J’ai longtemps eu un chouchou pour le concours de la semaine dernière. Puis ce fut le rush d’hier. Où RougeNoirBlanc nous a démontré à quel point il mériterait de se faire crucifier de jalousie. Puis Anso à débarqué et calmé tout le monde avec le genre d’histoire dont on fait des romans. C’est encore les genoux brisés, à ses pieds, que je la déclare grande gagnante. Non sans une pensée pour tous les autres qui ont une fois de plus créé un petit bijou de suite de commentaires. Un trésor enfoui au fin fond du net, et dont vous avez le lien. Avant de passer à la suite, je ne peux que vous conseiller d’aller y rejeter un oeil.

Cette semaine le bouquin à gagner est L’Adversaire, dont je parlais ce matin. On va faire très simple et très accessible cette fois. Il va juste falloir me raconter un mensonge. Enfin non, je veux dire, me raconter un truc vrai, mais à propos d’un mensonge. Que vous en soyez l’instigateur ou la victime, que ce soit ridicule ou touchant, whatever. Bon joueur, j’en lance un. Quand j’étais môme, je racontais que j’allais régulièrement au Japon et que j’essayais les jeux-vidéos là bas avant tout le monde. Tout ça parce que c’était plus classe que d’avouer que je compilais les infos des magazines que je boulotais chez mon marchand de journaux, étant même pas assez thuné pour les acheter.
Quinze ans plus tard, je n’ai encore jamais foutu les pieds au Japon et l’été dernier j’avais fait d’aggrégateur d’infos exclusives mon métier de stage. Comme quoi…
A vous !






J’ai perdu T_T
Ça passe si je copie-colle mes histoires précédentes ? ^^
Bon, va falloir trouver LE mensonge maouss… Je te ponds ça 5 min avant la fin.
Je pense bien à quelque chose, mais ca va flinguer toute ma vie si je le raconte. Un mensonge que je traine depuis des années, que je vis au quotidien.
Hâte de lire ceux des autres en tout cas ! Bonne idée !
Ah, génial! Bravo Anso, ton histoire était très touchante, c’est une belle relation que tu as là avec ton papa!
Pour ce qui est des mensonges, oulah, je vis là dedans depuis plus de huit mois… Jme permet même de citer Anso justement: « Toutes les relations humaines se créent, aucune n’est acquise ». Ben, moi, jl’ai appris à mes dépends ces temps-ci, à tel point que je ne sais plus si je dois faire confiance à mon père. Et je trouve ça moche. On aimerait toujours croire les gens qu’on aime.
J’ai appris en janvier qu’il aimait une autre femme. Que ma mère le savait, ne voulait pas nous en parler, attendait, espérant que ce n’était qu’une passade, la crise de la cinquantaine. A ce moment là, j’ai perdu mon papa, la figure droite, tendre, la vision de l’enfance, idéalisée. Mais sous la couche de sucre il restait tout de même la figure du père, un marbre froid mais stable, présent, réel, que je pouvais conserver. Que ça soit moi, mon frère ou ma mère, on a pardonné beaucoup de choses, on a essayé de discuter, de faire de notre mieux, d’être compréhensif. Je pouvais comprendre qu’il tombe amoureux de quelqu’un d’autre, mais il fallait juste qu’il fasse les choses « proprement ». Ca a duré des mois, avec tout ce qu’on peut imaginer comme crises et comme mensonges. Mais quand ma mère a commencé à se faire une raison, à vouloir vivre sa vie, là, mon père l’a mal vécu, okay on arrête tout. J’ai presque cru à la fin des temps de galère. Puis ça a été des mois moroses, encore, avec un père exécrable sans qu’on sache pourquoi, s’absentant sans cesse, fuyant la maison, fliquant ma mère, la soupçonnant de tout alors qu’elle ne faisait rien, lui interdisant beaucoup trop de choses. Il devenait odieux et totalement parano, alors que c’est lui qui faisait des choses derrière notre dos. Il l’a rappelée plusieurs fois, l’Autre, et quand ma mère l’a surpris, il a nié, la tournant au ridicule, s’énervant. Lui qui avait passé son temps a dire à ma mère qu’elle n’était pas assez franche, on a découvert après coup tout un tas de mensonges, comme si la tromperie ne suffisait pas. On avait des doutes, à certains moments, mais on s’acharne à y croire…
Mais le « meilleur », ça a été ce coup de fil, un mercredi après midi, y a pas si longtemps.
« Allô mon coeur?
-…
*clac!* »
C’était mon père qui avait appelé à la maison en croyant appeler l’Autre. Et c’est ma mère qui avait décroché, donc. Elle le rappelle pour avoir des explications, et il a réussi à enchainer trois conneries pour se rattraper alors que c’était fichu.
« Ah non, j’ai jamais appelé! Tu deviens folle. [...] Aller c’est bon, bien sur c’est moi qui l’appelait, crois ce que tu veux! De toute manière j’ai ma conscience pour moi! [...] Non mais c’est toi que j’appelais! »
Un grand moment de mauvaise foi. Et si seulement ça avait été le seul…
J’ai perdu mon papa et je crois que j’ai perdu mon père aussi, du moins une bonne partie. Je déteste ne plus réussir à lui faire confiance…
Ok je commence, cette fois j’ai des choses à raconter ^^
Ca se passe à l’école primaire, je suis en CP , à Lyon. Comme toutes les gamins à cette époque là, dans la cour on joue aux billes, aux pogs, à la marelle des trucs comme ça.
Un jour, je ne me souviens plus si j’étais vraiment seule, si ces gamines avaient étaient réellement plus agées… toujours est-il que j’emprunte une craie a ces filles pour dessiner sur le sol. Une fois mon jeu fini, il ne reste qu’un bout de craie minuscule que je jette négligemment dans un caniveau.
Sauf que voila, ces filles là me l’avaient prêté, elles sont donc venue le récupérer. Et je me suis retrouvée, terrorisée devant ces filles plus grandes que moi à qui j’avais promis de le rendre … Je n’ai pas osé dire que je l’avais jeté, qu’il ne restait rien a rendre de toute manière. J’ai inventé un mensonge, je ne sais plus trop lequel, comme quoi quelqu’un me l’avait pris ou alors que je l’avait fait tombé par erreur par la bouche d’égout et que j’étais désolée…
Cet évènement peut paraitre super anodin comme ça, mais j’ai mis un an avant de réussir à en parler à mes parents. J’ai surement dis des milliers de mensonges dans toute ma vie, mais jamais qui ait eu autant d’impact sur moi. J’étais trop petite pour savoir exactement comment ça m’a fait réagir, mais je me souviens que ça m’a torturé pendant toute une année, et que je n’ai pas réussi à passer par dessus sans me confesser devant l’autorité parentale …
Personnellement je vais parler d’anti mensonge =)
Dans ma ville d’origine a lieu chaque année une soirée où se réunissent parents et enfants. Il est à préciser que j’y retrouve ceux que je considère comme mes amis d’enfances, nos parents étant eux même proches amis, et les connaissant depuis au moins une quinzaine d’année, j’en suis venu en grandissant à voir la relation que j’entretiens avec ces gens de parents d’amis à amis d’une génération au dessus. Bref et cette soirée ce déroule on ne peut mieux (une quarantaine de personnes de tous les ages). Il demeure malgré les plaisanteries inter générationnelle et autre prise de nouvelles, une sorte de clivage jeunes vieux tout ce qu’il y a de plus naturels. Nous décidons donc, moi et la bande de potes, d’aller faire un tour dans le quartier que nous connaissons bien.
Nous nous y adonnons aux deviances de la jeunesse contemporaines (alcool, Mariejeanne et consorts) Marie, une amie de mon age, sans doute un peu aidée par la boisson, commence, légèrement à l’écart, à embrasser une lointaine connaissance. Quelques mains balladeuses sont échangées et moi, commencant à être passablement êmeché, je retourne chercher quelque chose dans la maison. Je me fais donc aborder par ma mère et la mère d’une amie qui me demandent conjointement où diable étions nous passés, siMarie était bien avec moi etc … Et moi du haut de mes 17 ans, plein d’assurance, avec un grand sourire je reponds :
On est sorti pour descendre quelques bouteilles et fumer des joints, et Marie ne va probablement pas tarder à faire l’amour entre deux voitures !
Ca m’a valu Oh ! indignée de la part de l’autorité maternelle et un rire de la part de la mere de ladite Marie, mais c’est passé nickel ^^
Et je vous laisse imaginer la suite de la soirée … Comme quoi la vérité peut parfois être plus utile qu’un mensonge miteux
Wow ça commence fort en émotion !
Anso bravo !!!
Mais merci ! J’avais déjà tout gagné avec vos commentaires, mais si en plus j’ai le livre, alors…what else!
M E R C I.
Bon alors le mensonge, par contre…*médite*
Franchement Anso c’est une très belle histoire que tu nous as contée. Je me joins aux autres bravo !!
Comme je suis un être vertueux je ne trouve aucune anecdote me concernant avec un mensonge….
Sachant que j’ai un peu pleuré ( euphémisme de big cascades lacrymales) en lisant les textes des deux premières gagnantes, j’ose espèrer que le thème nous apportera des anecdotes un peu plus lolantes.
(Je voulais poster cette nuit avant de dormir, mais le note a buggé au moment de valider… Ca fera de la lecture pour après le boulot, à défaut d’accompagner votre petit dèj.)
Allez petit mensonge pour s’échauffer
Été 2008. Paris. Bastille.
Je vais déjeuner dans le coin avec un camarade de classe d’origine chinoise (détail qui aura son importance).
Pour les lecteurs ici présents connaissant Bastille, le fait que je précise que plein de djeunz de différentes ONG t’accostent pour te tirer tes 4,7€ de ton budget bouffe étudiant mensuel est superflu.
Si bien qu’il faut toujours trouver un moyen d’esquiver le truc.
Ce jour là, l’inspiration divine m’a poussé à répondre à la fille de l’ONG en espagnol, genre jsuis un touriste qui comprend pas ce qu’elle dit. (Oui, je parle très bien espagnol.)
Ça n’a pas pris une seconde. Oui, n’essayez pas d’être un touriste espagnol avec un chinois a vos côtés, c’est pas trop crédible ^^
Le fait est que la fille de l’ONG m’a répondu en un espagnol parfait. Fuck. Grilled. Grosse honte avec la fille, et avec mon pote aussi…
(Et cette fille là, elle aura pas fini dans mon lit ^^ )
Je devais avoir 7 ou 8 ans, je suis chez moi, on est un samedi ou un dimanche et je suis dans ma chambre et je joue à la MegaDrive, à Vectorman. Le téléphone sonne, mon père répond et m’appelle juste après « Alain, c’est ton ami Razvan ».
-Alain faut que tu vienne chez moi aujourd’hui, j’ai un nouveau jeu ! Me dit mon ami au téléphone, la voix pleine d’entrain.
Là mon jeune esprit se demande si mes parents vont me laisser sortir, je n’avais pratiquement jamais le droit d’aller chez des amis car ils ne voulaient pas que je rentre seul après, il fallait donc que la raison soit bonne et que tous les détails soit parfaitement mis au point (heure de départ, qui m’accompagne, téléphone de mon ami, heure de retour, qui me raccompagne, etc…).
Je lui dis donc ok et il me dit qu’il vient me chercher dans 30 minutes. En raccrochant mon père me demande ce qu’il se passe et là je rentre dans une phase de stress pour trouver très vite une solution à mon problème. Une seul idée me vient à l’esprit et je lui réponds complètement hésitant :
-Je…Heu…C’est l’anniversaire de Razvan, je peux y aller ?
-Ah c’est son anniversaire ? Tu n’as même pas de cadeau, tu va faire comment ? Il me dit l’air concerné.
La je me dis merde, enfin prout vue que j’ai seulement 7 ou 8ans.
-Heu…Si si, en fait je vais – Et la je prend mon courage à deux mains et inspire fort pour la suite de ma phrase – lui donner un de mes jeux MegaDrive, ça y est je l’ai dit et je le regrette déjà.
Me revoilà dans ma chambre, l’air résigné, abaissé devant le meuble TV et je regarde les différentes boîtes de jeux et je me demande lequel je pourrais prêter pour une durée indéterminé, le temps que mon père en oublie l’existence et que je puisse le récupérer auprès de mon pote. Vectorman, surtout pas, La cartouche avec les 6 jeux, complètement impossible puisqu’il y à Street of Rage et Golden Axe dedans, Sonic, jamais et mon choix s’arrête sur Ayrton Senna’s Super Monaco GP II, un jeu que j’adore mais il faut bien faire un choix.
Les trentes minutes passait j’attrape le sac en plastique contenant mon précieux jeux et je me dirige vers la sortie et mon père m’accompagne dehors. Je vois Razvan arrivé en compagnie de son grand frère et là mon père lui souhaite un joyeux anniversaire et directement l’incompréhension se détecte sur le visage de mon ami, je suis dans la merde. J’essaye de faire prendre le mensonge en hochant la tête avec vigueur et en faisant des signes de la main pour me faire remarquer mais c’est trop tard et le frère de mon pote ne comprenant pas dit « Ce n’est pas son anniversaire ».
La suite, c’est un essai de rattrapage complètement pathétique, même pour un enfant de 7 ou 8ans et au final mon père a invité Razvan et son frère chez nous et on a pas jouer à son nouveau jeu et mon pote m’a demandé si j’allais vraiment lui donner Ayrton Senna’s Super Monaco GP II si j’aurais été chez lui et j’avais l’air con.
Décidément j’adore ce blog : D
Pour participer à « menteur menteur », je vais vous servir un gros cliché de jeune fille en fleur, c’est un peu longuet pardon.
Remontons un peu dans le temps: l’an 2000 est passé depuis peu et je débute ma 5ème en réalisant que les pantalons en velours et les serres têtes en plastique sur lesquels on peut faire glisser des fleurs (en plastique aussi… si, si ça existe) choisis par maman, ça le fait moyen.
Hélàs le problème est plus compliqué encore: voilà je fais 1m20 les bras levés et mon surnom officiel est « la planche à pain » (sympa en 5ème… Je veux bien qu’on se soit bouffé Tchernobyl dans mon coin mais y’a des limite sur les poussées d’hormones !).
Un jour de dépit plus prononcé que les autres, je trouve LA solution: le coton (pas les ronds prédécoupés, les gros rectangles à agglomérer soi-même). Fière de l’idée, je me faconne des « super nénés » pour remplir un 80B que je stockait au fond de l’armoire dans l’attente d’un jour béni (j’avais visé haut) avant de prendre le bus scolaire du matin.
Bref, je me suis pavanée fièrement au collège toute la matinée sans que personne ne remarque rien (timide, j’avais pris un gros pull aussi…) cela dit.
On en vient à l’épisode du mensonge.
Entre midi (ouais mon Nord-Est natal, on dit « entre midi » point), je redescend au village pour manger chez une sorte de nourrice, amie de ma mère comme d’habitude.
On regarde la petite maison dans la prairie en mangeant et là dans l’épisode du jour: Laura Ingalls remplit son décolletée à l’aide de deux clémentines avant d’aller à l’école (les puristes me diront si je me trompe pas de série) et évidemment le tout s’éffondre devant toute la classe lorsqu’elle est appelée au tableau… Laura s’enfuit pour pleurer tranquillou dans les toilettes fermières.
Immense choc, j’ai soudain le pressentiment que la même chose va m’arriver l’après-midi même.
Le plus discrètement possible (càd avec 5 personnes dans le salon et une assiette de coquillettes sur les genoux), je tente de vider, je tente de me débarrasser de mon propre rembourrage et le cache sous le canapé.
Malheureusement la « nourrice » me calle et me demande bien fort ce que c’est que ça. Rouge comme une tomate, je lui dis que « c’était là avant » (la plus nulle excuse du monde). Évidemment elle me croit pas, elle vérifie si j’ai pas évidé le canapé et tape un scandale. Plutôt mourir que d’avouer !
Finalement, elle a téléphoné à ma génitrice (j’ai jamais trop su: à priori elle était convaincu que je lui avais volé du coton dans sa salle d’eau…) et a refusé que je revienne chez elle et j’ai eu une belle réputation dans le petit village…. J’ai fini mon collège à la cantine (je peux vous parler des élastiques d’appareil dentaire dans la salade au prochain concours uh uh).
Bon c’était plus pour l’anecdote que le mensonge en lui même pour le coup.
Ce que tout le monde veut savoir, maintenant, c’est si tu remplis enfin tes soutiens-gorge.
(‘Tain, je passe pour un pervers alors que même Ophé m’a avoué s’être fait la réflexion [oui, je balance]. Bande d’enfoirés !
)
C’est meugnon…
Vous pouvez toujours vous brosser
Sans déconner Dioude c’est un coup de génie le coup des contest, les histoires sont de qualitay… j’ai pas encore lu celles là… mais ça ne saurait tarder ! Vivement la fin des vacances ! :p
Pour le mensonge faut encore que je réfléchisse
Je suis une personne naive qui dit toujours la vérité et pense donc que tout le fait pareil. Autant dire que je suis très crédule, ce qui amusent beaucoup mes amis.
Cela nous amène à ce fameux jour où mon Tioun vient par surprise jusque dans ma campagne profonde pour m’annoncer que son père est muté à Lilles et donc qu’ils déménagent. J’avais un besoin assez maladif de lui à l’époque, d’où ma réaction paniquée à souhait. Il jubilait intérieurement, j’ai donc bien eu le temps de m’égosiller 10 minutes avant qu’il ne sorte un petit paquet de poissons en chocolat en me lançant un « c’est le 1er avril banane! »
Vilain Tioun.
Parmis tout les mensonges que j’ai proféré. Le plus gros, et le plus innavouable concerne ma copine.
Je crois que jamais, ou au moins tant qu’on est ensemble, je ne lui dirais que avant tout c’était sa meilleure amie que je cherchais à pécho quand je les ais invité toutes les deux chez moi pour un week end entre « amis ».
Bien sûr, je ne lui rétorque à chaque fois que « pas du tout, j’en ai toujours eu que pour toi ma chérie ».
Bonjour à tous, je crois que je n’ai jamais écrit sur ce blog-ci du Reilly.
Et pour une première, c’est un peu long (désolée).
Cette proposition -raconter un mensonge- m’a poussée à écrire car un souvenir m’est immédiatement venu à l’esprit. C’était une histoire de mensonge entre amies d’enfance sur une relation amoureuse qu’on ne voulait pas m’avouer, mais en l’écrivant j’ai trouvé ça vraiment trop fleur bleue, à tel point que ça en perdait son aspect « tragique ».
J’ai finalement changé d’histoire, en me remémorant des moments marquants de mon enfance. Voici mon souvenir le plus marquant en rapport avec le mensonge.
Ce souvenir est un souvenir extrêmement présent dans ma mémoire, même s’il date de plus de 12 ans.
J’avais donc 7 ou 8 ans, c’était en été, nous étions en vacances à la campagne en famille pour une semaine.
Nous mangions un midi en famille (mes parents, mes soeurs et moi) quand ma maman se tourne vers moi et me dit qu’elle a trouvé un morceau de viande de la veille caché derrière le micro-onde.
Ne sachant pas de quoi il s’agissait je ne réponds rien, en attendant de savoir où elle voulait en venir.
Elle continue et m’explique qu’elle sait que c’est moi qui l’ai caché parce que je ne voulais pas la manger.
Je me sens rougir, et me défend comme une petite fille de 7 ans en clamant mon innocence d’un brave et fier « mais c’est pas moi ! ».
Effectivement, ce n’était pas moi. C’était ma grande soeur, et c’est aussi elle qui m’avait « dénoncée » à ma maman quand elle est venue l’interroger.
Durant tout le repas je me suis défendue tant bien que mal du haut de mes 0.9m de haut (j’exagère peut-être un tout petit peu, mais c’est pour insister sur ma petite taille de l’époque) mais rien n’y fit. Mon papa se permettait même des « je t’ai vu, je sais que c’est toi, tu ne peux pas me duper ».
Tous les regards étaient braquée sur moi, je me sentais honteuse alors que j’étais innocente, et je maudissais ma soeur pour mentir à mon détriment, ma maman pour son acharnement et mon papa pour ses réflexions pleines de mauvaise foi.
Je fus donc punie de vacances, de piscine, de livres de jeux (nous avions chacune droit d’acheter un magazine de jeux pour les vacances).
A la fin de la semaine de vacances, au cours d’une discussion avec ma maman, je lance un n-ième « mais c’est pas moi ! » quand – oh surprise- elle me répond qu’elle sait et qu’elle a résolu ce problème.
Je n’ai donc pas eu de vacances, ni d’excuses de ma maman ou de ma grande soeur, et je reste marquée par ce sentiment d’injustice et le gros mensonge que j’ai subi.
C’est quelque chose d’anodin mais à 7 ans, ça marque.
Voici donc mon premier post sur ce blog. Ou comment soulager sa conscience.
Tu steuberas ta sœur de ma part.
Toi t’as rien à dire, tu balances aussi. Tu devras en répondre.
Je balance la vérité, je mens pas pour accuser les autres. Il y a une nette différence.
Un drôle de mensonge (puisque c’est le premier avril) que j’ai fais, pour rire, mais qui a quand même marché…
Ca faisait plusieurs temps que j’étais avec ma copine (et femme voir dernier concours), genre 4 ans.
Un jour un premier avril j’appelle ma mère, et je le fais mitonner un peu, puis j’en arrive à la phrase fatidique
« Yolande (oui bon elle y peut rien) tu vas être grand-mère »
Et je ai eu le droit comme réponse
« Mais vous êtes complètement fous (ou c’est sur à 24 ans avoir des enfants…), mais qu’est-ce qui vous est passé par la tête, elle pensait à quoi Mélanie? (Ce qui confortera à jamais ma femme dans l’idée que ma mère ne peut pas la blairer…) »
« C’etait un poisson d’avril… »
Bon depuis elle est double grand-mère, mais pour ce qui est de l’entente entre bru et belle-mère on repassera…
[...] Jambon-Puillet Tain. Il me semblait que j’avais eu un peu moins de participation la semaine dernière mais en fait non. Ca a une fois de plus pas été aussi simple que prévu de choisir. Plein de [...]