547 – Cine Club 70

Bon, les teen movie cette année, c’était un peu de la merde. Sexdrive (« Zomg cette bonnasse d’internet veut mon corps ! Traversons le pays pour me dépuceler ! ») et Miss March (« Zomg ma copine de lycée est devenue Playmate pendant que j’étais dans le coma ! Infiltrons Playboy Mansion pour me dépuceler ! ») se seront au final complètement plantés tellement ils étaient mauvais. J’étais en manque, prêt à regarder des direct to DVD pour satisfaire ma soif de teen movie. Quand surgit de nulle part Fired Up, un nouveau film avec un pitch à la con et aucun acteur connu. Pourtant, contre toute attente, contre toute notion de justice cosmique dans l’univers, Fired Up est drôle, très drôle. Forcément, pas de date de sortie de par chez nous, ne serais-ce qu’en vidéo. Qu’à cela ne tienne, j’ai kiffé ce film donc je vais le défendre !

Shawn et Nick sont les deux stars de l’équipe de foot de leur lycée. Ils sont tellement populaires qu’ils ont sauté la quasi-totalité des jolies filles de l’école, au point d’en oublier les prénoms de leurs conquêtes. Malheureusement pour eux, le camp d’entraînement d’été de l’équipe de foot va débuter, les condamnant à plusieurs longues et dures semaines sans sexe. C’est alors qu’ils entendent parler d’un camp d’entraînement pour pom-pom girls, où les seuls mecs sont tous gays. Il n’en faut pas plus pour les décider à rejoindre l’équipe de pom pom et voguer avec les jeunes filles en fleur jusqu’au paradis des bimbos. Sauf que Shawn va rapidement tomber sous le charme de la seule fille trop maligne pour ne pas se laisser avoir, pendant que Nick espère se faire la sexy quadra du chef de camp. Le tout sur fond de concours de pom pom à gagner. Awesome !

Effectivement, ce scénar, c’est de la merde. Mais il faut savoir qu’aux US of A, le film de cheerleader est un genre en soi (Bring It On est d’ailleurs référencé le temps d’une scène trop drôle pour être honnête). Tout les ingrédients du teen movie foireux sont là : la minorité ethnique qui fait des blagues avec son accent, le gay, la lesbienne, l’équipe rivale trop méchante, une figure de cheering impossible à réussir. Je veux dire, à ce stade, le script s’écrit juste tout seul. Mais bordayl pourquoi que c’est bien alors ? Fired Up parvient à maintenir un bon rythme de bout en bout, au point que malgré le fait qu’on sache déjà comme ça finit, on ne relâche pas notre attention. Les blagues sont souvent limites mais résistent au côté obscur, ne virant jamais dans le trash dégueu et facile. La vérité, c’est que Fired Up est bien, car au sein des contraintes du genre, il est plus qu’honnête.

Ou alors j’étais peut être stone quand je l’ai vu, mais j’en garde un excellent souvenir. A l’heure où la production de teen-movie se raréfie tant en qualité qu’en quantité, tout est bon à prendre.

Demain, on parlera de taille qui compte.

TRAILER STAGE !!!

546 – Top Three Saturdays 43

[Cette note est un piège à trolls, je préviens ceux qui n'ont pas de sens du lol...]

Cette semaine c’était la première grosse salve de rentrée des séries. La nouvelle comédie qui a l’air bien, Community, a démarrée en même temps que le retour de How I Met Your Mother et The Big Bang Theory. Etrangement pas mal de mes potes sont fans de TBBT alors qu’ils ont tort. C’est pourquoi je profite de ce début de saison 3 (spoiler alert) pour faire le Top 3 des raisons qui font que TBBT c’est de la merde en boîte et que si vous aimez, vous êtes pathétiques et je vous méprise.

Three – The Gag Is Still Running

Nous voici donc la troisième année d’une série, et qu’est-ce qui court toujours, le running gag du putain de pilote ! Sheldon l’autiste se moque d’un des personnages avant de préciser que c’était un sarcasme, vu qu’il est établi qu’il est mauvais pour les détecter. Trois ans, des dizaines d’épisodes et toujours la même vanne. Mais laule. Même tarif pour le personnage de Raj qui est incapable de parler en présence de filles. C’était drôle pendant une saison, mais au bout de trois, qu’ils insistent au lieu de faire évoluer ça ou de jouer avec. Pitié. Et quand, enfin, les scénaristes font coucher les deux persos principaux, ils l’annulent direct pour désamorcer le peu de progression narrative, vu qu’ils sont arrivés au bout de ce qu’ils avaient à raconter. Oh, au fait, je préfère même pas mentionner la fraîcheur des vannes geek (wééé Star Wars !).

Two – Dead End

Un des plus gros soucis de TBBT c’est que les personnages n’ont nulle part où aller. La fille peut coucher avec un mec, ouais bon, okay, et encore ça rend super mal. Mais le vrai problème c’est qu’on a aucun fil rouge (à part baisera/baisera pas). Personne dans le cast n’a de but à long terme, de passé un tant soit peu intéressant ou d’ambition motivant une storyline digne de ce nom. Les scénaristes continuent à vomir des scripts indépendants les uns des autres, luttant pour trouver des pitchs d’épisode qui ne viendraient pas bousculer le statut quo. Ma grande théorie étant que les personnages sont tellement creux, que si on les fait bouger, ils perdent leur seul intérêt. Si Raj parle aux filles, il ne sert plus à rien, si Léonard est heureux avec Penny, ils ne servent plus à rien, si Sheldon développe de l’empathie, il ne sert plus à rien. Le problème avec les stéréotypes unidimensionnels, c’est qu’ils sont des puzzles à une pièce, rendant impossible toute évolution ou expérimentation.

One – Inferior Version

Bon, c’était quoi la dernière série qui se passait dans deux apparts séparés par un couloir ? Oh, yeah, Friends, y’a quinze putain d’années ! Entre temps, on a eu Malcolm qui a humilié tout le monde (même si c’était pas un sitcom à proprement parler) mais surtout How I Met Your Mother. Dans TBBT quand les personnages se plaignent d’un incident survenu pendant l’été, ils nous le racontent. Dans HIMYM, on a un flashback. A part les apparts dans TBBT on a comme décors le labo, la cantine du labo et le magasin de comics. Dans HIMYM, l’appart de Barney, le bureau de Barnez, la rue, un bateau, le New-Jersez, des toits, une boîte de nuit, un amphi de fac… Je continue ou vous avez compris ? TBBT est un des sitcoms les plus conservateurs qui existe alors que depuis la narration, les décors, la construction et l’épaisseur des personnages à été revue.

Cette série est une daube, reliquat d’un passé minable, pseudo hype à cause des références geeks pourtant nazes. Si vous la regardez, vous avez au choix trop de temps libre, ou des goûts de chiottes. Alors certes, vous êtes en droit de ne pas aimer HIMYM (alors que cette série à fait progresser tout un genre télévisuel de plusieurs années d’un coup, je dis ça, je dis rien), mais si vous vous faites chier à ce point, matez vous l’intégrale de Everybody Hates Chris ou jetez un œil à Community. Car vous aussi vous avez le droit de vous élever au dessus de la masse.

Demain, ciné !

TIPS STAGE !!!

Au fait, cette semaine c’était le serie premiere de Flashforward, qui est pas aussi bien que le livre dont j’ai déjà parlé, mais qui reste la nouvelle série la plus classieuse de 2009. Jetez-y un oeil.

545 – Wonder Girl

Damn. Ca fait des mois que je suis pas parti acheter des dessous à une fille. Bon en vrai je sais précisément depuis combien temps je n’ai pas pénétré dans un magasin de lingerie et fait chauffer la carte bleue. Mais c’était il y a si longtemps que je préfère garder la date pour moi. Il y a un tas de raisons. Prenons les relations courtes, où on se dit que c’est peut être déplacé, trop tôt. Ou alors les fins de relation longue, quand on sent que ça va mal finir. Est-ce qu’on a vraiment envie de débourser pour que ce soit le prochain connard qui en profite ? Les plus avocats du diable d’entre vous auront peut être le réflexe d’arguer du fait que c’est en n’achetant plus de dentelle à sa chérie que l’on file droit vers la fin de couple. Hum, ouais, ça se défend en fait. A moins que…

Surtout que les dessous sexy, c’est important ! L’autre jour c’était l’anniversaire de mon pimp/marabout. J’avais rushé pour lui trouver un truc que je lui ai finalement offert tel quel, nu. L’intention était cool, le cadeau était cool, mais il manquait les rubans, le papier qui brille et que chacun déchire à sa façon. Tout ça pour métaphorer que la lingerie, c’est important ! De toute façon encore heureux que je ne doive plus en acheter pour l’instant. Il en va des sous-vêtements comme des montres, des baskets, des bracelets masculins et des shirts, quasiment rien ne me plaît. J’ai le souvenir d’avoir errer dans le centre commercial de Lyon, multipliant les allers-retours entre cinq boutiques pour finalement ne repartir qu’avec un shorty tout bête. Je suis en plein décalage avec la plupart des designers de dessous féminins, pour une raison que je m’explique pas. Sauf avec la nouvelle collection US d’Agent Provocateur.

Marie sainte mère de dieu ! Une collection entière de lingerie inspirée par les super héros. Okay, les montages Photoshop sont juste dégueulasses, sans parler de graves fautes de goût. Mais au milieu du foutoir, quelques gemmes qui me font me féliciter d’avoir une carte bleue internationale et déprimer de ne plus être dans une relation longue. Rien que pour les nouveautés Agent Provocateur je me prendrais presque un abonnement à Meetic. Jeune fétichiste fan de comics cherche future mère de ses enfants pour s’habiller en super pouffiasse jusqu’à la fin des temps. Ca aurait le mérite d’être original. Sauf que dans la vraie vie, je n’ai plus que mon favori pour pleurer. Car oui, j’ai enregistré à jamais le souvenir de cette collection sur mon navigateur. Comme dirait Wayne, un jour, elle serra mienne, oh oui elle sera mienne. Plus qu’à prendre mon mal en patience.

Quand même, un big up à la marque d’avoir sorti un comic pour promouvoir leur nouvelle ligne. Rien de telle qu’une ligue de superhéroïnes en string pour booster les ventes. A défaut de tripoter de la donzelle, je peux toujours tenter de mettre la main sur la BD, histoire de me marrer un bon coup.

Demain un Top 3 spécial feed the troll !