Oops, I dit it again. J’ai acheté le nouveau Anna Gavalda. Bon, c’était pas grâce à la couverture, avec sa photo à la résolution et aux couleurs dégueulasses de cornets de riz (aucun rapport avec le bouquin, mais genre rien du tout), sa typo vieillotte sur un design qui a fait frémir une amie étudiante en design produit : fond turquoise transparent. Je l’ai pas acheté pour soutenir la création non plus, parce qu’avec 300 000 exemplaires imprimés, je doute que Gavalda manque de thune. Sachant qu’il s’agit de toute façon d’une nouvelle auparavant exclusive à France Loisir réhabilité, retravaillée (bah ué a un moment y’a marqué « Feu Michael Jackson », plein d’actualité donc) et packagée dans un petit format vertical pour faire style c’est presque un roman. Non en fait je sais très bien ce qui m’a pris. Je m’étais dit qu’au minimum je saurais ce que kiffent les vrais gens de la vraie vie, dans le meilleur des cas je me marrerai un bon coup. Oui mais non en fait. Ce petit bouquin m’a terrifié. Hyperspoilers ON !

Donc c’est l’histoire de Garance (wtf ?) qui squatte dans la bagnole de son frère Simon et sa femme Carine pour aller a un mariage qui la gonfle déjà. Comme Garance se fout complètement d’être un poids pour sa belle sœur, elle passe le voyage à se plaindre, a exiger des arrêts, des détours et à taxer des trucs à Carine. De toute façon Carine elle a fait médecine, mais elle est que pharmacienne, ce qui est pathétique. Puis sa manière d’être accro à la propreté, control freak, quelle sale conne, à se demander pourquoi Simon s’est marié avec elle. En plus, le père de Carine vote FN, il est raciste. Même que Garance se demande pourquoi elle s’est pas imposée contre l’autre facho ? Preuve que ça la travaille, elle a discuté au pizza hut avec ses amis. Mais bon, c’est pas grave d’être lâche hein, parce qu’elle, elle a fait des études, connait les poètes et la culture, et que du coup, bah voilà, ça excuse d’avoir rien dit. C’est juste qu’elle est au dessus de ça.

La voiture récupère Lola, la seconde sœur de Simon. Les deux connasses continuent donc à conspuer la simple et méprisable Carine, qui en réalité est jalouse de la super vie et du physique de ses belles sœur. Son aigreur s’explique. Gonflés d’avance par le mariage, Simon Garance et Lola s’éclipsent rejoindre leur frère Vincent, qui squatte un château abandonné avec Nono (l’onaniste), qui étant un fils de la campagne, est pervers et légèrement débile. Nono les invite au mariage d’on sait plus qui. D’un mariage de droite les voilà partis à un mariage de demeurés campagnards, qui forcément ne connaissent rien à la culture, d’ailleurs Paris manque à Garance. Si au moins les gens arrêtaient de se moquer de son sari. Rha la la le racisme ordinaire alors qu’elle, bobo au grand cœur aime juste s’habiller en indienne à un mariage pour, heu… on sait pas trop. Mais bon, les gens, tous des intolérants. Heureusement elle a sa fratrie. Et les voilà tous les quatre à batifoler dans les champs. Alors Garance verse une larme, parce que c’est trop beau de retrouver un peu d’enfance entre frères et sœur. Finalement ils repartent en voiture en écoutant plein plein de musique pointue parce que, bien sûr, eux ils ont de la culture.

Je suis ressorti de L’échappée Belle consterné et un peu effrayé aussi. Je pensais qu’un Gavalda c’était juste un shoot de néant, une piqure de vide pour le lecteur de supermarché qui aura l’impression d’avoir lu un livre pour de vrai sans faire un grand effort. Jusque là, check, tout va bien, on ne bouscule personne, la morale est gentillette, le style est vraiment triste (cf Bonus Stage). Mais ce qui m’a réellement dérangé, c’est ce dégoulinement de pensée unique gauchisante popo parisianniste. Si t’es raciste tu es forcément inculte. Si tu trouves étrange que je me pointe en sari à un mariage chrétien, c’est toi qui est stupide et pas moi. Les gens de la campagne, ils sont quand même un peu cons. Puis Paris, c’est pas si mal. Le pire c’est que tout et plus encore est distillé comme si c’était d’une évidence sans borne. Alors que tout le long du micro roman je rêvais de flinguer Garance, sale connasse prétentieuse de merde, gauche caviar de mes deux.

Au final ce qui aurait été couillu, ça aurait été de faire le bouquin du point de vue de Carine, à la vie pénible et répétitive de pharmacienne, qui lutte pour s’affirmer face à sa raclure de belle sœur insouciante et pleine de préjugés sur tout et tout le monde. Ca j’aurais banqué en caisse. Direct. Mais dans le monde réel, je m’inquiète des lecteurs de ce truc. Je pensais les écrits d’Anna Gavalda indolores, je les trouve à présent nauséabonds, à la limite du dangereux dans la manière dont non seulement il caresse son lectorat dans le sens du poil, mais il le conforte dans une vision gerbante de la vie.
Putain, vivement la semaine prochaine qu’on parle d’autre chose.
BACK TO SKOOL STAGE !!!
Toi aussi, élève le niveau d’Anna Gavalda !
« J’avais du mal à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment lourds. D’ailleurs je les ai tâté pour voir si c’était vraiment mes cheveux. »
Si l’on ne peut rien faire pour la pauvreté du style et de l’idée, y’a moyen de passer ça un cran au dessus en virant la répétition et en élevant le langage. Zou !
« Je peinais à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment pesants. D’ailleurs je les ai tâté pour m’assurer qu’il s’agissait bien de ma tignasse. »
De rien.
Sinon, chers lecteurs, d’autres propositions pour sauver cette phrase made in kikooland ?






I lol’d à pas mal de passages.
Couverture vraiment immonde (jpréfère quand tu mets des lapins meugnoooooooons <3 ). Gavalda = traumatisme.
Sérieux, pourquoi tu t'infliges ça ?
Le Reilly,lecteur de l’extreme.
Ça c’est du blogisme total.
Chro intéressante. Par contre désolé mais à tout prendre dans les extraits réécrits, je préfère quand même le premier passage. Les répétitions parfois c’est mieux que les synonymes types clique droit sur word. Mais là c’est subjectif bien entendu.
Encore une de tes remarques brillantes dont tu as le secret, pour sûr l’objectivité tu ne dois pas savoir ce que c’est…
Bonjour Fléau. Merci pour ton msg sybillin, pour changer.
Fléau c’est pour les potes donc…
J’aimerai te parler petit nègre, afin que tu puisses comprendre, mais il faudrait que je refasse toute ton éducation sans parler de tes goûts musicaux.
Oh putain. T’as vraiment craqué Fléau, en toute sympathie.
J’aimerais bien savoir à quel moment t’as changé en chemin depuis la dernière fois que l’on s’est vus, mais le temps file.
Porte-toi bien malgré tout.
Le changement, c’est bien ça le problème chez les gens comme toi, en toute sympathie.
Tu peux crever toi aussi, bonne journée.
Iris –> Parce qu’il faut parfois toucher le fond pour apprécier les jolies choses.
Lupus –> Et ouais, on devrait faire un reality show sur mes lectures, avec mon visage qui se décompose face caméra.
yacine_ –> L’égout et les couleurs comme on dit. Enfin le jour où j’aurais le pouvoir de changer le plomb en or…
En l’état c’était mettre un pansement sur une jambe de bois rongée par les vers.
Est ce comparable à la lecture d’un Nothomb? Non pck Nothomb y a du level dans la connerie aussi.
Tiens, je viens de me rendre compte que j’avais un Gavalda: « Je voudrais que qqu’un m’attende qqe part », il a l’air d’avoir déjà était ouvert…faut croire que je l’ai lu. Si tel est le cas il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, pour preuve.
*fear*
Mais c’est pas un livre de cuisine alors ?
L’éditeur, c’est « le dilettante » ? Genre pas un ss-titre pour expliquer la légèreté de la pensée de la protagoniste ?
Mais bon, oui, il est de notoriété publique que ce qui marche bien est (à de rares exceptions – que je te souhaite) simpliste, mono-dimensionnel et complaisant.
Pour ta réécriture, « tignasse » colle pas trop avec le reste au niveau du langage, et c’est « je les ai_ tâtés« , accessoirement.
Une pensée émue en ce jour pour tous les poilus qui se sont battus pour qu’on lise du Gavalda plutôt que des trucs compliqués comme du Goethe ou du Kant… (Oui, il fallait que je fasse le lien avec la date… Allez plus que 2 ans pour mon orgasme mathématique tordu.)
Most epic wish ever ftw !
Je propose de remplacer la phrase par » « . Ça allège la lecture et c’est tout aussi riche de sens et d’intérêt.
10 com’ à 3 heures du mat’, ça sent le férié.
Rien d’autre à dire sinon que je suis à moitié bourré et que je préfère ne rien ajouter….
Blondinette –> Nan nan Nothomb même si c’est laid, elle essaie des trucs subversifs ou des effets de style. On en veut moins a quelqu’un qui essaie au moins.
LXQ –> Oui oui Le Dilettante c’est le nom de l’éditeur. Des fois faut pas chercher hein.
Jul –> Pas mal. Un point pour toi sur ce coup.
Bill –> Tu commentes sous influence d’alcool ? Je vais tout le dire à Hadopi !
J’aurais bien dit que le bouquin mérite d’être brûlé, tant pour les fautes de goût externes qu’internes.
Mais j’imagine que je serais rapidement taxé de fasciste, et donc de raciste, et donc d’inculte, et donc d’incapable de pouvoir juger une telle oeuvre, et donc incapable de comprendre qu’elle mérite d’être brûlée…
Oh noes!!! Je viens de créer un paradoxe spatio-littéraire!!
2, 21 gigowatts pour réparer tes conneries ! Mais comment veux-tu que je trouve une telle quantité d’énergie Pollux ?!
Non parce qu’en 1985 vous pouvez sûrement acheter du plutonium dans n’importe quelle droguerie, mais pas en 1955 !
Et si on doit attendre que Gavalda produise un éclair de génie pour alimenter la delorean, on est mal barré !
Au passage, même si ça m’embête d’aborder le sujet, vu qu’exceptionnellement ce soir, nous étions partis pour ne pas nous voler dans les plumes avec Le Reilly (mais bon, c’est la faute à Miss Blondinette, elle avait qu’a pas commencer à en parler) ; j’invite les détracteurs d’Amélie Nothomb (et tous les autres) à lire « Acide sulfurique » avant d’émettre un avis définitif sur celle-ci.
Je trouve que la réflexion sur notre société proposée dans l’ouvrage est plutôt intéressante. 5,22 € sur Amazon livraison comprise, par rapport au pognon que Mathias passe dans certaines bouses, c’est donné.
Sur ce, je vais me pieuter, parce que c’est bien beau les conneries, mais c’est pas parce que nous sommes un jour férié que l’on va tous se comporter comme un étudiant touriste qui dispose d’un an pour rédiger un mémoire.
Ahah !
Heu.. C’était bien une blague pour acide sulfurique, hein ?
Ne dit-on pas que la culture c’est la tolérance ? Il paraît donc normal, avec cette idée, de défendre le fait que quelqu’un de cultivé ne puisse pas être raciste.
Bien qu’on puisse évidemment disserter longtemps sur les différentes formes de cultures.
« J’avais du mal à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment lourds. D’ailleurs je les ai tâté pour voir si c’était vraiment mes cheveux. »
« Il m’étais difficile d’ouvrir les paupières et ma capillarité me semblaient étonnamment pesante. C’est pourquoi je la tripota pour m’assurer de son intégrité! »
Mouahaha
Que de retour, je l’ai feuilleté ce bouquin j’étais pas convaincu mais la tu m’a convaincu je ne le lirais pas, je vais rester sur mon stock de BD a écoulé avant de revenir à la vraie littérature….
Très bonne note mec!
Gavalda je lui pisse à la raie!
Je vais te faire un com super constructif : « Garance… tout est dans le prénom ».
J’ai pas encore osé lire un bouquin Gavalda. Mais je le ferai. Oui, j’ai bien osé lire un Musso. C’est dire, j’ai peur de rien. Et ça me gonfle de devoir soutenir une conversation avec un « fan de littérature », qui lit des daubes pareilles.
Remarque, ça change des livres biens.
@Jul: oui enfin le niveau de réflexion faut pas exagérer, elle écrit essentiellement de la littérature pour ado – et encore c’est pas sympa pour les ados – la Nothomb: un pitch vachement bien mais qui finit toujours par se casser la gueule au bout de cent pages et un niveau de réflexion plus ou moins loufoque et subversif. Ses meilleurs bouquins sont sa trilogie auto-fictionnelle japonaise. Là j’avoue c’est du grand art, c’est drôle, on a envie d’y revenir, ça tient la route. Mais ses romans? Allons, soyons sérieux deux minutes.
Le dilettante devrait mieux trouver leurs stagiaires pour leurs couvertures…
Sinon, Gavalda, juste de la littérature française sans ambition, nombriliste à souhait, ce qui promet un film du même acabit…
Cependant, j’admire le degré de ton masochisme, au vu des romans merdiques que tu t’enfiles…
Et belle chronique, soit dit en passant
Ben j’habite à la campagne, donc contrairement à Pollux je procéderai bien à un « acte de foi » (autodafé) avec ce bouquin.
Si on se brûlait les 300 000 ex AVEC sont « auteur » au milieu?
Mais bon je suis un pauvre campagnard, donc je suis pas culturé… Même si je devrais faire un effort, y’a une librairie au village…
Bravo ! Vraiment ! De t’être infligé cela….
Aux chiottes Gavalda ! et pareil pour Marc Levy !
Plutot que de t’infliger des livres pourris chaque semaine, je te conseillerai le trone de fer de G.R.R.Martin. C’est de la fantasy mais Martin a un style qui fout une claque, j’aimerai être capable d’écrire ne serait-ce qu’une phrase avec son niveau ;(. En plus vu qu’une série est en préparation tu pourras critiquer l’adaptation plus tard ;p.
Je bloque sur la couverture là…
Ah oui et comme Emma, « Garance (wtf ?) » !!!!
« Si t’es raciste tu es forcément inculte. »
Ben oui, forcément. Je ne vois pas en quoi il y a à redire là-dessus. Un manque de culture humaniste en tout cas, et affligeant qui plus est.
Et puis j’aime bien l’extrait avant la réécriture. Je déteste le style de Gavalda mais là il n’y a pas grand chose à changer, la répétition ne gène pas, au contraire. Je kiffe cette écriture blanche à la Raymond Carver, sans fioritures. De toute façon et en toute objectivité, personne n’écrit mieux que Carver, ça a été prouvé scientifiquement.
Ce qu’on pourrait reprocher à cette phrase de Gavalda, c’est qu’elle ne veut rien dire du tout. C’est absurde, pourquoi quelqu’un irait se toucher les cheveux pour s’assurer que ce sont bien les siens, ça n’a AUCUN SENS, c’est de la pure FOLIE. On peut toucher ses cheveux pour se rassurer, pour se raccrocher à quelque chose de tangible, de familier, mais en AUCUN CAS pour s’assurer d’en être le propriétaire. S’il y a bien un truc auquel on peut se fier, ce sont les cheveux.
(et un peu pour Baptiste >) Éric Zemmour (wé, j’dénonce) a soutenu qu’il existait des races humaines (sans dire qu’il y avait une hiérarchie entre elles, heureusement) et il est considéré comme plutôt cultivé. Après, si tu considères qu’un raciste c’est juste un mec qui dit que les arabes sont des voleurs, là oui, c’est de l’inculterie.
Les cheveux sont des cellules mortes, c’est sûr que les toucher pour vérifier qu’ils sont à soi, c’est pas très utile.
Wouh putain, faudra qu’on m’explique pour les cornets de riz pas cuit, la signification (s’il y en a une) me dépasse complètement…
Haaan, rapport aux mariages peut-être…
Supposons, benoitement, que je sois masochiste.
Le niveau de ce bouquin est-il si bas que le lire soit une véritable torture des sens? Le genre d’épreuve infame qui vous fait rétracter les testicules (ou les ovaires, c’est selon)? Vomir un peu dans sa propre bouche? Mauvais au point de devoir se faire une liste « pour/contre » pour décider si le lire était plus ou moins plaisant que de se chier dessus?
Parce que j’ai pas lu un bouquin fantastiquement nul depuis un certain temps, et j’ai besoins de rebooter mon échelle de valeurs.
« Mes mirettes me semblaient aussi pesantes que ma tignasse. Je me sentis obligée de me la tripoter pour vérifier que c’était bien mes tifs. » C’est pour contrebalancer le bobo-isme gauchisant.
Iris > Merci. (Mais j’ai tjrs du mal à me rappeler que « ftw » signifie « for the win« .)
Non mais vous vous foutez de moi, là, tous ?! Personne ne voit la PUTAIN DE FAUTE D’ACCORD dans la phrase de Gavalda ?!
J’avais du mal à ouvrir les yeux et mes cheveux me paraissaient étonnamment lourds. Je les ai tâtés par réflexe pour voir s’ils m’appartenaient bien.
oui : ajouter un « s » à « tâté »
[...] Le pourquoi du comment de cet article ici. [...]
Ah, les rétroliens s’font tout seul? (comme des grands, décidément WordPress est plein de ressource).
Pour en revenir à ce qui a été dit ici…
Mince ça signifierait que j’ai lu le meilleur de Nothomb (sur sa super expérience au Japon) le nom m’échappe tant ça m’a marqué… Ah non non non, mais l’horreur, Matth’ je n’peux juste pas croire que Gavalda fait pire…
@Jul’: le prend pas mal hein mais ayant lu ce que j’ai lu d’elle pas sûre de vouloir m’imposer ça une nouvelle fois. Ce serait trop pour mon petit coeur.
Au fait j’aime le prénom Garance et j’aime lire des bouquins de Marc Lévy d’ailleurs ça m’a inspiré tout ça…
Comment avoir l’air maligne et son contraire à la fois :
le contraire : parce qu’avoir l’air maligne implique de facto que ce bouquin, je l’ai lu… ce qui est la teuhon mais j’ai des tas de bonnes excuses. Lire un Gavalda, c’est comme lire le blog de qqn qui remet chaque jour un plus loin les limites de la connerie. Affligeant et fascinant à la fois.
maligne : les cornets de riz sur la couverture évoquent le mariage où se rendent les personnages au début du bouquin. ça fera une question existentielle en moins à certains.
Ravie d’avoir pu aider.