Fuck. J’étais super content d’être devenu accro de Palahniuk au point de me ruer sur son dernier roman. Peu importe que sa couverture soit fugly, Chuck m’avait juste trop manqué ! Sorti début mai aux US of A, j’ai patienté pour commander la version UK, dispo quelques semaines plus tard pour nettement moins cher. C’était il y a plus de deux mois. Un laps de temps passé à lire une poignée de pages avant de reposer l’objet sur une table de nuit, où il prendra la poussière quelques temps, et ainsi de suite. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Reprenons les choses au commencement. Pygmy est techniquement le dixième roman de l’auteur. Plus épais que son précédent, Snuff, j’étais bien content d’avoir de quoi bouloter en attendant l’année prochaine.

L’agent 67 a été entrainé depuis ses quatre ans pour devenir une machine à tuer, entièrement dévoué à la cause de la dictature qui l’a formé. Endoctriné pour haïr les US of A, il y est envoyé à ses treize ans, accompagné d’une douzaine d’autres agents, sous le fallacieux prétexte d’un voyage d’études. Sa famille d’accueil lui offrira d’office un t-shirt Jésus et un petit drapeau Américain tout en le surnommant Pygmy, à cause de sa petite taille. Lors de son premier jour, la racaille du lycée, Trévor, tentera d’en faire sa petite victime personnelle. Un problème qui sera réglé par une clef au bras suivie d’une sodomie à sec dans les toilettes. Il se trouve que Pygmy n’est ni pas là pour déconner. De son efficacité dépend la réussite du projet Havok, celui qui mettra fin à l’existence des US of A.

Pygmy est un roman épistolaire, le personnage principal rapportant à l’Etat major ses pérégrinations en terre américaine. Là où ça coince c’est que Pygmy n’est pas bon en Anglais. Problèmes de grammaire, confusion des mots et intellect limité font du roman une véritable torture à lire. J’imagine qu’un ricain ou un anglais gérerait mieux que moi, qui me suis retrouver à devoir réellement luter pour boucler le livre. Pourtant le scénario, bien que pas révolutionnaire, coule bien et offre pile la fin que je voulais. On retrouve tous les tics de l’auteur, à commence par les répétitions de phrases, les citations et autres détails ultra pointus sur des sujets d’autant plus pointus. Pygmy était censé être une comédie. Mais j’ai tellement lutté pour rapiécer les phrases dans mon esprit qu’une bonne partie de l’impact des blagues et situations s’en est retrouvé amoindrie.

J’aurais adoré lire ce truc dans une version plus propre, éloignée du gimmick pas toujours efficace. Peut-être qu’il aurait du même coup perdu en intérêt. Il faudrait voir dans une éventuelle traduction française. Plus qu’à attendre le prochain du coup, bras croisés, un peu déçu d’avoir baisé sans jouïr.
A 15h, ce sera le résultat du concours de la semaine et la mise en place du prochain, qui proposera quelque chose d’un peu différent.
TRAILER STAGE !!!
Oh, ça alors, du marketing intelligent !






Damn, avais envie de lire, du coup je vais m’abstenir. C’est vrai que le fait de foirer des mots risque de pourrir la lecture ^^
« qui me suis retrouver »
sérieusement cette faute, faut pas la faire!
:relou:
l’histoire avait l’air fun quand même cest dommage que ça merde au niveau de la compréhension.
Par contre la dernière image dépote, j’ai eu un putain de lol.
Curieux de voir ce que peut donner une version FR, et la manière dont ils vont « bâcler » le français. Enfin un livre accessible aux jeunes, méprisants de la rigueur du langage ? ^^
Hé bien cher ami nous sommes à peu près d’accord
Sauf que moi j’ai trouvé la fin à chier, mode fairytale hollywoodiene mais je suis une vieille blasée cynique aussi, ca n’aide pas :p
Concernant la version VF, j’ai TRES peur par contre. Je sens le français « petit nègre » dégueu :s
Gros geek, tu me donnes trop envie de le lire !!! Et le trailer est quand même bien sympa. D’ailleurs tu pourrais en parler dans ton mémoire ? On voit de plus en plus de trailers pour promouvoir des bouquins aux États-Unis, alors qu’en France, ça n’existe presque pas…
Bon sinon, t’as pris tes billets pour venir envahir NYC pendant l’année ?!!!
Je suis actuellement dedans, et c’est vrai que j’en chie, c’est absolument pas fluide, faut relire chaque phrase 2 ou 3 fois pour la comprendre ainsi que l’eventuel humour/references obscures. Heureusement que pour le moment le scénar tiens la route, meme si je ne sais pas du tout comment ça va se dérouler.
Le problème avec les trads françaises de Palahniuk, c’est que son traducteur officiel est un gros incapable, qui bâcle son travail et change le niveau de langage du texte. Exemple tiré de fight club: VO – « Bob had bitch tits » VF – « Bob avait de gros nénés »
ouais, je sais… on passe du vocabulaire cool d’américain moderne à celui d’un gamin de 6 ans.
Le pire, c’est que ce traducteur, Fred quelque chose (je ne sais plus) traduit aussi tout Elroy… un vrai massacre!!