541 – When They Come For You

Mais quel est le fuck ?! Kanye sale enflure ! Quand je repense au visage horrifié de cette pauvre Taylor Swift quand tu l’as brisée en plein discours (si vous avez loupé ça, allez là bas et revenez). Je la défend pas seulement parce qu’elle est trop choupicute la Taylor, mais aussi parce que j’écoute sa country de merde, qui passe tout de même vachement bien. Saleté de faut chanteur autotuné qui vient breaker ma note super profonde sur l’administration scolaire et le dilemme cornélien qui m’animait la semaine dernière. En plus elles sont pas numérotées les notes de Boulet ! Je suis même quasi sûr qu’il n’en a pas pondu 541. Tout ça pour me voler mon mojo. Tel Kuzko, je me retrouve avec mon groove cassé, tel Austin Powers, mon mojo à disparu. Je recommencerais bien ma note du jour à zéro mais elle a disparue dans le micro trou-noir créé par l’arrivée impromptue de Kanye.

Ceci étant dit, je jure de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour remettre là main dessus ! La note 541 n’est pas perdue, elle est écrite, mais devra attendre son heure. Plus tard. Demain il y aura une note normale, qui fera suite à celle qui a disparue aujourd’hui.

En attendant je vous colle un petit clip amateur fait par un passionné de rétro-gaming sur la meilleure chanson du dernier album de Kanye West. Ca s’appelle Robocop et ça parle d’une fille sans émotions. On peut dire qu’elle est tombée à point nommée. Une autre anecdote aspirée par un trou noir.

540 – Cine Club 69

Quand j’étais môme j’étais fan des Daft Punk. Le clip d’Around The World avait un effet hypnotique et je pouvais rester des heures durant le robinet à clip d’M6 de l’époque dans l’espoir de le visionner de nouveau. Puis y’a eu leur dernier album, pas Alive, celui d’avant, dont on ne doit pas prononcer le nom tellement c’est de la merde. Tout ça c’est à cause de Discovery, dont j’étais tout simplement tombé amoureux. Ouais, c’est kitsch, c’est pas toujours super élaboré, mais cet album est constitutif de ma personne. Je me souviens de la première fois où je suis tombé sur le clip de One More Time, avec son style anime trop la rétro-classe. Puis cette seconde partie de la vidéo, où y’a des méchants qui débarquent et qui foutent la merde. Juvénile que j’étais, j’hurlais what the fuck à mon écran, ignorant que je vais regarder la première partie d’un long-métrage original d’animation.

J’ai souvent eu envie de voir un film musical, mais à cent pour cent. Où il n’y aurait pas d’autres dialogues que la mélodie. Une sorte d’hyper comédie musicale. Les Daft Punks y ont aussi pensé, écrivant Discovery en même temps qu’Interstella 555, un film que la légende Leiji (Albator/Goldorak) Matsumoto a accepté de designer. Produit par la Toei Animation (Drangon mother fucking ball putain !), le long métrage d’a peine plus d’une heure coûte un max de blé. Alors les Daft mettent la main à la poche, épuisent leur livret A, ne reculant devant rien pour faire exister leur rêver de gosse, leur propre épisode de japanime. Le duo rentabilise une partie du budget en découpant le premier tiers du film afin d’en tirer quatre clips pour autant de singles. Une fois que le public a compris le truc, il attendait avec avidité la prochaine sortie, pour prolonger l’intrigue du film d’une poignée de minutes supplémentaires.

Pourtant le scénar’ est en peu en mousse. On pige qu’un méchant producteur kidnappe des aliens à travers la galaxie pour en faire des groupes ultra populaires sur Terre après leur avoir lavé le cerveau. Quand au pourquoi du comment, on part dans des délires mystico-incompréhensibles. Mais comme ça se passe dans le château de Castlevania, on s’en contrebranle. Et puis le gentil alien tourne dans son fauteuil comme Actarus putain ! Son vaisseau est en forme de guitare ! Tu peux pas rester aigri face à ça ! Forcément comme il est impossible d’avoir un album parfait de bout en bout, certain segments du film sont moins bons que les autres, même si les images rattrapent parfois la mélodie et inversement (des fois, c’est juste awesome, comme le morceau SuperHeroes). Faute de gros distributeur ou de promo, Interstella 5555 n’est sorti que sur une copie pour toute l’agglomération Lyonnaise. Je l’aurais vu deux fois, dans deux salles de merde avec un écran minuscule. Mais putain, Discovery en son Dolby Digital avec enfin la fin de l’histoire des clips des mois après. Love.

On peut dire ce qu’on veut des Daft, branleurs, surestimés ou tous les autres qualificatifs négatifs du monde. Mais ils resteront deux mecs qui après des années de boulot ont investi toutes leur économies dans un rêve, dans un projet un peu fou qui les animait. On a rarement fait aussi sincère, et jamais je ne me séparerai de mon coffret collector double dévédé.

Demain, on parlera de mes plans pour l’année.

TRAILER STAGE !!!

Frissons d’awesome dans le dos.

539 – Top 3 Saturdays 42

Retour à la vie normale, celle où je mets la TV en fond sonore quand je me fais à bouffer tout seul tel le célibatant en studio que je suis. Pourquoi pas donc se fendre d’un petit Top 3 des pubs que je trouve vraiment bizarres en ce moment.

Three – Orange

Orange ils ont la classe quand même, à souvent produire des pépites visuelles, qui vous portent dans un monde magique. Prenez leur dernière campagne à base de polysémie, où on te donne plein d’exemples classieux avec des vrais morceaux d’émotion dedans des différents sens d’un même mot. Tout ça pour dire que ouais, Internet avec Orange c’est clairement pas pareil, c’est différent, c’est mieux. Seulement ce qui pourrait être valable pour une bagnole, un chewing gum, une console ou même une police d’assurance ne s’applique pas à Internet. Orange est un fournisseur d’accès, et qu’on soit chez eux ou ailleurs, on aura le même Internet, le même navigateur et (à priori) le même débit. Peut être que le service, l’équipement sont mieux, mais ce n’est pas Internet. La pub est belle, je vois ce que les créas ont tenté de faire, mais mon cerveau rationnel, obsédé par la sémio, ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit d’un gros ratage des familles.

Two – Evian/Renault

La première fois que j’ai vu la dernière pub Evian sur ma TV haute def’, mes yeux ont saigné. Déjà que les bébés qui font du roller, sur le papier c’est assez con comme idée, le minimum serait d’avoir le budget qui suit. Entre la modélisation approximative, l’animation glauque (déboitements articulaires inside) et le détourage/incrustation à la truelle des tronches des gosses, au secours ! Quelqu’un n’a pas eu le mémo disant que les bébés, c’est plus mignon, c’est devenu has been et flippant. Je ne compte plus mes amis qui ont hurlé à la mort à leur première vision du truc. Même tarif pour les pubs Renault vantant je sais pas trop quoi, on l’on associe des photos 4×3 de visages rieurs de mômes à des noms de bagnoles. J’ai beaucoup entendu les usagers RATP se questionner au détour d’un quai, rester dubitatif. Pareil. L’idée créative me dépasse et pourtant les affiches sont partout, à me hanter quotidiennement avec leur peau rose et potelée.

One – Carrefour

Carrefour à un gros déficit d’image depuis dix ans, qu’il tente de combler comme ils peuvent. Remember leur campagne d’affiche VIP légèrement risible. Il semblerait qu’ils n’aient pas changé d’agence pour leur nouveau spot. Créativement il faut chercher le suicide intellectuel pour pomper le concept de la campagne la plus laide, putassière, insultante, méprisante et indigente de ces dix dernières années, j’ai nommée la saga LCL. Avoir des « vrais gens » face caméra qui sont content parce qu’une voix off leur énumère l’offre commerciale de la marque, c’est à se jeter par la fenêtre. Au moins Carrefour tente l’image léchée, avec un vrai gros plan. Sauf que, double problème. La personne sourit lentement, au fur et à mesure du speech. Comme la voix off parle à vitesse normale, impossible de filmer un vrai sourire et de le ralentir sur 30 secondes pour l’avoir naturel, ça paraîtrait étrange. Alors l’acteur se crispe lentement, et là c’est tout aussi bizarre visuellement. Une idée créative dont la réalisation concrète se fait en mode perdant-perdant. En plus de faire peur des yeux, le choix musical fait peur des oreilles. Je sais pas vous, mais moi la BO de Brokeback Mountain, ça m’évoque l’homosexualité (oui, bah pardon hein, l’insconscient toussa). Je ne peux pas donc pas m’ôter du crâne que la nana sourit de plus en plus au fur et à mesure qu’elle découvre la sodomie (puisque je vous dis que je fais pas exprès !).
En me forçant à zapper à chacune de ses diffusions, la campagne Carrefour a bien mérité la première place du podium.

Un jour je ferai le contraire, le Top 3 des campagnes que je kiffe en ce moment. Peut-être même que celle d’orange serait dedans.
Demain, ciné !