son héros. Pourtant le lecteur est touché, est ammené à se poser les mêmes questions que les personnages. Sans doute que ce bouquin fonctionne d’autant mieux que celui qui le lit est âgé, ou hanté par la maladie. Peut-être un bon candidat pour une relecture dans quelques années. Mais cela ne m’aura pas empêché de l’apprécier et le lire d’une traite, sa petitesse favorisant le one-shot.

Traumatisé à l’idée d’entamer un Roth de 400 pages, je me suis doucement familiarisé avec le bonhomme. Première approche concluante, il va falloir que je m’attaque à plus costaud.
Demain, on parlera de Spider-Man.
Mais à 14h, il y aura une note spéciale. Be there !

479 – Zzzzz

Depuis que je suis à Lyon, j’enjoy mon petit lit en 90, le même depuis presque vingt ans (holy shit !). Malgré l’étroitesse de la couche, je kiffe, vu que la semaine dernière j’ai du partager mon awesome Mandal parisien avec cette sale loque de frangin. Le truc avec mon bro, c’est que quand il a décidé de dormir, rien au monde ne pourrait l’en empêcher. Habillé ou pas, dents brossées ou pas, allongé ou pas, quand c’est l’heure, il s’effondre en une trentaine de secondes chrono. Jamais vu un type s’endormir aussi vite. Même tarif quand tu le bouscules pour te trouver un coin de couette, il émerge mais replonge dans la minute. L’enfoiré fait ça depuis sa plus tendre enfance. Voilà qui est extraordinairement pénible pour un putain d’insomniaque névrosé comme moi, bouffé par la jalousie du son amitié avec le marchand de sable.

Je ne crois pas me souvenir d’une époque où j’ai pu dormir comme un bébé. Depuis aussi longtemps que je me rappelle je suis sujet à des insomnies, le genre où tu te lèves à quatre heures du matin pour aller boire du lait à la bouteille, histoire de faire style. Le souci vient du bulbe, de son incapacité à s’éteindre. Mon corps est peut être au ralenti, mais mes neurones semblent vouloir prendre le relais, compenser en augmentant leur vitesse. Ca bouillonne, ça se perd en conjecture, ça rumine des trucs, jusqu’à l’inévitable crise d’angoisse ou attaque de panique qui me force à rallumer la lumière, attraper un spider-man ou autre et bouquiner jusqu’à épuisement. La fatigue intégrale, celle qui vous file le tournis dès que vous tentez de vous lever, c’est ça mon somnifère à moi. Peut-être aussi une question de biorythme, se coucher tard, tout ça, faudrait me coller des électrodes sur la tronche et faire des tests.

Derrière leur écran j’ai des copines qui doivent se marrer. On m’a surnommé la marmotte après tout. C’est plutôt du au fait que dans la journée je m’effondre, je rattrape mes nuits d’insomnie, mon retard de sommeil. Ou bien il y a aussi le fait que je m’endors mieux avec un corps féminin à mes côtés, une masse chaude qui vibre au fil de ses inspirations. L’autre astuce ultime, c’est d’être en stage, dans une routine, avec réveil systématique à la même heure. On rentre sur les rotules pas loin des vingt heures, le temps de checker le net, passer des coups de fil et manger qu’il faut déjà se pieuter. Mais le sommeil facile coûte l’impression que le temps passe à une vitesse hallucinante. Rien de tel que la routine pour dormir jusqu’à émerger à quarante ans et se demander ce qu’on a bien faire de sa vie, acheter une porsche et prendre la secrétaire en doggy style dans le bureau du patron.

Je pense qu’il faudrait développer une profession pour les célibatants qui ont besoin de dormir accompagné. Un genre d’aide soignante, escort girl du sommeil. A réfléchir.
Demain, bouquin, j’essaierai de le trouver bien ! Oh, et y’aura une petite surprise.

COUPON STAGE !!!

A part ça, c’est les soldes anniversaire sur DesignByHumans, un des meilleurs sites de t-shirts du monde. J’avais déjà ces deux , mais j’ai quand même encore craqué. Dans l’opération j’ai mis la main sur un bon pour -10%, donc je fais tourner : Y3MQFP, valable deux semaines. Have fun and stay classy.