550 – Book Review 88

J’ai déjà statué à moult reprises à quel point je déteste Harry Potter. Je pourrais d’ailleurs en faire une thèse « Pourquoi Harry Potter c’est objectivement de la merde ». Aussi ça m’a paru étrange que je me chope le premier tome de Percy Jackson & Les Olympiens : Le Voleur de Foudre. Oui, je m’étonne souvent. Au départ était la bande annonce de la version ciné à sortir en février 2010. Tu piges en deux secondes qu’on va être face à une variante du gamin élu qui va aller dans une école magique, apprendre plein de trucs cools et sauver le monde. Un clone dégénéré de plus d’Harry Potter. C’était sans compter sur mes quatre ans de cours de Grec au collège/lycée. La mythologie, c’est mon grand kif’. L’auteur, Rick Riordan, ayant été prof de Grec avant de devenir une star de la littérature pour marmots, je me disais que je trouverai sûrement un ou deux trucs cools dans Le Voleur de Foudre.

Percy est un presque ado atteint de dyslexie et de déficit aigüe de l’attention. Bousculé d’école en école, il peine à se faire des amis et se retrouve toujours au cœur d’accidents étranges. Il apprendra bien vite que sa mère, la catin, a fricoté avec un dieu grec et qu’il est, par conséquent, un demi-sang, un fils de dieu. Ce statut un peu particulier en fait une cible de choix pour les monstres mythiques en mal de reconnaissance. Heureusement que son meilleur ami était en fait un satyre chargé de veiller sur lui et le conduire à un camp pour les enfants de son espèce. Mais juste lorsque Percy commence à prendre conscience de sa véritable histoire, une guerre est sur le point d’éclater entre les dieux. Quelqu’un a dérobé la foudre de Zeus, qui en réaction accuse le père de Percy. Accompagné d’Annabeth, fille d’Athena et de Grover, satyre de son état, Percy s’engage dans une quête pour autant laver l’honneur de sa famille, sauver sa ma mère et au passage le monde entier.

Clairement, la mise en place n’est pas le point fort de ce premier volume. Mes yeux roulaient dans leurs orbites au fur et à mesure que l’on découvre que Percy n’est pas celui qu’on croit, que son père est plus important que les parents des autres demi-dieux, que son beau-père est un connard, que son ami et son prof sont des agents doubles. Au secours ! Je me préparais au bout d’une centaine de pages à aller brûler mon exemplaire. Puis la quête commence et les personnages rencontrent une multitude de créatures issues de la mythologie s’étant habituées au mode de vie ricain. Ares par exemple est un biker avec un fusil à pompe pendant que Méduse sert des burgers dans un diner pourri en bordure d’autoroute. A l’inverse d’Harry Potter, le bouquin prend à plusieurs reprises le temps de nous expliquer comment la mythologie s’imbrique dans notre réel au point qu’on puisse se dire que ouais, okay, ça se tient.

Après un début vraiment laborieux, je me suis laissé entrainer par les péripéties un peu foutraques de ce premier tome. Les révélations, bien que très logiques, se découvrent avec plaisir et au final, je ne serais pas contre me faire la suite à l’occasion, malgré le style littéraire niveau primaire. Quitte à lire de la littérature pour môme, y’a nettement pire. Fuck, j’attends le film maintenant…

Demain, grève ! Enfin, pas grève du blog, on parlera grève je veux dire.

TRAILER STAGE !!!

16 réflexions sur “550 – Book Review 88

  1. Le foudre, me semble-t-il.

    Et je l’ai pas lu mais wé, je flairais bien le coup de “oh, au fait, ce gars te protège en secret, et lui aussi, et lui aussi, etc.” ; c’est le genre de piège dans lequel on peut tomber facilement quand on se retrouve dans ce genre d’intrigue. Un peu comme dans… mmh, un des nombreux exemples… Charmed, où la moitié des persos qui gravitent autour des filles sont des méchants ou des gentils qui attendaient qu’elles aient des pouvoirs pour se décider à les tuer/sauver/éduquer.

  2. Je sais que venant de moi ça va certainement pas te convaincre, mais tu peux aussi essayer Everworld. Les mythes greco-romains n’arrivent qu’au second ou troisième tome, avant on passe juste par des trucs un peu plus sanglant. Vraiment pas mal comme bouquin estampillé YA.
    Celui-ci j’essaierai… peut-être. C’est toujours rigolo les dieux grecs de toute façon.

  3. Ça me rappelle que j’ai mon American Gods qui m’attend toujours…

    Wé non mais je donne un exemple flagrant, stoo. (Mais bon, c’est vrai que c’est un exemple flagrant de beaucoup d’erreurs scénaristiques et scéniques… Y’a une thèse à écrire après ton truc sur Harry Potter.)

  4. Negatif. Tu n’as jamais fait allusion à ta haine d’Harry Potter sur ce blog. Du moins pas depuis que je le suis ( plus d’un an).
    Etant fan de Harry Potter depuis que j’ai 9ans, ça m’aurait marquée je pense…
    Donc j’attend la thèse avec impatience!

  5. Subucin: sa thèse, c’est que c’est lui et pas JK Rowling que les foules du monde entier devraient aduler. Le meilleur dans l’histoire, c’est qu’en vrai, il en a jamais ouvert un seul.

  6. Je te propose de lire Bobby Pendragon. Aucun machin mythologique et tout, mais livre dans le genre pour grands enfant qui poutre facilement Harry Potter d’après moi, alors que j’aime pas mal HP. Et en plus, le vilain méchant pue le charisme.
    J’avais lu les 4 premiers tomes il y a quelques années et j’avais bien kiffé. Faudrait que je vois comment ça finit un jour.

  7. The Dresden Files par Jim Butcher. J’aime beaucoup mais je suis un peu contraint en ce moment car je suis surtout fan des versions audiobooks lues par James Marsters. Et du coup, j’attends la suite.

    Pas vu la série adaptée mais il paraît que ça cassait pas trois pattes à un canard.

  8. Toujours trop easy d’attirer des geeks avec la mythologie grecque.

    Dans un autre style mais abordant les styles geeks (mythologie grecque + voyage spatiale + nanomachines = win) la duologie illium/olympos de dan simmons. C’est un peu plus sérieux quand même.

  9. Bill Atkin > Et l’Odyssée, tant qu’à faire.

    J’ai lu le premier tome des Dresden files, c’est assez sympa mais c’est pas de la grande littérature (enfin, sur le premier en tt cas).
    La série est plutôt cool dans l’absolu mais n’a pas grand chose à voir avec les bouquins, en fait. Un peu dénoyauté + qqs divergences au niveau des persos. Il faut éviter de consommer les 2 en même temps (chui en train de spoiler la critique que je vais mettre sur mon site, là…).

  10. Last equinoxx> N’en étant qu’au tome 4, je ne peux que confirmer ta remarque sur le niveau. C’est le truc à lire quand on aime le fantastique qui ne fait pas mal au crâne. D’un autre côté les épopées comme la roue du temps ont toujours fini par me gaver avec les situations qui traînent, les galeries de persos dont les noms donnent l’impression de se râcler la gorge – “pour faire médiéval” copyright Tom&ses Chums -…

    Mon gros souci, c’est que j’ai tendance à toujours avoir au moins 6 bouquins minimum sur le feu en simultané. L’avantage des bouquins faciles et surtout en audiobook, c’est que de temps à autres ça me donne l’impression d’avancer :D

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