Quand j’étais môme j’étais fan des Daft Punk. Le clip d’Around The World avait un effet hypnotique et je pouvais rester des heures durant le robinet à clip d’M6 de l’époque dans l’espoir de le visionner de nouveau. Puis y’a eu leur dernier album, pas Alive, celui d’avant, dont on ne doit pas prononcer le nom tellement c’est de la merde. Tout ça c’est à cause de Discovery, dont j’étais tout simplement tombé amoureux. Ouais, c’est kitsch, c’est pas toujours super élaboré, mais cet album est constitutif de ma personne. Je me souviens de la première fois où je suis tombé sur le clip de One More Time, avec son style anime trop la rétro-classe. Puis cette seconde partie de la vidéo, où y’a des méchants qui débarquent et qui foutent la merde. Juvénile que j’étais, j’hurlais what the fuck à mon écran, ignorant que je vais regarder la première partie d’un long-métrage original d’animation.

J’ai souvent eu envie de voir un film musical, mais à cent pour cent. Où il n’y aurait pas d’autres dialogues que la mélodie. Une sorte d’hyper comédie musicale. Les Daft Punks y ont aussi pensé, écrivant Discovery en même temps qu’Interstella 555, un film que la légende Leiji (Albator/Goldorak) Matsumoto a accepté de designer. Produit par la Toei Animation (Drangon mother fucking ball putain !), le long métrage d’a peine plus d’une heure coûte un max de blé. Alors les Daft mettent la main à la poche, épuisent leur livret A, ne reculant devant rien pour faire exister leur rêver de gosse, leur propre épisode de japanime. Le duo rentabilise une partie du budget en découpant le premier tiers du film afin d’en tirer quatre clips pour autant de singles. Une fois que le public a compris le truc, il attendait avec avidité la prochaine sortie, pour prolonger l’intrigue du film d’une poignée de minutes supplémentaires.

Pourtant le scénar’ est en peu en mousse. On pige qu’un méchant producteur kidnappe des aliens à travers la galaxie pour en faire des groupes ultra populaires sur Terre après leur avoir lavé le cerveau. Quand au pourquoi du comment, on part dans des délires mystico-incompréhensibles. Mais comme ça se passe dans le château de Castlevania, on s’en contrebranle. Et puis le gentil alien tourne dans son fauteuil comme Actarus putain ! Son vaisseau est en forme de guitare ! Tu peux pas rester aigri face à ça ! Forcément comme il est impossible d’avoir un album parfait de bout en bout, certain segments du film sont moins bons que les autres, même si les images rattrapent parfois la mélodie et inversement (des fois, c’est juste awesome, comme le morceau SuperHeroes). Faute de gros distributeur ou de promo, Interstella 5555 n’est sorti que sur une copie pour toute l’agglomération Lyonnaise. Je l’aurais vu deux fois, dans deux salles de merde avec un écran minuscule. Mais putain, Discovery en son Dolby Digital avec enfin la fin de l’histoire des clips des mois après. Love.

On peut dire ce qu’on veut des Daft, branleurs, surestimés ou tous les autres qualificatifs négatifs du monde. Mais ils resteront deux mecs qui après des années de boulot ont investi toutes leur économies dans un rêve, dans un projet un peu fou qui les animait. On a rarement fait aussi sincère, et jamais je ne me séparerai de mon coffret collector double dévédé.
Demain, on parlera de mes plans pour l’année.
TRAILER STAGE !!!
Frissons d’awesome dans le dos.






Je ne vois pas de côté surestimé.
Discovery de Daft Punk est méga bon.
Presque meilleur que le premier ( disons différent ), et en plus avec ce film, ça dépote tout.
On est loin de Justice caca ou des autres mecs de la French Touch médiatisés pour rien.
Je l’ai en DVD.
Franchement, Discovery est une merveille de l’Arnaque – si l’on regarde grossièrement. J’apprécie peu l’album dans son ensemble, tous les titres sont maîtrisés et franchement bons mais manquent de ce petit truc qui fait les grands morceaux… excepté les titres finaux, qui sont de purs diamants bruts (logiquement sous-estimés par les cul-terreux clubbers d’Angers).
Par contre, 5555 est über, tout simplement. Une merveille, et je vois dans le scénar tout pourri la même chose que dans celui de Speed Racer : un instantané, par les auteurs, de leur mal-être productiviste. Comme Killing of a chinese bookie, en somme !
Y avait pas un film des Daft (autre que Interstella) qui passait une fois par semaine, le même jour, au même endroit, pendant presque une année ?
Je me souviens d’avoir lu un truc du genre.
Tout pareil que Bluug, Dicovery/Interstella ça fleure bon le début du siècle quand nous étions des teens insouciants tout ça tout ça (Le Reilly t’es mon héros de parler d’Interstella, n’empêche).
Et sincèrement, même si Discovery va très mal vieillir (c’est déjà un peu le cas), c’est un des albums les plus sophistiqués ever, surtout quand tu vois la gueule de certains samples de base !
Bref, bref, parole de fan quoi.
@Prankster : Ouaip, « Electroma ». Mais tellement bizarre ce film-ci…
Pareil que les autres, Daft Punk avec Discovery c’est monstrueusement bon !
euh…enfin leur dernier album n’est pas non plus une merde immonde, sauf qu’il n’était pas aussi original (même si Kraftwerk est passé par 20 ans plus tôt) et avancé que les premiers…
Après, les Daft sont suffisamment blindés pour se permettre un délire pareil, voir pousser le truc vers un objet arty comme Electroma.
Mon frangin a le DVD, j’crois. Faudra que je lui carotte à l’occasion.
Ralala, le Reilly, je pensais que pour le Cine Club 69 tu parlerais d’un film + osé (pas forcément SuperVixen, mais tu vois, quoi).
@Spha : « la gueule des samples de base »…. euh, on parle du même Discovery ? La BLAGUE.
Sérieusement Cola Bottle Baby (HBFS), Who’s Been Sleeping In My Bed (Superheroes), tu les écoutes avec plaisir ? Moi non, je préfère largement la version bidouillée, samplée, Daft Punk-isée.
Enfin chacun ses goûts hein (même si en effet, j’te rejoins sur le fait que le morceau final Too Long est un petit bijou, entre autres)
En fait, on est à peu près d’accord… C’est juste que j’aurais pas utilisé l’adjectif « sophistiqué »
Reprendre une boucle sans la manipuler ne discrédite aucunement Daft Punk, mais quand même. Y’a un gap entre la sophistication d’un One More Time ou d’un Veridis Quo, et le « ctrl+C / ctrl+V » d’un Digital Love ou plus tard Robot Rock (qui, bien que très agréables, sont des blagues niveaux manipulation – ce qui n’enlève rien à leur qualité de prod, évidemment)
Bon vu que je peux pas re-répondre par dessus, j’vais le faire ici !
Bon alors on est d’accord, c’était juste une question de terminologie ^^
m’enfin étant fan inconditionnel des DP, je considère pas Disco’ comme une arnaque, justement il pulse encore pour citer le Reilly, et c’est bien ce qui me suffit
BluuG –> Je suis d’accord pour dire que Justice c’est quand même un peu caca comparé aux dafts.
Queen –> Ouais, j’ai pas trop parlé du message du truc, même si effectivement y’en a un, noyé dans le bordel scénaristique.
Prankster –> C’est pas impossible, je vois de quel film il s’agit mais c’est clairement pas le même niveau.
Spha –> Il a un peu vieillit mais je me le suis remis pour l’écriture de cet article, ça pulse encore bien !
etioun –>
Régis –> Chai pas, leur dernier y’en a que 2/3 que j’arrive a écouter avec plaisir.
Last Equi –> J’y ai pensé qu’après coup pour le film osé.
« J’ai souvent eu envie de voir un film musical, mais à cent pour cent »
Je sais pas si t’as vu Once (bon ya des dialogues, mais la plus grande partie du film c’est quand même de la musique), mais il est juste fabuleux.
Electroma c’est awesome aussi, les gens. Longuet parfois, mais purement awesome. Et puis Interstella 5555, je comprends pas que ça soit si peu connu. Je dois pas avoir les bons potes. Friendship fail!