Un ami à moi m’a dit dernièrement que les divertissements pour beauf sont fascinants à décortiquer. Sur le moment j’ai repensé à TF1 et je me suis dit que pas toujours. Mais il se trouve qu’on parlait de catch, alias le sport merdique qui sert à alimenter des sujets débiles sur TF1 justement où on voit des gamins attardés s’être brisée la nuque en imitant leurs idoles. Pauvres tâches, tout le monde sait que le catch, c’est rien que du chiqué. Même que c’est pour ça que ça n’a absolument aucun intérêt. Je veux dire, regarder des mecs en slips se taper dessus avec des coups qui ne portent pas. Pourquoi faire ? Faut vraiment être attardé pour kiffer un truc pareil. Tout faux, m’a hurlé mon pimp, fan de la première heure, qui a profité que je restais manger un vendredi soir pour me forcer à regarder Raw.

Et là, au bout de quelques semaines, j’ai fini par comprendre. On s’en contrefout des combats, ce n’est pas la moelle du catch américain. La véritable puissance de ce croisement redneck entre le sport et le théâtre, c’est son aspect feuilletonnant. Les catcheurs ont des histoires, des rivalités, des amitiés, tout étant scénarisé jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que l’axe narratif parte en roue libre à la manière d’un soap interminable. Mine de rien, on peut dire ce qu’on veut mais il y a des moves super balèzes et plus je regardais l’émission, plus j’entrevoyais le titanesque travail de répétition des catcheurs et de script des scénaristes. Tout ça jusqu’à créer un univers parallèle où Chris Jericho se fait virer de la fédération suite à une défaite au lieu de simplement démissionner, où John Cena est déclaré comme blessé pour justifier son absence le temps d’un tournage de film. En mêlant le vrai et le faux le catch devient une forme à part d’entertainment. Une bouillie paranormale paradoxalement ultra kiffante.

Pour mon pimp un des grands intérêts du catch en France se trouve dans les commentaires de l’équipe de NT1. Deux mecs moches (un grassouillet et un gringalet) se lâchent en direct live toutes les semaines et racontent n’importe quoi, à l’américaine. Sauf qu’ils restent des puits de science et peuvent péter un câble à expliquer la différence entre adjectifs et adverbes en plein combat ou bien citer l’édit de Nantes d’un seul coup. Forcément puissance comique du décalage entre les mômes décérébrés et l’intellectualité des interventions. A mon niveau ce qui me fascine ce sont les petites vignettes de présentation des « personnages », la mise en scène, le storytelling comme on dit quand on est en master de communication. Avec ma mentalité fanboy ça n’a pas été trop difficile de me trouver des chouchous et de rentrer dans le délire, non sans garder l’œil du marketeux grand ouvert.

En effet le dispositif me fascine, entre la double fédération Smackdown et Raw pour doubler le pognon et créer des évents, les matchs payants, les produits dérivés et compagnie. J’ai l’impression d’avoir juste gratté la surface de quelque chose d’en réalité très complexe aux mécanismes parfaitement huilés. Ne soyez donc pas étonnés si au fil de mes recherches le sujet retombe sur la table. Mon petit doigt me dit que ça ne devrait pas déranger plus que ça, vu que j’ai récemment découvert que plein de diplômés, parfois des filles, matent religieusement le catch en secret. C’est too much, c’est absurde, c’est beauf, c’est sale, mais fuck, c’est très bien foutu !
Allez demain retour à l’intellect avec la critique littéraire numéro one fucking hundred. Ce sera un très beau livre.
LOST STAGE !!!
Sinon, à part ça, aujourd’hui je me lève à 4h du mat’. A 6h50 je prends l’avion pour Bruxelles. A 8h20 je prends l’avion pour JFK. Heure locale 12h40. Le temps de prendre mes bagages, d’acheter un abonnement métro, de prendre la A jusqu’à 42 St, facile 15h. Trouver un Starbucks, prendre une carte fidélité (RED), me gacher, brancher le netbook, me connecter au wifi. Allez, 15h45 max. Pour ceux qui se demandent quand je pourrai donner des news, ça sera là. Dans le cas contraire, tout est possible. Plane crash, plus de batterie, femme de ma vie dans l’avion, racket, meurtre, tacle de Chris Jericho.






T’ain j’avais zappé, je croyais que l’avion était à 4h du mat! Bon bah t’aura presque une nuit normale:
Couché 6h50, pause pipi 1h30 plus tard (bon, là ce sera en Gelbique, sinon c’est pareil!), redodo à 8h40 et levé 6h de l’aprèm (pour nous)…
Cool!! Bon voyage!!
PS: Si tu te crash sur une île déserte, ne suit pas le vieux chauve qui vient de retrouver l’usage de ses jambes, it’s a trap!
http://www.youtube.com/watch?v=HuEKOAsafug&feature=player_embedded#
Ça c’est du catch : p ( On a du oublier d’expliquer a ce mec le concept de gravité)
Et bon courage pour le vol !
Oulah, déjà c’est une triple fédération RAW/Smackdow/ECW.
Malgré leur aspect assez fauché, je kiffe la Chikara:
http://www.youtube.com/watch?v=I9rXb1ZgI9w
L’aspect « nintendo » des matchs est vraiment fendard:
http://www.youtube.com/watch?v=ScHUX1ojyF8&feature=related
ou tout simplement pour leurs menus dvd made in nawak:
http://www.youtube.com/watch?v=uOZnIkgBOdI
Au fait, si tu veut d’autres biopics (autres que celle de Jericho en Spandex), j’en ai à revendre! (notamment celle de Bret Hart).
Je crie au billet sponsorisé. Non, vous ne m’aurez pas, j’ai arreté le catch dans ma jeunesse, je ne retomberais pas !!!
Si tu lis ceci, c’est que soit tu as le wifi dans l’avion, soit tu es en vie, un starbuck dans la main. Enjoy
Ça ne sert absolument à rien mais : +1
Ou une gastro à effets foudroyant !
Dans ce cas là, ne compte pas sur moi pour tout nettoyer !!
C’est attendrissant. Un peu comme un petit garçon qui découvre un dessin érotique. Tu viens de découvrir le sens de la vie, à 20 ans et quelques pommes il n’est jamais trop tard ^^
Ca veut dire quoi « se gacher » ?
S’asseoir, de gâche = une place.
du lyonnais dans le texte
Good night, and good luck.
Le Reilly découvre la vraie vie.
Celle où on regarde du catch.
( et ya les diva qui sont bien bonnes aussi )
I’am the Miz and i awesome !!!!
La société religieuse du beau, du bien et du mieux peut admettre son penchant malsain pour Hulk Hogan
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/18/aujourd’hui-les-bobos-et-ceux-qui-les-pourfendent-aiment-le-catch-je-peux-faire-mon-coming-out/