Autant j’ai fan de Final Fantasy 7, autant j’ai de plus en plus de mal avec les RPG japonais au fur et à mesure des années. Le design et le scénario s’adaptant au public féminin, je peine a prendre mon pied quand des blondinets torse nus se morfondent tout en se demandant avec qui sortir. Y’a une époque où on avait des putains de grosses épées et où on allait défoncer le méchant, qui était le seul androgyne de l’histoire, pour sauver la planète. Alors je joue à Mass Erect Effect, où on a des maouss flingues, on peut baiser qui on veut et où on doit sauver l’univers bordel de merde ! L’année dernière je me demandais si Square-Enix, les papes du RPG Japonais pouvaient encore me surprendre, me balancer un grand titre sur le coin de ma face, un jeu qui me marquerait à nouveau. C’est à ce moment qu’est sorti sur DS The World Ends With You.

Le jeu se déroule dans le quartier commercial de Shibuya, à Tokyo, reproduit dans un style très street tout en conservant des immeubles et lieux reconnaissables. Neku et Shiki sont des adolescents enfermés entre deux mondes, incapables de communiquer avec les passants et sans cesse poursuivis par d’étranges créatures hostiles. Il s’avère que tous deux sont morts, et qu’ils participent à un jeu qui pourrait leur permettre de rejoindre le monde des vivants, ou d’être définitivement effacé. Voilà, pour le pitch, qui va rapidement s’épaissir jusqu’à frôler l’incompréhensible. Mais TWEWY est le genre de jeu qui pousse à aller lire des interviews, éplucher wikipédia, de par ses twists et surtout ses thèmatiques très sombres sur la mort, l’amitié, la jalousie, le sacrifice. Certaines idées soulevées vers la fin sont très dark et m’auront hanté plusieurs jours. Bon, mais à part ça, en tant que jeu, faut aussi que ce soit bien.

En fait TWEWY est surtout méga bordélique, dans le bon sens. Lors des combats on contrôle Neku au stylet sur l’écran du bas et Shiki avec les boutons sur l’écran du haut, en simultané ! Deux gameplays différents à gérer en même temps. Un bordel monstre qui aura beaucoup rebuté. Heureusement on peut laisser l’ordi en mode auto au prix d’un malus d’XP. Le truc cool, c’est l’intégration de l’univers street dans le gameplay. Les pouvoirs s’obtiennent en récupérant des badges, il est possible d’obtenir des bonus de vie en digérant de la fast bouffe et suivant le coin de Shibuya, certaines marques de fringues procurent des bonus et des malus en fonction de la mode du quartier (sachant que plus tu combats dans la même zone, plus tu peux changer la mode du coin). Les possibilités de customisation sont infinies, au point que je finisse par lâcher l’affaire, laissant un tel étalage de profondeur et de subtilité à d’autres, plus patients que moi. J’étais bien trop occupé à kiffer la réalisation.

A l’heure où l’on se doit de faire de la 3D sur la DS pour paraître chic, TWEWY est entièrement en 2D, dessinée à l’ancienne, que ce soit dans les séquences vidéos, les décors ou les adorables sprites des persos. On note bien quelques androgynes par ci par là mais ils sont accompagnés de dudes tatoués et de biatches en mini jupe vinyle. L’univers ne m’avait pas autant parlé que depuis Jet Set Radio Future, dont je reparlerai sûrement à l’occase. Enfin la bande originale est juste une tuerie sans nom, mélangeant japonais et anglais sur des rythmes rock, techno et dance. C’est bien simple, l’album tourne encore dans mon téléphone plus d’un an après. Un excellent boulot.
Malgré des ventes honnêtes et d’excellents critiques, TWEWY se sera avéré trop complexe, différent et mature sous l’emballage street éloigné des standards pour justifier une suite. Quelque part, c’est tant mieux. Petite perle qui m’aura réconcilié à la fois avec Square et ma DS, malheureusement indisponible en VF, The World Ends With You restera sur ma shortlist des jeux réellement marquants de cette génération.
Demain, retour au ciné.
TRAILER STAGE !!!






C’est pas un peu le même scénario que Gantz? ou ils doivent tuer des extraterrestres qu’ils sont les seul a voir pour avoir le droit de revenir a la vie.
Houlà non. Déjà y’a pas d’aliens, et c’est beaucoup plus profond que Gantz, qui compense la vacuité de son scénar’ et les trous noirs de l’intrigue par du gore inutile.
C’est vraiment marrant, en lisant le début du post (et avec la suite invisible), je me suis dit ‘ouaip, pareil, pas accroché à un rpg depuis ff7. Encore que, the world ends with you m’a bien botté’ et là, coup de molette et gros sourire idiot.
Bravo, le Reilly, très bon goût.
J’ai prévu de bouger à Tokyo l’an prochain et je me suis juré de rejouer à TWEWY d’ici là puis d’aller me faire un trip en essayant de repérer les différents spots du jeu avec la BO dans les oreilles, quitte à m’y faire prendre en photo (avec des badges sur la veste, de préférence).
Un truc important manque cependant à ta critique (et à la quasi totalité des critiques de ce jeu): le système de combat même. En un exemple rapide: je commence un combat contre 3 monstres (façon FF7), équipé de trois badges: un qui permet de tirer des fireballs, l’autre de lancer une attaque tranchante, l’autre de restaurer ma vie. En combat, on se déplace en tapant une fois là où on veut aller. Les différents badges et leurs pouvoir sont automatiquement activés en effectuant le mouvement associé, par exemple tapoter l’ennemi pour tirer dessus, le barrer plusieurs fois pour le trancher ou bien en tapotant le héros pour restaurer sa vie. Système cool qui a deux inconvénients:
- quand 2 badges ont un mouvement identique, c’est rarement celui qu’on veut qu’on enclenche
- protection d’écran DS obligatoire – j’en ai flingué 2 sur ce jeu à lui seul
ça c’est pour le héros, écran du bas, pour l’écran du haut, le perso est statique et doit attaquer/se protéger à l’aide du pavé directionnelle. Le choix des attaques enclenchant à chaque fois un symbole/un pattern qui, une fois complété, permet une super attaque combiné (oui, c’est hard, au début, mais on s’y fait).
Un excellent jeu et le fait que si peu de gens le connaissent et me rabattent les oreilles avec un Zelda cul-cul la praline auquel je n’ai jamais accroché me dégoûte.
En ce moment je suis aux taquets pour essayer de finir Elite Beat Agents en hard. Si tu ne connais pas, je te le recommande.
Shin Megami Tensei: Devil Survivor m’a aussi intéressé un moment mais j’ai décroché, sans trop pouvoir dire pourquoi (ou si, contrairement à TWEWY, je me contrefouts du sort des persos, ça aide pas).
Han batsaaard tu vas a Tokyo.
A un moment je voulais faire un top 3 des jeux qui donnent envie d’aller au Japon. Il y était en bonne place avec ShenMue 1.
Si j’ai pas détaillé le gameplay c’est parce que je ne fais pas une critique pour hardcore gamer mais une présentation passionnée. Et j’ai relu quelques tests US qui pour la plupart pointaient du doigt les problèmes de reconnaissance du stylet. Tu es point seul !
Et EBA ça défonce. Mais tu DOIS faire l’original, la version japonaise avec de J-Pop et des pom pom boys en kimono.
OUENDAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!
Elite Beat Agent était juste énorme ! Qu’est ce que j’ai pu en chier sur la dernière des Rolling Stones dans le mode de difficulté le plus élevé. Heureusement que cette chanson est over-kiffante, car la recommencer 15 fois
J’ai déjà joué à ce jeu, le teasing de hier était mensonger, ce blog est un scandale.
Je confirme, ce blog est une BLAGUE, ce billet est une MASCARADE.
Depuis FF7 ? Baten Kaitos, where is ya god now ?
Et accessoirement, FF7 c’est le début de Nomura = de l’ère des héros japs version light. Si tu aimes FF7, tu ne peux rien critiquer sur le RPG nippon, tout découle de.
Et je suis allé à Tokyo, et à Shibuya, et………
La différence depuis FF7 c’est qu’autant tu peux trouver du hentai FF7, autant tu as plus de chances de trouver des slashfics sur le reste.
Non, sérieusement, Squall, quoi.
-> Je ne parle pas non plus des mini-jeux pourris à outrance, volley mutant, jeux de cartes imbitables, etc.
Les RPGs sont tellement bons que la plupart de la production actuelle se fait sous forme de séquelles (FF, Dragon Quest, Tales of,…) de remakes.
Y’a des perles, mais on ne les verras pas, même en DLC. Trop dur de traduire quand un Raw vs Smackdown 2019 ou un PES 2081 s’arracheront encore dans les bacs.
Et les Yakuza 3 et bientôt 4 qui ne seront jamais traduits, pendant ce temps. Là je prends un pied intégral sur Demon’s Souls qui, au moins, m’a déjà fait 60 heures de jeu (pour l’instant) ce qui fait 3 à 6 fois plus que la moyenne actuelle des jeux sortant.
Euh, Queen, quand ton contre-argument est un jeu vieux de 6 ans, je suis pas sûr que ça tienne le choc. Rien que TWEWY a déjà 2, 3 ans…
Ajoute les Paper Mario, Baten 2 et les derniers Zelda, tu as de quoi faire sur les dernières années – sans nécessité de comprendre les kanjis. Qu’importe qu’ils aient 2-3 ans ou plus, tu peux ressortir ta galette quand veux, c’est aussi ça la magie des RPG nippons.
Et Squall était un excellent personnage, mais FFVIII est un incompris :p
Et je joue aussi au squash avec Tetsuya et s’il joue aussi bien au RPGs, faut pas être surpris de l’état du marché.
Je serais ravi que :
- tu m’apprennes à jouer au squash, j’en rêve
- tu me fasse jouer contre Tetsuya, qu’il nous explique pour Irvine.
Ça a l’air sexy toussa ^^ Ça donnerai presque envie d’acheter une DS : p
Mais sinon les Rpg a l’occidentale célebien hein pour les déçu du Jrpg :p
Comme le dis le Reilly,Mass effect Rulezz.
Pis Dragon Age ou Risen.
Bordayl, Le Reilly a vraiment bon gout, c’est certain!
The World Ends With You a été LE jeu de ma NDS l’année dernière! J’y jouais jusqu’au bout de la nuit en me demandant quelles surprises m’attendaient encore au détour du scénar.
La même année, il n’y a que FFV II: Crisis Core (sur PSP) qui m’aura autant fait triper et pourtant je n’ai jamais joué à FF VII et je suis loin d’être fan des « RPG à la japonaise » (juste des jeux d’aventure++ à mon avis).
Le summum du RPG (et de la machine à bugs) restera toujours Daggerfall pour moi.
Rassure moi, la raison pour laquelle tu kiffe Mass Effect, c’est la saine dose de testostérone et pas l’histoire en elle-meme, qui accumule une maxi dose de clichés (« IL FAUT SAUVER LA GALAXIE LOL ») tout en pompant les méchanismes et le scenar de base de la moitié des jeux bioware (NWN, KOTOR) plus fort qu’un shadock. Ah et les persos féminins sont chiant a crever (sauf Tali, mais elle vu que c’est pas un love interest, elle est sous-écrite).
Sinon j’y connais rien en JRPG.
J’ai commencé FF7 (ben ouais j’avais pas de PS a l’époque), j’attend le moment ou je vais me dire « Waaaah c’est trop de la balle ce jeu », entre temps, je continue.
Je maintient que Planescape: Torment est ce qui est arrivé de mieux au monde du RPG. Daggerfall est énorme mais je m’y emmerde.
Beeh et Fallout 1 et 2 ? Baldur’s gate 2 pour l’intéraction entre perso secondaire et le joueur ? Morrowind, quand même ?
Je vais pas rentrer dans les détails, mais malgré le fait que les jeux sus-cités soient tres bons voir excellents, PS:T est, a mon avis, bien au dela en terme de concept et d’écriture.
C’est du domaine du subjectif cela dit, donc libre a toi de penser que c’est complétement faux.
J’ai adoré ce jeu. ♥ Je le trouve vraiment fidèle à l’ambiance des quartiers branchés de Tokyo et puis alors la BO, quel plaisir !
Non, franchement, que de bon goût.
Ce jeu a tout à fait sa place ici. Méconnu par la masse, mais reconnu par tous ceux qui l’ont testé comme excellent.
Je ne me remettrai jamais de la claque visuelle que je me suis pris dans la gueule en y jouant.
La musique d’intro est le morceau le plus chargé d’énergie positive qui ait jamais atteint mes oreilles.
Ce jeu est donc fait de victoire et de dieu, il mérite considération.
*dessine des ronds par terre*
Je kiffe, mais je suis bloquée parce que je sais pas comment butter les cochons… Ils partent trop vite…
Sur ce, je me drape dans ce qu’il me reste de dignité, et je pars googler la soluce.
FF7 me manque
Haha, j’ai commandé le jeu sur mamazone directement après avoir lu ce billet, et je suis plongé en ce moment dans ce jeu merveilleux.
Merci, merci.
(Et, même si FF7 est cultissime, ça n’empêche pas certaines personnes de penser que FF9 est mieux… *se barre en courant*)
[...] ne sais pas si vous vous souvenez de The World Ends With You, le jeu qui est à mes yeux la meilleure expérience que j’ai pu avoir sur Nintendo DS. J’avais [...]