C’est une pote de fin de lycée qui m’a balancé ça la semaine dernière, au détour d’une conversation numérique. « N’empêche Matthias, y’a une époque où je t’aurais bien coincé au détour d’un mur. Mais bon, t’étais timide, du coup, t’as tout fait foirer. » Ce à quoi j’avais envie de répondre, merci de venir retourner le couteau dans la plaie une demi-décennie plus tard. Merci beaucoup, j’étais au courant. Sauf que là c’est dix kilos et un fiancé trop tard. Tout ceci m’amenant à me poser la question de savoir à quoi ça sert de venir rebalancer ça tout ce temps après. Etrangement, ou pas d’ailleurs, cette insolente n’est pas un cas isolé. Il semblerait qu’une force implacable intime l’ordre aux filles de venir narguer leurs anciens coups de cœur. Rien ne vaut signifier à un mec qu’à un moment il aurait pu te choper pour lui pourrir la journée.

Aussi loin que je me souvienne, c’est la fille du bouquin, forcément, qui a commencé. Sur le pas de ma porte de collégien, je lui faisais remarquer que la seule raison qui faisait qu’elle était revenue/resté avec le type d’après moi, c’est qu’il l’avait harcelé. Mutine, elle me jettera au visage que si j’avais insisté plus longtemps, je serais sûrement à sa place. Insérer violent claquage de porte après son départ et chute de chandelier sous l’effet du choc. Ou comment devenir fou. Faut dire qu’à l’époque j’étais tout sauf préparé. Puis les années m’ont réservé leur lot de rétroscoop, à base de « Tiens entre le 6 et le 13 juillet de l’été dernier, j’ai bien envisagé de sortir avec toi, puis ça m’a passé ». On ne rit pas, c’est presque véridique. J’en oublie sûrement au passage, mais le fait est que nous sommes face à un problème structurel, pas à un incident isolé.

Pourtant, si un mec venait voir une nana en lui disait qu’elle aurait eu sa chance, il s’en prendrait une belle dans la gueule. Puis la société est ainsi faite que techniquement c’est les hommes qui prient leur race d’avoir une chance d’accéder au saint et mythique vagin. Du coup, aller dire à une fille qu’elle aurait pu, c’est un coup à se faire répondre « Bah normal, j’ai des seins, abruti ». Pas faux. Mais alors pourquoi nous courir après histoire de nous vriller le crâne une fois de plus ? Les explications vont d’une aigreur qui ne passe pas jusqu’à un appel à venir retenter sa chance. Entre la flemme de faire la différence et la tristesse d’imaginer un passé qui aurait pu être, on finit par se morfondre plus qu’autre chose. Le plus simple serait encore que seules les filles dont on se fout nous balancent ce genre d’atrocités.

Les filles, tortionnaires de la cause masculine depuis la nuit des temps. Reuzment que l’évolution nous a donné la barbe de trois jours de beau gosse en compensation karmique.
Demain, top 3.
FREE STUFF STAGE !!!
Pendant ce temps-là, aux US of A, Scott Westerfield s’apprête à sortir son nouveau roman. Vous savez, le mec qui a pondu la saga Uglies (dont j’ai déjà parlé) et fait un max de thunes dans l’opération. Pour fêter ça, l’éditeur qui visiblement est bien équippé niveau marketing, file le Tome 1 de Uglies gratos. C’est en anglais, et ça se passe là.






Taiiin la barbe de 3 jours. Bordel. Pincement au coeur rien que d’y penser.
Et puis bon, suivant la fille, si un mec lui dit « tu aurais pu m’avoir », elle l’a 3h plus tard.
hum … « if you could go back in time through all of the … » http://bit.ly/tAeRc (via @norabz)
Haha c’est comme cette scène dans le film L’appât où Nathalie (la petite conne jouée par Marie Gillain) lance à Bruno (Bruno Putzulu): « Tu sais, si t’avais le physique… Ben c’est avec toi que je serai sortie ». Y a déjà un sacré paquet de répliques où t’as envie de lui mettre une tarte dans la gueule mais celle-là quand même c’est pas mal
ça m’est arrivé aussi
compassion dude
« tu aurais pu m’avoir » en deuxième position des phrases détestées après « j’préfère qu’on reste amis ».
On me l’a déjà dit aussi. Et je l’ai déjà dit. Mais dans mon cas c’est le contraire, c’est moi qui étais trop timide et pas assez confiante pour être sûre que le mec en face est d’accord.
Donc finalement je m’auto-pwned.
Bon c’est vrai que quand on en reparle le mec veut bien y repenser. Mais souvent il pense surtout à tirer son coup quand même.
Dahlia citant un film : “Tu sais, si t’avais le physique… Ben c’est avec toi que je serai sortie”
Version du mec pour la fille : « Je peux pas sortir avec toi, t’es pas une vraie fille » (t’as dix kilos en trop, tu minaudes pas, etc etc etc)
Cette phrase, je la vie quotidiennement pratiquement…
Et si jamais la fille nous avait eu ? Elle aurait dit quoi à celui qu’elle a finalement eu dans la réalité ?
« Désolée, mais il a finit par insister. Mais j’aurais préféré être avec toi dans un monde parallèle » ?
(Faut suivre)
Tru. Elles s’arrangent pour toujours avoir un dindon sous la main. Rah les femmes !!
Et au final, c’est quoi nos armes ? Laisser venir et, au mieux, s’y préparer ? Je propose le rejet préalable, encore plus auto-pwn : tu jartes la fille quand tu sens que tu craques un peu trop pour elle, et pas de regrets !
Ah non moi c’est plutot l’inverse que je collectionne, on sort avec moi et on sort aussi avec un autre gars hsitoire d’etre sur de faire le bon choix….
En même temps, on a longtemps dit aux filles que faire le premier pas équivaudrait à se graver « salope » sur le front. Alors une fois qu’il n’y a plus l’enjeu d’une relation, elle peuvent le dire sans crainte. Une sorte de vengeance vis-à-vis du genre masculin.
J’ai rarement (jamais ?) eu de confession de ce genre (ou j’ai oublié) mais je les comprends un peu, parce que c’est pareil pour moi ; je drague beaucoup plus facilement quand je sais pertinemment que ce n’est pas/plus possible.
Putin… Je viens de découvrir ton blog, et j’adore tes billets ! Merci
Une conversation que je n’ai jamais, mais alors jamais eue.
Sur le coup, en gros imbécile heureux que je suis, j’me suis dit: « Au moins c’est ça que je me suis pas prit, dans le genre conversation brise-cœur. »
Sauf que dans la seconde d’après, je me suis dit qu’en fait, nan, ne pas avoir entendu cela, c’est encore pire.
Parce que bon « t’aurais pu m’avoir », c’est le gros fail émotionnel sur le coup, mais a long terme, ça augure quand même pas mal. T’as été attirant, pas de raison que tu perdes ton mojo d’un coup comme cela, etc.
Mais si pas avoir entendu cette phrase de ta vie t’épargne une salle nuit blanche, par contre ça signifie quand même que bon t’as intéressé personne. Et la c’est plus d’une nuit blanche que tu va te taper, à te faire du mauvais sang.
Toujours dans le même genre du pourquoi-elles-font-ça :
« Tiens, je voulais juste te dire que, si tu serais resté plus longtemps sur Bordeaux, si tu ne partirais pas à la rentré, je serais bien sorti avec toi… »
(C’est pas très vieux hein… deux jours :/ )
Encore, si je m’en foutais de cette fille, oqué ; mais quand ça fait deux mois que tu es (enfin, étais) dessus…
Ou comment te faire regretter un choix d’étude…
Je crois que chacun des deux sexes sortent des phrases qui tuent bien.
Celle qui m’a marqué le plus je crois, c’est un ex qui au bout de 4 ans m’a dit que j’étais la première fille qu’il avait aimé. Hum c’est pour cela qu’il m’avait lourdé au bout d’une quinzaine…