C’est toujours bizarre ces moments en tête à tête. On a passé une bonne soirée, on a même super bien mangé, ri de nos conversations à table. Enfin, le truc cool quoi. Seulement ce qu’il pouvait y avoir il y a encore quelques mois, c’est fini. Les étreintes maladroites sur un petit lit d’étudiant, c’était avant. Je suis allongé sur son sommier, seul, pendant qu’elle s’est recroquevillée sur sa chaise. J’adore ça, les filles qui remontent les pieds contre leurs cuisses, se blottissent sur une minuscule chaise. Le voile invisible est là, le mur qui fait qu’il nous faut continuer à parler, sous peine du silence ultra gênant. Alors on partage, on rame à la recherche d’une conversation. C’est alors qu’elle attrape le petit carnet qui trône sur sa table de chevet. Un moleskine rempli d’un tas de trucs. J’ai fouillé dedans une fois, pendant qu’elle était partie se rafraichir à la salle de bain. A peine eu le temps de saisir deux lignes.

On croit parfois que je suis un livre ouvert. Ce n’est pas entièrement vrai. Je veux dire, je raconte un tas de trucs sur mon blog. Je me fais parfois, souvent, engueuler parce que j’en dis trop. Sauf que je peux raconter tout ce que je veux, ce qui comptera toujours plus, c’est ce que je ne dévoile pas. Tous ce qui ne s’échappe de mes lèvres qu’au bout d’un certain temps, avec la bonne personne. Ceci expliquant pourquoi j’ai vu mon rythme cardiaque s’accélérer lorsqu’elle a commencé à faire tourner quelques pages de son Moleskine, m’a montré une paire de photos, lu une citation qui lui avait plus au point qu’elle ressente le besoin de la retranscrire. Tout le monde a son petit jardin secret, où il range les choses qui le font vibrer, un patchwork constitutif de sa personnalité. Au fond de cette chambre d’étudiant qu’elle va bientôt quitter pour déménager loin, elle me montre plus d’elle avec quelques pages qu’en des semaines de baisers.

J’aurais aimé voir ça avant qu’on crie, avant que l’on se parle mal, que le sexe ne finisse de changer les inconnus que nous étions en amis. C’est toujours plus simple de dire ça après, j’aurais bien pu mieux écouter, poser des questions, m’intéresser plus. Se trouver des excuses, je suis bon pour ça, si c’était une discipline Olympique je pourrais me suicider dans la seine, lesté par les tonnes de médailles accumulées au fil des années. J’aurais pu attendre qu’elle s’ouvre, que l’on arrive à cette même soirée, sauf que c’est moi qui aurait tourné les pages du carnet, elle blottie à mes côtés. J’ai jamais été très doué avec les histoires de timing. Alors je préfère me dire qu’on continue à s’apprivoiser, qu’a force de ne plus coucher ensemble on en arrive à se connaître d’autant plus. Méthode Coué, quand tu nous tiens. N’empêche, c’est avec ce genre de moments partagés qu’on s’assure un bail indéterminé pour un studio coquet dans l’hôtel qu’est le cœur du jeune que je suis.

Au moins je continue à apprendre des choses, sur le cul, sur les filles, sur les relations changeantes. C’est bien, ça me donne matière à moult notes de blog. Sachant que pendant ce temps, dans les coulisses de mon ciboulot, je garde précieusement encore un peu plus que ce que j’ai pu partager dans ces quelques lignes.
Demain, on parlera sabotage de séries.
How cute.
” Mon petit choufleuuuuur ”
N’empeche ,
” J’ai fouillé dedans une fois, pendant qu’elle était partie se rafraichir à la salle de bain. ”
Elle lis ton blog elle aussi ? Tu vas te faire Flammé la nan ?
(Sauf si la Cute-itude de la note rattrape, a voir avec le niveau d’indulgence de la demoiselle.)
Iris –> Kawaïii !!!
Lupus –> En fait le “J’arrête de lire ton blog pour pas tomber sur des choses qui pourraient me faire mal” faisait partie de la rupture je crois…
Woow cette note est vraiment bien écrite. Certaines phrases vraiment bien tournées, j’ai envie de les noter quelque part
Je suis impressioné la
Très très joli article.
Et *clap clap* pour la dernière image. Y’avait vraiment que toi pour la caser.
J’aime cette note. J’ai vu la fille sur sa chaise. Awesome !
Et quid des demoiselles amoureuses du Reilly, qui découvrent qu’il en fréquente d’autres ? Ça doit être blessant et frutrants pour elle :/ Aussi cute & kawaï soit ce post
“si c’était une discipline Olympique je pourrais me suicider dans la seine, lesté par les tonnes de médailles accumulées au fil des années”
Like it.
Kinnem –> Aw man je vais rougir !!!
Jenny –> T’es fan de Silent Hill : The Room ?
Romain –> Muchas gracias !
RNB –> Déjà je cumule pas les mandats, ensuite je parle de mes histoires sur le blog qu’à postériori. C’est le minimum.
J-dub –>
J’ai un carnet aussi. Mais personne fouille dedans.
Loved your post… J’aime quand tu laisses parler tes émotions. Voilà.
Je te fouille le carnet quand tu veux (k)
Une fois de plus, c’est dans le doux-amer que que le Reilly reste un dieu…
Bravo ^^