Vous vous souvenez de The Average American Male ? A l’origine je m’étais intéressé au truc suite à la citation d’un bouquin de cet auteur sur le Facebook d’un coupain. La citation provenait de The Lie, un gros pavé des familles qui m’impressionnait un peu. Je m’étais rabattu sur le premier roman de Chad Kultgen. L’ayant adoré, je suis logiquement passé à la vitesse supérieure avec The Lie. Et une fois de plus, putain la claque. Je crois que je n’ai jamais lu un livre aussi misogyne de toute ma vie. Pourtant j’ai, une fois de plus, globalement beaucoup aimé. Tout n’est pas parfait, loin de là, principalement à cause de la fin, que j’ai eu beaucoup de mal à absorber. Ceci expliquant pourquoi je suis plein de conflits concernant ce bouquin. J’ai du coup préféré attendre deux semaines de digérer ce que j’aimais et ce qui m’avait moins plu avant de vous en parler.

Kyle est étudiant en sciences à l’université. Peu intéressé par les activités de fraternités et les grosses soirées, il préfère travailler et passer du temps avec son ami Brett. Celui-ci est l’unique hériter d’une des plus grosses fortunes d’Amérique et appelé à suivre les traces de son père, bien malgré lui. Gavé d’argent il est dégoûté par les filles qui depuis son dépucelage par sa baby-sitter à onze ans n’en veulent qu’à son pognon. Alors il s’occupe en enchaînant les pétasses, les baisant et les dégradants à tour de bras. Heather ne rêverait que d’être une de ces pétasses. Ecervelée excitée à l’idée d’intégrer un sororité, elle décide de séduire Kyle pour se rapprocher de Brett. Mais Kyle est un très bon coup, attentionné et intelligent, et Heather envisage de rester avec lui, malgré ses gènes de pétasse. Une des premières mauvaises décisions prises par chacun des trois personnages, une suite logique qui aboutira sur une gigantesque catastrophe.

Le gros point fort narratif de The Lie réside dans le compte à rebours. Dès le début de bouquin et à intervalles réguliers, on nous rappelle que cette histoire file droit dans le mur et, forcément, on crève d’envie de voir quel tête il a ce mur. Heureusement on ne serra pas déçu. Le livre est écrit à la première personne, le point de vue alternant chaque chapitre. Comme dans The Average American Male l’auteur nous abreuve de théories mysogines et de métaphores scabreuses à mourir de rire. Parfois j’ai eu peur de l’effet que pouvait avoir The Lie sur un gros beauf de base incapable de recul. Terrifiant. L’esprit m’a toujours autant accroché, malgré le torrent d’insanités couchées le long des quatre cent pages de The Lie. Là où le bat blesse, c’est sur la fin. Effectivement, la cata annoncée tient toutes ses promesses, mais quelque chose d’autre cloche tout de même.

Tout arrive si vite. En quelques dizaines de pages l’intrigue est bouclée et, en tant que lecteur, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que si les personnages (masculins) étaient moins cons, ils auraient pu s’en sortir. L’effet choc recherché par l’auteur est bel et bien là, mais au prix de gros raccourcis scénaristiques. Peut-être un manque de boulot sur la fin. Je ne sais pas. Moins efficace et précis que The Average American Male, The Lie remplit son taf’ de suite spirituelle avec brio, mais tout en restant un léger cran en dessous. Avec surtout le risque de n’avoir rien d’autre à dire.
Demain, Marvel.
Okay, ça se passe dans une fac, ça parle de teens qui baisent, j’achète.
*Iris, cherche désespérément un nouveau “Les lois de l’attraction” since 2004*
Un truc mysogine! J’achete !
:B
ça a l’air great! Même si ça ressemble un peu aux Lois de l’attraction de BEE.
oh ouai ! Je veux aussi !
Mais est-ce qu’un “gros beauf de base incapable de recul” lirait The Lie ?
Bon, hop, sur la liste des livres à lire ! Et les Lois de l’attraction aussi (j’suis excusé j’avais 14 ans en 2004 :-p)
Et demain c’est Disney/Marvel, wéé \o/
Han c’était trop bien The Lie mais c’est vrai que j’ai eu l’impression qu’il nous faisait un peu traîner en route, même si c’était très marrant, pour nous balancer la fin genre coup de poing. Ca aurait été bien quand ça commence à être la merde qu’on les voit mieux s’enfoncer.
Mais bon j’ai adoré. Vivement l’adaptation PG13 avec les Jonas Brothers, Zac Efron et Miley Cyrus.
Sinon t’as vu son prochain bouquin, Children of Adults, sur des ados en cours d’été et leurs rapports avec leurs parents…
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