Bon, je préviens, cette note va finir par parler de cul, alors partez pas tout de suite.
Good ? Okay.
Une de mes grandes passions dans la vie, c’est de lire des articles de futurisme. Il existe une frange bizarre de scientifiques dont la passion première est d’imaginer le futur. Là où les analystes de tendance des entreprises et des gouvernements bossent sur les quelques décennies qui viennent, les futuristes tentent d’aller beaucoup plus loin. Leur jeu favori est de tenter de deviner quel sera la prochaine révolution à l’échelle de la planète. On a eu le feu, le métal, l’industrie, le numérique, oui, mais après ? En gros, il y a deux écoles de pensée, qui se divisent entre ceux qui penchent pour la singularité et ceux qui privilégient la thèse de la post-humanité. La singularité, c’est l’émergence de la première intelligence artificielle, bénéfique ou maléfique, peu importe.

Fun fact. Ce plan de Terminator 3 (Warner) a été réutilisé dans Smallville (Warner). Y'a pas de petites économies...
Une intelligence artificielle changera forcément la face du monde, le quotidien de chaque habitant du caillou qu’on appelle la Terre. Flemme de développer. Ce n’est pas la thèse qui m’intéresse le plus, ni celle qui risque de devenir réalité la première. La post-humanité, c’est lorsque l’homme maîtrisera les secrets de son corps. Lorsque notre sang sera envahi de nanomachines qui éradiqueront les tumeurs, répareront les organes endommagés. Lorsque l’on pourrait se prendre des shoots de cellules souches, reprogrammant notre ADN pour figer notre vieillissement à l’âge que l’on souhaite. Lorsque l’on pourra stocker les influx électriques d’un cerveau pour transférer les morts sur disque dur ou échanger nos corps. Lorsque nous serons des machines. La post-humanité est un concept beaucoup plus large que la singularité, même si tout aussi incertain. Mais à ces exemples, je voudrais en ajouter un autre, lorsque nous n’auront plus besoin de personne pour faire l’amour.

Après le sexe avec les robots dans Battlestar, le sexe en réalité virtuelle dans Caprica. On en reparlera en janvier.
Le sexe, c’est peut-être le dernier truc animal, qui noue lie les uns au autres. Dans le cadre d’une relation sexuelle librement consentie, donc à peu près normale, on a besoin de quelqu’un d’autre, d’établir un rapport social/financier avec un autre être humain. L’usage de sextoys nous rappelle par le froid du plastique que l’homme n’aura rien trouvé pour émuler à la perfection l’acte sexuel. Même les tentatives pour améliorer les sensations procurées (drogues, pratiques extrêmes) ne sont que des artifices produisant des illusions plus ou moins durables. Lorsque l’on disposera d’environnements virtuels indistingables de la réalité, lorsqu’il sera possible de coucher avec un robot humanoïde crédible, dans ces cas là, nous aurons vraiment franchi une limite, un palier dans notre évolution en tant qu’espèce. Parfois, je suis tellement défoncé au milieu d’une nuit d’insomnie, que je me demande si j’appartiens à la dernière génération qui dépend d’une tierce personne pour baiser.

J’imagine mes gosses, peut-être moi-même qui sait, en train d’aller s’éclater en réalité virtuelle ou avec un sexbot. Le sexe interpersonnel devenant tellement plus compliqué qu’il serait réservé aux amoureux un peu trop romantiques, aux hippies technophobes (mêmes connards qui jurent qu’ils ne liront jamais sur e-reader parce que c’est pas pareil) et à des fins de procréation (enfin, jusqu’à ce qu’on arrive à Gattaca). Un des seuls trucs cools du film Surrogates, c’est de voir un obèse qui contrôle un corps de giga bonasse et baise sans se préoccuper de son apparence, de ses MST ou de tomber en cloque. Un exemple parmi d’autres.
Quand je vous dis que c’est pas toujours marrant dans ma tronche la nuit. Au moins je considère la séduction, l’opportunité de s’allonger contre, dans, quelqu’un, comme une des dernières aventures humaines, à une époque où tout nous castre, nous enchaîne dans des cages dorées. Mais c’est une réflexion pour un autre soir.
Demain, ce sera jeu vidéo trop bien auquel vous n’avez pas joué.






La série Au delà du réel aura beau être un peu cheap, elle a le mérite d’avoir balayé une très grande majorité des théories futuristes, ou de science-fiction. L’un des derniers épisodes de la S1 que j’ai vu traitait justement de la relation intime entre un ingénieur, et la 1ère femme robot. Un peu tiré par les cheveux, mais en quelques jours seulement, l’ingénieur développait des comportements qu’auraient un couple réel cohabitant depuis bien plus longtemps.
Un autre épisode tournait autour de l’amélioration du corps humain par injection de nanomachines. Au final, le corps du cobaye mute petit à petit sous l’influence de ces organismes technologiques, pensant l’améliorer (branchies, système de défense anti-tactile etc…)
Et ce qui est plaisant avec cette série, c’est que ca finit toujours mal <3 Faut il en déduire qu'il vaut mieux vivre tranquillement à son époque avec le suffisant pour notre bonheur, que de partir en quête d'un futur à double tranchant ?
hummm c’est intéressent …
Ce qui rend le sexe entre être humains agréable c’est aussi la part de psychologie qu’il comporte, l’incertitude, le danger, le désir, la douleur etc. Pour le rendre aussi attrayant avec des machines il faudrait forcément qu’elle aient une intelligence artificielle très développé.
Il faut compter en plus sur la mise en contexte du sexe, relations interdites (?), culpabilité, morale etc. qui sont des paramètres qui changent l’expérience sexuelle.
Et tout ca sans prendre en compte les odeurs, phéromones ou autres flux chimiques particuliers. je me demande si baiser avec un robot même très évolué ne restera jamais que de la branlette amélioré.
Jackie Treehorn:
Of course, you got to take the good with the bad: new technology permits us to do very exciting things in interactive erotic software. We’re in the future Dude! One hundred percent electronic!
The Dude:
Mh. Well, I still jerk off manually.
ça me rappelle une nouvelle dans un bouquin: Axiomatic (c’est le titre du bouquin) de Greg Egan. Le concept c’est que vers la puberté, les gens (leur conscience/âme, etc) sont transférés dans une gemme et cette gemme, cette sauvegarde en quelque sorte, leur permet de passer d’un corps/clone à un à autre.
Suivant le corps que l’on vient de commander.
L’histoire elle-même est centrée autour d’un couple qui essaie justement toute les combinaisons hétéro/homo: elle devient lui, lui devient elle. Puis, par le biais des gemmes, ils échangent momentanément leurs consciences devenant chacun, pour le coup, l’autre.
Et se séparent.
La morale étant que l’amour et la solidité d’un couple est quand même pas mal basé sur la découverte de l’autre et que, quand il n’y a plus rien à découvrir, ben c’est fini.
- si ça t’intéresse, j’ai un ou deux bouquins de Egan (vo, of course), on peut se faire une bourse aux livres un de ses 4 histoire d’économiser de l’espace et du budget.
Si dans le futur on a pas besoin de corps physique pour baiser, j’appelle ça de la masturbation high-tech.
Au sujet du fun fact je me rappel très bien avoir vu il y a quelques années un film pourri (soirée Hollywood night- Tf1) reprendre des plans de T2 lorsqu’arnold allume les voitures de flics avec son minigun. J’ai crié à l’infamie.
@Rougenoirblanc: J’aimais bien cette série justement pour le nombre d’histoires et thèmes dévellopés. Je me rappelle du deuxième épisode dont tu parle. Il me semble qu’a la fin le mec a un oeil qui lui pousse derrière la tête et il perd sa copine (qui au départ le trouvais sexuellement meilleur)
Concernant Terminator et au delà du réel je lisais ça il y a quelques jours.
http://www.fantasy.fr/articles/view/11201/bientot-un-proces-pour-avatar
Le 3° œil, c’est pas la fin. C’est milieu-3/4 (avant la peau de méduse).
Ça finit sur une électrocution et un cramage du labo comme méthode efficace (?) de suicide du cobaye.
Pis y’a l’épilogue avec sa femme qui se coupe et dont la plaie se referme quasi-instantanément.
Exactement, pour l’oeil derrière la tête.
Et il me semble que sa femme est même enceinte, ce qui suggère que l’humanité va petit à petit intégrer les nano-bidules dans ses gènes
Je n’ai pas besoin de nanobidules pour te faire une belle jambe : c’était franchement intéressant.
La posthumanité, j’y crois dur comme fer. Je ne dis pas que c’est bien, mauvais, progression ou régressions ; mais au final, tout cela sera forcément régi par une autorité supérieure.
Quid du « Je vaux plus la peine d’être Dieu que toi ou lui », là est la question.
La partie sexuelle est juste über-déprimante…
Par contre, je me demande si « Hé, ça te dirait de vivre une des dernières expérience humaine » marche pour aborder le partenaire potentiel, à tenter : D
J’adore ton article, ton sujet, ta cogite.
Bon, plein de gens ont émis des critiques, je ne serais que redontante à donner, moi aussi, mon avis qui en rejoint, croise beaucoup d’autres
Alors je vais simplement te demander quand tu comptes ramener tes petites fesses à Dublin, qu’on en parle en face… ou en fesses…lol ???
Si ça, c’est pas un ticket de aouf