511 – Top 3 Saturdays 40

Si vous me lisez depuis un moment il est globalement admis que je suis une raclure de fasciste, le genre à considérer que si une fille insiste sur la VF pour un premier rencard ciné, c’est mort pour sa gueule. A quelques exceptions près. Il existe bel et bien un Top 3 des doubleurs qui me font préférer la VF !

Three Ex-æquo – Richard Darbois/Pierre Hatet

Les deux doubleurs qui ont bercé mon enfance et forgé. Darbois est le doubleur considéré comme officiel d’Harrison Ford, celui pour qui j’ai refusé de voir Indiana Jones IV en VOST, puisque pour moi Indy parle en Français. Il est aussi le doubleur du génie dans Aladdin, ce qui est la classe, mais autant que d’avoir donné vie à Biff Tannen, Buzz L’éclair et Albator. Hatet quand à lui est plus ou moins enfermé dans un rôle, celui de Doc Brown dans Retour Vers le Futur, mais quelle tuerie ! On en oublierait presque qu’il est le Joker du dessin animé Batman depuis… depuis presque toujours en fait. Il gagne la légion d’honneur pour avoir été Cortex dans les Animaniacs. Deux beaux gosses du doublage.

Two – Alexis Tomassian

J’imagine que vous êtes tous des fans de Scrubs. Globalement vous avez raison. Mais si vous attendez comme moi la diffusion française, vous avez doublement raison. Tomassian élève le personnage de John Dorian au statut de culte, tout simplement. Serais-je aussi tombé amoureux de Futurama sans les intonations à se tordre de rire de Fry ? Peut-être pas. Alexis est en seconde position de ce top pour avoir publiquement pris position contre une traduction bâclée des derniers films Futurama, offrant de retraduire les blagues gratuitement. Devant l’obstination de Canal +, il préféra quitter l’équipe de doublage plutôt que de participer à la mascarade. C’est ce qu’on appelle porter ses convictions. Respect. De toute façon à cause de ce type je reste planté comme un con devant Ben 10 Alien Force et Martin Mystère à tous les coups, tellement j’aime son timbre de voix.

One – Emmanuel Curtil

On tient là le serial killer du doublage français. Voix officielle de Jim Carrey et presque seul responsable des lols produits par Friends et plus particulièrement Chandler Bing. Le problème est qu’il en devient presque trop reconnaissable. Au départ doubleur de Ben Stiller, il fut très vite remplacé quand l’acteur gagna en popularité, sans doute pour ne pas créer de confusion avec Carrey. Dommage, Zoolander est un des films les plus drôles de tous les temps en grande partie grâce à Curtil. Entre temps Emmanuel aura doublé Simba adulte dans Le Roi Lyon, Dean Cain dans Lois & Clark, Doug Savant dans Desperate/Melrose place et Mike Myers dans quasiment tous ces films. Son dernier coup d’éclat fut L’âge de glace 3, le film reposant une fois en plus entièrement sur sa prestation en tant que Buck la belette. Ultime distinction, avoir doublé les parties chantés de Giles dans l’épisode musical de Buffy. Là tu mets un genou à terre et tu salues le grand homme.

Oui, c’était peut-être chiant comme note. Mais un fanboy de cinéma connait un tas de trucs débiles qu’il a besoin de faire partager. Et puis y’a des doubleurs, des fois, qu’il faut les saluer. On aurait pas eu d’enfance à la cool sans eux.
Demain, ciné.

CONTEST STAGE !!!

Méga à la bourre sur le contest, que ce soit l’envoi des bouquins et les résultats du dernier. Uber méa culpa. Grosse fatigue en ce moment. Je m’en occupe dans la semaine.

510 – The Spider-Sense

Qu’on soit clairs, je suis pas globalement un type bien, sentimentalement parlant. J’essaie, attention, de prendre le chemin de la vertu et d’être cool et tous ces trucs de conte de fée. Mais du chantage affectif à la crise jalousie qui sort de nulle part, je crois que j’ai a peu près tout fait à ce niveau. Ceci étant dit, la plupart du temps, ces éruptions sont causées par ma propre connerie, mon incapacité à prendre du recul ou à me mettre à la place de l’autre. En gros, je fais pas exprès. Le temps que je réalise le truc, je me mets alors à me confondre en excuses, essayer de sauver le truc pour que l’amour survive un jour de plus. Ouais, jusque là je décris quelqu’un d’à peu près normal. Mais je possède malgré tout un super pouvoir, celui de repérer les gros bâtards (à défaut d’autre chose).

510---Sense-Lettré

Attention je ne parle pas ici des mecs qui se comportent mal avec les filles, qui enchaînent, trompent à tour de bras avec un mépris total de leurs conquêtes. J’ai quelques potes comme ça, et ils sont plutôt cools. Tout comme on ne peut pas en vouloir à un mec pété de thune de voter à droite, je n’en veux pas aux connards d’abuser des jeunes filles trop naïves. A partir du moment où ils assument, que c’est marqué sur leur tronche pour qui fait un peu gaffe, c’est cool. Non, ceux avec qui j’ai plus de mal, c’est ceux qui veulent te faire croire qu’ils sont gentils, sympas, attentionnés alors qu’ils appartiennent à la pire sorte de pourriture, avec un côté pervers en bonus. Généralement c’est le genre à être super mielleux, sûrs d’eux-mêmes et par conséquent assez populaire. Sans les connaître, il me suffit d’en rencontrer un quelques secondes pour m’apercevoir ce qui se cache sous le sourire affable.

Le mot que j’emploie le plus souvent pour les décrire, c’est qu’ils suintent. Tous le miel qu’ils bavent pour alimenter leur masque de gendre idéal ou de type ultra sympa, j’ai l’impression que ça colle quand ils me serrent la main, que ça fait luire leur peau. J’ai une impression de crasse, d’être sali, ou qu’ils laissent des traces partout comme des escargots baveux. Dans ces cas là tu peux rien dire, t’as l’impression d’être dans They Live de John Carpenter, le seul à voir au travers de l’illusion. Quand tu tentes de t’expliquer auprès de tes amis, on te prend pour un dingue. Jusqu’à ce que le mec parfait se révèle être une parfaite ordure après un magnifique coup de pute. Forcément quand tu les observes en train de draguer une minette, t’as toujours un début de nausée. T’aimerais pouvoir dire quelque chose sans passer pour un cockblocker, mais c’est impossible.

Voilà un superpouvoir bien merdique en tout cas. Je ne peux pas l’utiliser pour faire le bien. Tel Cassandre, je peux prévenir de la vraie nature d’un pervers suintant, mais c’est inutile. Frustration doublée de l’horreur de voir la catastropher arriver en direct. Sans parler quand on se retrouve dommage collatéral. Le sujet d’une autre note.
Demain, Top 3 !

AVATAR STAGE !!!

Demain pour les plus motivés c’est l’Avatar Day. Je vous en reparle dimanche.

509 – Old

A Ubisoft y’avait un truc marrant. Un des mecs s’était fait offrir une petite pancarte avec marqué « Old » dessus. L’idée était qu’il pouvait la brandir, en bon facho de la news, dès qu’on lui faisait suivre une vidéo à la con qu’il avait déjà vu. Forcément, pour oser balancer quelque chose sur la mailing list fun du bureau, il fallait y réfléchir à deux fois. Dans un monde où les gens sont connectés jusqu’à leur téléphone portable, il devient de plus en plus difficile d’arriver à déterrer une info un peu inédite. Mais le problème fonctionne en sens inverse. Pour un psychopathe du RSS, un accroc de la touche F5, il n’y a rien qui exaspère plus que de devoir subir la dernière « découverte » d’un copain. Je l’ai déjà vu ce scoop/photo/trailer/post/vidéo, alors vient pas consommer le temps de temps que j’ai sur Terre à me rabâcher un truc que je sais déjà !

Le problème empire lorsque l’on regarde la presse magazine. Les Inrocks et Technikart qui consacrent une partie de leur numéro d’été à l’abstinence chez les connasses en mal d’attention. Le bruit de tronçonneuse, c’est le lecteur qui ronfle pendant que des rédactions de quadragénaires s’auto-persuadent d’être à la pointe de la hype. Confère aussi l’article tombé y’a deux mois aux USA, où un sombre crétin annonçait qu’Internet rendait con à force de réduire la capacité d’attention. Trois semaines plus tard Télérama en faisait sa couverture, encore deux semaines plus tard c’était le tour d’un mensuel d’en faire un dossier spécial. Entre temps la blogosphère et les magazines web avaient déjà dévoré, analysé et digéré l’info. Je veux bien que les non-connectés s’informent, mais il ne faut pas s’étonner de voir les ventes de la presse s’effondrer. Pourtant, c’est con, mais moi les magazines à la base j’aime bien.

Je veux dire, come on, je suis quand même abonné à Playboy, ne serait-ce que pour les interviews de 10 pages de romanciers et d’acteurs (plus que pour les pouffiasses photoshoposiliconnées, beurk). Après tout, un bon dossier épais, bien bossé, avec du recul, ça fait quand même bien plaisir à la lecture. Nettement plus que le rabâchage de news réchauffées. Je ne suis pas certain de savoir où je veux en venir avec cet article (non, en fait, au départ je voulais taper sur les blogs d’abrutis marketing qui reprennent les mêes infos que tout le monde pour avoir l’impression d’exister). Peut-être que je démontrer malgré moi qu’Internet, à défaut de rendre débile, rend globalement connard. A force de dévorer l’information à mesure qu’elle est produite, je deviens une sorte d’animal boulimique fasciste. En arriver à grogner parce que la revue que j’ai achetée pour le train me rabâche des trucs que je sais déjà ou à aboyer sur ses potes quand ils pensent avoir découvert la lune, c’est un poil grave.

509---Scream-Lettré

Sûrement que je finirai par me complaire dans ma connerie et décréter que les journalistes sont des blaireaux et mes potes des handicapés 2.0. Ou alors j’aurais un vrai boulot et moins de temps pour tout assimiler, du coup je serai bien content de pouvoir lire Tech aux chiottes. Ou bien surtout je vais rentrer sur Paris sans Internet vu que je paie plus mes factures Numéricâble depuis quatre mois. Rien n’est perdu !

Demain, on parlera des connards baveux.