Holishit. Demain c’est l’an 2010. Mais fuck, changement de décennie et tout, la vieillesse bordayl ! Pardon, c’est mon côté vieux con. Celui qui fait que par exemple cette année j’ai pu fêter les vingt ans d’une fille avec qui j’ai des rapports d’ordre sexuel tout en me disant que j’étais putain de vieux. Les années passent et ça devient de plus en plus dur de faire comme si j’étais toujours un teen. Pourtant j’ai l’avantage d’être très immature, très petit et très jeune du visage (Michael J. Fox powa). Enfin, on y peut rien, c’est la nouvelle année. Mais c’est surtout ma dernière chance de me retourner sur les douze derniers mois et de voir ce que j’ai fait, pas fait, appris ou expérimenté. Exemple, comme je l’ai sous entendu fortement quelques lignes plus haut, j’ai tenu ma résolution numéro deux, coucher avec quelqu’un de nouveau.

L’autre résolution tenue c’est la première, avoir écrit un nouveau bouquin. Janvier arrive, et je l’attends de pied ferme avec un manuscrit flambant neuf au bon petit goût d’inédit sous le bras. Niveau écriture 2009 a aussi été l’année où j’ai rencontré un tas de gens dans la vraie vie, des critiques pas si méchant, des écrivaines pas si vaines, ou des écrivains très vains. Une pensée pour ma nouvelle envoyée au mag de Science Po, une première aussi, que je sois retenu ou pas. Question lecture j’ai bien cartonné aussi, ne renonçant jamais à mon rythme d’un roman par semaine minimum. Même tarif pour le blog, qui n’a pas essuyé de jour sans (enfin, pas dans la forme en tout cas). En définitive c’est ma résolution numéro trois que j’aurais qu’à moitié tenu. Question efforts de longue haleine j’ai écrit, j’ai lu, mais j’ai pas maigri. En fait j’ai même pris. Quatre kilos en un an. Uber dépression.

En vrac je retiendrais aussi un max d’autres trucs. La visite à New York était folle, pour un premier voyage à l’étranger, un premier avion. Je ne peux m’empêcher d’avoir envie d’y retourner vite, très vite. Le stage était aussi épique, avec un licenciement tellement ouf qu’on aurait pu en faire un bouquin. J’ai toujours le numéro de portable de mon directeur de création, on verra si un jour j’appelle pour un dernier debrief. Parce que je ne regrette pas. J’ai plus appris sur moi, sur les autres et sur l’entreprise dans la tourmente du baptême du feu que dans n’importe quel stage parfait où tout se passe bien. 2010 est l’année de la remise en selle ou de la chute définitive dans l’errance scolairo-professionnelle. Si seulement j’étais gymnaste je saurais ce qu’on fait quand on tombe de cheval (Zoolander encore).

Niveau 2009 je retiens aussi mon appareil photo de bourgeois, mes sentiments conflictuels pour Ice Girl, la tonne d’articles de blog, les rencontres avec des gens qui le lisent, des soirées à mater du catch entre mecs en buvant du thé, les crises de jalousie, les crises de nerfs, les rétines décalquées au cinéma, face à ma Xbox, Spotify et un tas d’autres trucs que j’ai grave oublié et que c’est mal et que je m’en souviendrai sûrement après coup.
Allez, rendez-vous demain, pour un nouveau début calendaire arbitraire qu’on aura bien noyé dans le saumon et le coca. Oh yeah ! Bon réveillon à tous.





