Y’a des livres comme ça, dont tout le monde vous parle, ou que vous voyez partout. Le Parfum, c’est un peu ça. Par exemple si vous squattez les sites de rencontres, vous le trouverez souvent dans la liste des romans préférés des pouffiasses en fleur. Forcément, à force, j’ai fini par essayer de m’intéresser au truc. Puis, ya quelques temps, j’ai cédé. Patrick Suskind, l’auteur, étant allemand, j’ai hésité sur la langue dans laquelle je lirai le bouquin. N’ayant aucune confiance dans les traducteurs français et les éditions UK étant plus classes qu’un poche de chez nous, c’était parti en anglais (ce qui prouve que le marketing de la couverture et la trad. Influent dans le choix de certains consommateurs certes un peu frappés) ! J’ai débuté ma lecture tout content, pour finir par ramer pendant des semaines pour arriver au bout. Pas une souffrance, mais presque.

Pourtant sur le papier c’est cool comme truc Le Parfum ! L’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, bébé sans odeur qui fait flipper tous ceux qu’il croise, avant de grandir dans la solitude de travaux ingrats mal payés. Sauf que Grenouille a un superpouvoir olfactif, et dans le Paris du XVIIIème siècle, être capable de produire des parfums d’exception peut rendre très riche très vite. Mais le jeune garçon n’a que faire des fragrances connues, il ne vit que pour produire le parfum ultime, reproduisant l’odeur de jeunes filles croisées au détour d’une rue. Pour voler leur senteur, Grenouille devra tuer, encore et encore, jusqu’à prendre le risque d’attirer sur lui les foudres de la justice. Ca c’est pour le résumé, celui qu’on trouve sur Internet. Problème, pour en arriver là dans l’intrigue il faut d’abord se farcir les trois quarts du livre, toute l’enfance et l’adolescence de Grenouille.

Pas impossible que ce soit mes attentes vis à vis de l’image que je me faisais de l’intrigue qui ont freinés ma lecture. Un meurtre rapidos au début, puis 150 pages du quotidien du héros, sans l’ombre d’un homicide. Après, oui effectivement le style est magistral, jamais je n’avais lu une telle description des odeurs en littérature. Les thèmes et réflexions soulevées par l’auteur ne manquent pas d’intérêt (la part du parfum dans l’identité d’un homme par exemple). Puis la fin est une tuerie, un bouquet final complètement absurde, qui m’a fait kiffer, mais vraiment. Si j’avais su que ça partait autant en sucette, j’aurais lu beaucoup plus vite. J’aurais juste littéralement ramé pour en arriver là. Au fil du mois où je me suis trimballé avec le livre sous le bras, j’ai rencontré pas mal de mes amis qui m’ont avoués avoir décroché, pas supporté, pas lu jusqu’au bout. Et d’un côté je les comprends.

Dans ces moments je ne regrette pas mon petit sacerdoce de m’obliger a finir les livres qui me lassent dans un soucis de critique, d’analyse. Parce que sur ce coup, au delà de leçons littéraires, je ne serais pas passé à côté d’un super bouquin. L’étape suivante serait de m’occuper du film. On verra, si j’ai le temps.
Demain, suite et fin de mon triple article sur les e-readers, note Bis en cadeau.
TRAILER STAGE !!!






On dit le film assez décevant par rapport au bouquin.
J’ai pas lu le bouquin (malgré une chaude recommandation de la part d’un camarade de classe il y a qqs années) mais j’ai vu le film. Il est pas trop mal mais je le trouve un peu plat et puis c’est dur de montrer des odeurs. Sinon rassure-toi, les 3/4 du films ne sont pas consacrés à la jeunesse de Grenouille.
‘ Me demande comment les descriptions d’odeurs sont tournées en anglais. C’était déjà intéressant à l’époque où je trouvais que ce livre aurait pu s’appeler « Return of the vengeance of Boredom ».
Et la fin est pas seulement géniale, elle est traumatisante. J’avais 14 ans, quoi ! *Effet larmes*
J’ai entendu dire qu’il y avait des roux dedans. Ca va être la raison officielle pour laquelle je ne le lirai pas ^^
Les plus belles femmes sont rousses. Stoo.
+1
LQX –> Faudrait que je me trouve le temps et la motive.
Norawahren –> Petite nature !
Iris –> Y’a pas de roux, juste des rousses.
RNB + Adrien –> Mary-Jane Parker Watson for the win !
J’ai vu le film, lu le bouquin après et j’ai trouvé l’adaptation ciné ultra classe et chiadée. Ils ont réussi à rendre le côté olfactif visuellement avec des couleurs de fou, des plans très bien pensés. Le livre est long c’est vrai mais rien n’est à jeter.
Le Parfum le livre préféré des poufiasses en fleur ? ça sait lire une poufiasse?
nan en fait ça sait regarder des films qui sont des adaptations de bouquins… mais faut pas le dire trop fort parce qu’après les pauvres vont se faire grillées !
Moi je l’ai lu aussi quand j’avais 14 ans et comme je n’avais aucune attente, j’ai adoré d’un bout à l’autre! De la grande littérature!
Je plussoie Epiphane, autant sur le film (beaux plans, belles images, et une scène dont je me souviens en particulier où un parfum est magnifiquement représenté par ce qu’il évoque) que sur le bouquin. Tout le passage où Grenouille est recueilli après sa période « homme sauvage » m’a bien fait rigoler ^^
Donc non, je dirais pas que c’est chiant, faut juste pas que le livre soit vendu comme le film, uniquement sur le côté serial killer. Et c’est vrai que la fin surprend (et je l’ai beaucoup aimée dans le film.)
hello,
request (sérieuse !) : pourrais-tu nous lire un ouvrage de Diderot, pour ta « book review » ?
je suis sûr que tu ne me décevras pas
+++
Yow.
Il va me falloir un peu plus qu’un « steuplé » d’un inconnu pour aller caser du Diderot dans ma read list.
Si tu as un titre en tête en particulier et un argument fort pour titiller ma motivation, ça se discute.
J’ai détesté le bouquin, puis le film. Eh ouais.
Un candidat à mon école avait oublié le bouquin à la cafétéria.
Un bouquin gratos, donc, que j’ai lu assez rapidement.
J’avais aimé le style mais j’avais trouvé l’intrigue cul-cul la praline.
Scott Pilgrim? Well done, mo-fo!
Je crois que le 5 est sorti il y a peu, non (je l’ai lu mais j’ai oublié le n°)?
Niveau comics, en ce moment, permet moi de te recommander Chew. C’est tout neuf (4 ou 5 issues) et c’est terrible. Un flic devient agent de la FDA (foods and drugs admin) dans un monde frappé de la prohibition de la viande de poulet à cause du H5N1. Son pouvoir? Il est capable de ressentir tout ce qui a trait (a touché, à servi à obtenir/pousser) ce qu’il mange. Tout sauf les betteraves.
Et c’est vraiment bien.
En même temps, le mec il s’appelle Jean-Baptiste GRENOUILLE et ca fait tilter personne.
C’est louche.
bill Atkin > La vf (de Scott Pilgrim) au printemps prochain !
Daphné > C’était pour que les lecteurs comprennent vraiment qu’il était français.
LSX > Parfois, connaitre la raison ne rend pas la chose plus compréhensibles moralement. Tu vois ce que je veux dire ?
Daphné > Oui, une explication n’est pas une excuse, je sais.