« Death is a disease, it’s like any other. And there is a cure. A cure. And I will find it. »
Dans ma collection de films maudits, The Fountain occupe une place très speciale. Peu de films ont autant exploré les thèmes de l’amour et de la mort. D’abord mis en chantier en 2002, avec Brad Pitt en tête d’affiche, The Fountain devra repartir à zéro lorsque sa star du honorer d’autres engagements. Darren Aronofsky, déjà le génial auteur de Pi ainsi que de Requiem for a dream, ne pu se résoudre à en rester là. Quatre ans plus tard, il convainc Hugh Jackman et sa propre femme, Rachel Weisz de participer à l’aventure. La seule condition des studios sera que le film devra être tourné pour deux fois moins de budget, Jackman n’était pas aussi bankable que Pitt. Du script original, Aronovsky en tirera un graphic novel. C’est donc une autre version de The Fountain qui se retrouva dans les salles en 2006.

De nos jours, Tommy lutte de toutes ses forces pour trouver un remède au cancer qui ronge Izzy, sa femme. Scientifique, il passe de plus en plus de temps dans son labo, à expérimenter, qu’aux côtés de sa compagne qui s’éteint. Car plus Izzy arrive à faire la paix avec l’idée de mourir, plus la colère et l’obstination emporte son mari. Du temps des conquistadors, Thomas se voit confié par la reine Isabelle la mission d’aller débusquer l’arbre de la vie, qui confère la vie éternelle. Ce, peu importe les mutins et autres indigènes qui se dresseront sur son chemin. A une époque inconnue, Tom voyage dans l’espace avec un arbre dans une bulle d’oxygène. L’homme qui occupe son voyage par la méditation, hanté par des visions de son amour défunt, espère atteindre une nébuleuse pour revitaliser le végétal dont il tire sa longévité en mangeant son écorce.

Et là déjà je suis sympa de vous expliquer le pitch. Car The Fountain est très déconcertant. Les trois fils narratifs se croisent tout au long du film sans que l’on sache vraiment quel est le lien, qui est qui. Le long métrage apporte quelques éléments de réponse, le graphic novel offre d’autres pistes. Reste l’expérience sensorielle, à commencer par la beauté des images (qui ne sont pas en scope, mais putain de sa race quel choix artistique de connard !), magnifiques car comme toujours, un petit budget force à de grandes expérimentations. Jackman trouve là son meilleur rôle tandis qu’il est impossible de ne pas tomber amoureux de Rachel. Pour quiconque se laisse porter par The Fountain, les thèmes et enjeux d’une histoire alambiquées survivront au fond du crane pendant des jours, des semaines, des années. La preuve, je vous en parle.

Œuvre d’art, film d’auteur aux interprétations multiples, Aronovsky à accouché d’un monstre de beauté et de sensibilité, bien plus poignant et puissant que le gadget masturbatoire pour bobo qu’est The Wrestler.
TRAILER STAGE !!!






fichtre!
si ton prochain article me troue pas le cul, je déserte the bestplace en la virant de mon agrégateur.
t’as pas vraiment tout compris au film mec, c’est pas un gars qui se rémémore en conquistador ou qui s’imagine en cosmonaute, c’est en fait une allégorie du « I AM THE WALRUS » des beatles! (tu sais, je suis toi comme tu est moi comme nous sommes tous une meme chose)
tous ces personnages étaient en fait la même ame qui voulait sauver la meme âme grace au même arbre de vie. nous sommes tous adam et eve. le cancer est le mal d’aujourd’hui, celui qu’on combat mais qu’on ne voit pas, comme l’avancé des arabes dans l’espagne d’isabelle, qui est décrite lors des flashback.
c’est vrai que ce film est dur a comprendre, trés déconcertant et il est un des rares à m’avoir fait chialer. mais tout de même j’avais un peu plus d’estime pour toi qui écrit si souvent, qui projète de publier un livre, tu aurai du voir que darren dans ce film comme dans PI nous explique ce qu’il a vu quand il a été touché par la grâce. le sens de la vie que chacun doit interpreter a sa manière.
et c’est pas grave que lizzy sois morte puisqu’elle était autrefois une poussiere d’étoile et qu’elle sera dans l’arbre a la fin.
Non.
Si au lieu de me parler sur un ton hyper condescendant alors qu’on ne se connait ni d’ève ni d’adam tu avais lu le bouquin, et surtout les plusieurs pages de préface, tu saurais que ce film ne parle que d’une chose : l’impossibilité d’accepter la mort, de A à Z.
Ensuite je n’ai jamais dit qu’ils étaient tous le même personnage, c’est libre à interprétation. Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit.
Donc de deux choses l’une :
- Tu te calmes et tu me parles mieux.
- Tu apprends que peut être, dans ta vie, tu ne sais pas tout.
« Gadget masturbatoire pour bobo » = c’est mal ? J’ai pas vu The Catcheur, mais je suis pas contre un gadget masturbatoire pour bobo sur le Canal ou dans mon lit.
Par contre Rachel Weisz est moche. Vraiment.
The Fountain me rappelle de Southland Tales, dans son ambition démesurée, sa mise en forme foireuse et cheap, ses difficultés de tournage, sa longueur et sa réception. Deux films mésestimés par deux grands auteurs un peu fous.
Par contre, je ne trouve pas que The Wrestler est un gadget masturbatoire pour bobo.
Ca faisait longtemps que j’avais pas eu autant envie de voir un film dont tu parles. Parce que les thèmes me touchent, ou juste parce que l’article est très bien écrit.
L’affiche de gauche poutre!
J’adore comment le Reilly a remis à sa place Jedounet! Respect!
Tiens, je sais pas pourquoi, mais cet article m’a filé des frissons.
Un film ajouté sur ma liste de trucs à voir, donc ^^
Je plussoie. Ce film dépote. Il est mega chelou mais il est beau
.
Par contre je sais que plein de gens le trouve naze.
Ça renforce le charme du film.