528 – Back Again

Jeudi. Sa mère la pioute les Transports en Commun Lyonnais ! En me bloquant 150€ de caution pour ma carte Vélo’v de la semaine, ils m’ont foutu dans le rouge, pile le jour où je rentrais sur Paris, le jour où je devais tirer ma réservation. Heureusement Pollux, dit l’homme qui tombe à pic, m’a dépanné d’une avance de trente keuss. Ce problème réglé, restait la question de savoir comment rembarquer à moi seul ma Xbox, mes rollers, mes bouquins, fringues et affaires de toilettes d’un coup. A une demi-heure du départ du TGV, j’avais enfin gagné ma partie de Tetris à coup de jumps sur mes valises. Old School. Mais fuk, pensais-je, où avait bien pu passer mon billet ? Hum. Aurais-je oublié de récupérer le dit billet dans le sac de Pollux avant qu’il ne reparte pour l’autre bout de la ville ? Ironie fatale dans trois, deux, un…

Imaginez maintenant Pollux sur un Vélo’v, sautant des trottoirs à toute vitesse, pédalant de toutes ses forces en direction de la gare. Dézoom jusqu’à une vue satellite replongeant sur ma bagnole, où je vociférai dans le téléphone portable pour obtenir la position précise de mon meilleur ami et du précieux billet. Train au départ dans quinze minutes. J’aime à croire qu’avant d’être en nage sur le quai, Pollux a freiné son vélo dans un dérapage d’étincelles et de graviers. Surchargé, surstressé, j’ai finalement pris place dans le TGV, non sans un uber-hug à mon meilleur ami, ponctué d’un check autrement plus viril. La fin de deux mois de cocooning à Lyon. Le retour à la réalité prit la forme d’un wagon bondé et d’une voisine pour qui le concept du déodorant étant on ne peut plus étranger. Deux heures et dix euros de taxi plus tard, j’étais de retour à l’appart’, mon appart’.

Comme annoncé par mon frangin, de bref passage dans le coin, la salle de bain est inondée. Le robinet des chiottes qui goutte, une à la fois. Plic. Ploc. Rien à en tirer, impossible de faire quoi que ce soit à neuf heures du soir, sans lumière, sans matos, sans expertise. Mes valises étaient encore fermées à côté du lit que j’épongeais comme je pouvais la cata avec une serviette détrempée. Pour la première fois de ma vie je mettais une casserole sous la fuite, me condamnant à une nuit de bruits infâmes quoi vous empêchent de dormir. Ce jusqu’à réparation de la cata. Sans vider mes affaires, sans rien en fait, je me suis tiré. J’avais une copine à voir, une exposition à vernir dans le coca citron avec les copains. Même pas une heure que je suis rentré dans la capitale et me voilà déjà à courir. C’est pas si mal.

A mi-chemin, j’ai fait l’acquisition d’un superbe Big Mac pain complet que j’ai dévoré comme un type qui n’aurait pas mangé depuis des heures. Me léchant les doigts, je me suis demandé ce que cette soirée, ce que cette rentrée allait me réserver. Here we go again. Paris.

Demain, on parlera d’un bouquin que j’ai vraiment adoré.

18 réflexions sur “528 – Back Again

  1. Pollux, ce héros. Sinon, si c’est bien celui à qui je pense, ta première image vient de réveiller une vieille peur très tenace.
    MERCI !

  2. T’avais qu’à réserver ton billet avant, stoo.

    Moi chui sur Paris depuis qqs jours, via un wagon iDzen, où 2 nanas ont failli en venir au mains (z’ont pas dû comprendre le concept). Ça n’a aucun intérêt mais je voulais le dire. Et je vais arrêter là parce que 3 commentaires en 5 minutes, c’est beaucoup.

    • (je peux pas répondre à ton dernier commentaire sur mon commentaire, alors je le fais là. Si toi aussi tu y as pensé, merci, je me sens moins seule)

    • Wé non, ça a surtout crié et y’avait une vieille parmi les 2 (en fait, apparemment, elle filait des coups de pied dans les jambes de l’autre sous la table). Le cat-fight, ce sera pour une autre fois.
      Pis moi je voulais dormir ou lire un bouquin, à la base, juste, tranquillement.

  3. TA VIE EST AWESOME §§§

    On dirait presque que tu fais partie d’une série ou d’un roman.
    Vivement la suite de la saison 02 !

    *mange des pop corn en calbute en lisant le blog*

    Awesome je dis.

  4. Je ne comprends rien à tes histoires de fuite: si c’est un robinet qui fuit, c’est au dessus d’un lavabo ou d’une baignoire, non?

    Alors pourquoi parler d’inondation (exagération volontaire?)?

  5. Un fil mec, un fil !

    Tu accroches un fil, une ficelle, ce que tu veux à l’endroit de ta fuite et tu le laisses tomber dans la cuvette… Ainsi, la goutte va couler le long du fil.

    Donc pas de bruit.

    Bienrevenue, sinon !

  6. Je reviens de la rentrée L3 du Celsa. VR nous a mis en garde à propos de ce qu’on balance sur le net et à propos d’un blog, d’une agence, de diffamation toussa.

    Rien compris à ce qu’elle voulait dire.

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