Et merde. Cette semaine, John Hugues est mort. Même pas soixante ans. Dommage qu’il ne soit pas plus reconnu chez nous. Faut dire que les films d’ados touchant et justes en France. Ouais, voilà quoi. Avec lui c’est la jeunesse des années 80 qui s’éteint. Je vous avais déjà parlé du Breakfast Club y’a un bon moment. Hier, dans un effort de faire mieux que la plupart des connards qui vous parlent d’un mec mort juste pour faire du trafic, j’ai commencé à regarder Sixteen Candles pour pouvoir en faire une note. Pas de bol, j’avais déjà vu un autre John Hugues y’a quelques mois, et il était mieux. Retour dans le temps, à une époque où Matthew Broderick n’était pas un has-been en grave surpoids, pour La Folle Journée de Ferris Bueller !

Ferris Bueller est en terminale. Sauf qu’aujourd’hui il a décidé de sécher allègrement tous ses cours en se faisant passer pour malade auprès de ses parents. Déterminé à profiter à fond de sa journée il entraîne avec lui sa petite amie et son meilleur pote pourtant bien paranoïaque. Les trois amis vont partir en virée dans Chicago pendant que le principal du lycée, persuadé que Bueller se fout de lui, va tout faire pour coincer le délinquant juvénile. Pour Ferris cette journée n’est pas sans enjeux. C’est son dernier véritable acte de défiance avec ses amis, avant que chacun ne parte dans une fac différente, pour de bon sur le chemin de la vie active. Et peut-être que d’ici la fin de la journée chacun aura appris quelque chose de beaucoup plus important que n’importe quelle matière enseignée à l’école.

Okay, d’accord, La folle journée de Ferris Bueller a pris un coup de vieux. C’est moins speed et déjanté que ce à quoi nous sommes habitués. Même si le film provient d’une époque où l’on pouvait dire «Fuck » au cinéma sans se faire censurer. Puis ça reste le truc qui a inspiré Parker Lewis bordayl ! Matthew Broderick était encore sympa, on y voit des filles en maillot et Charlie Sheen vient dire bonjour le temps d’une scène au commissariat. Puis tout l’intérêt du film, c’es la morale, comme quoi on apprend pas tout à l’école, que parfois il faut faire chier un peu le système pour vivre sa vie. J’aurais aimé être un petit con des années 80, être allé voir ça au cinéma, et ressortir avec une putain d’envie d’aller m’éclater avec mes potes. Ca devrait être foutrement pas mal.

C’est sûrement pour ça que tout le monde est bien deg’ que John Hugues soit au fond du trou, littéralement. On flippe d’avoir perdu un des rares adultes a avoir gardé son âme d’enfant, a avoir été capable de capturer ce que c’est que d’être adolescent. Heureusement qu’il me reste encore plein de ses films à boulotter.
Demain, je vous raconterai une histoire.
LINK STAGE !!!
Okay, ce lien à beaucoup circulé, mais l’histoire vraie d’une ado correspondante de Hugues, c’est trop awesome et touchant pour que je ne relaie pas à mon tour. Par là en anglais.
TRAILER STAGE !!!






Oh. My. Fucking. God. Le lien est awesome.
Il faut que je trouve l’adresse de Joss Whedon.
Oh mon Dieu (Matt, pour les intimes), ça me l’a refait ! Grâce à ta review, je viens de capter une référence Simpsonnesque que j’avais pas…
Parce que l’attitude du proviseur rappelle quand même vachement celle de Skinner dans « The Boy who knew too much », fabuleux épisode de la saison 5 !
Thanks Dude !
Dans le genre, t’as pire (ou plus vieillot) avec American Graffiti !!
L’hommage d’Alison est magnifique.
Il a l’air sympa ce film. T’façon dès que t’as dit « Parker Lewis » j’étais convaincue.
Putain mais Parker Lewis, ça a marqué toute ma jeunesse. Et encore maintenant je suis fier de pouvoir en sortir des références.
Je crois qu’après Better Off Dead hier soir niveau teen-show 80′s (et Adventureland la veille), je vais essayer de mater Ferris Bueller dans la semaine.
John Hugues a écrit l’un des personnages les plus odieux du cinéma : la mère dans Home Alone. Revu récemment, j’en reviens toujours pas. Pour faire une adulte aussi mal-élevée, John Hugues devait vraiment être un ado de coeur ! Parce que mine de rien, ce film est un gros trip d’ado en pleine rébellion… qui passe pas si mal à la revoyure !
Ah ben c’est pas trop tôt. Je me demandais quand tu nous ferais un Ciné Club sur Ferris Bueller depuis ta note sur Parker Lewis il y a…. loooongtemps.
Bon ben, il me reste plus qu’à le voir.
Le feris de Hugues, c’est meilleur que le sein maternel. C’tou’.
Chef d’oeuvre ultime du film d’ado, Ferris Bueller est LE fantasme de l’ado cool.
Le lien parfait entre « Breackfast club » (ados « vrais ») et « Une créature de rêve » (gros délire ado portnawakesque). The trilogie ado ever !
Personnellement ça me parle beaucoup plus que tout ce que je peux voir actuellement. Est-ce seulement l’âge ? Peut-être mais je n’en suis pas sûr… Bon courage pour trouver de la vulgarité chez Ferris. J’y vois vraiment des films possédants une réelle profondeur.
Bueller le roi des bulleurs… aujourd’hui encore je me dis que le lien entre ces deux mots est trop fort pour que le premier n’ait pas entraîné l’autre =^.^=
RIP John et merci pour tout.
J’adooore ce film, je l’ai vu et revu quand j’étais encore plus petite qu’aujourd’hui.
Merci de la part de mes yeux et de mes vieux souvenirs pour le trailer, ca fait du plaisir.