Vous savez ce qui est super bizarre ? Quand je me suis retrouvé à Bruxelles pour faire le changement d’avion, j’ai pas pu m’empêcher de penser à Modern Warfare II. Un niveau du jeu se déroule dans un aéroport et le but est de flinguer tous les civils (on joue un agent infiltré) avant de s’enfuir sur le tarmac. Depuis l’avion j’ai vu les charriots à bagages en me souvenant m’être virtuellement planqué derrière pour éviter les tirs de la police. Même topo devant les portiques qui ont sonné quand je suis passé en ayant oublié d’ôter mes bagues. Tout ce que je reconnaissais, je l’avais vu dans Modern Warfare II. Parce que plus que n’importe film ou série, les jeux vidéo ont tué ma perception du réel je crois. Et forcément, dès l’arrivée à New-York, c’était encore pire.

Grand Theft Auto IV y est pour beaucoup, à avoir offert la vision la plus réaliste ever de la grosse pomme sur consoles et PC. Fatigué après les onze heures de voyage, j’ai presque eu envie de me prendre un hot dog à la sauvette pour récupérer des points de vie. Puis Times Square, je l’ai fait genre deux cent fois en taxi volé avec les flics à mes trousses, donc bon en même temps… Puis y’a Spider-Man aussi dans le genre lobomotie culturelle. Quand je suis passé à Grand Central j’ai reconnu tout de suite l’endroit du jeu Spider-Man 2 où y’a un maouss combat contre Elektro ou je sais plus qui. Sans parler de l’immeuble qui est censé héberger le fameux Daily Bugle, là où bosse Peter Parker. Mais bon, tout ça c’est pas que moi, je me suis senti obligé de passer devant l’hôtel de Chuck Bass dans Gossip Girl pour satisfaire les coupines.

J’en parlais avec Sharkboy en fait. Mais New-York est typiquement la ville que tu as l’impression d’avoir déjà visité sans jamais avoir de chez toi. Tu connais les noms des musées, tu reconnais des formes de bâtiments, des coins. L’important je crois est de dépasser tout doucement sa première impression. Avoir passé la moitié du jeu The Darkness dans les métros ne fait pas de moi une brutasse et ne m’empêche pas de me paumer. Tout comme rien n’arrivera à retranscrire tous les petits détails, comme ce cuistot chinois qui dort sur son bar avant d’ouvrir une demi-heure plus tard, où ces flics qui te gueulent dessus parce que la route est barrée et que tu tentes quand même de passer, en bon parisien. J’ose pas encore trop prendre les gens en photo, mais il y aurait clairement de quoi faire. L’important c’est que cette impression de déjà-vu passe, pour se focaliser sur justement ce que je n’ai jamais vu.

En tout cas, le jetlag va beaucoup mieux merci. Encore deux trois jours de crème hydratante et il n’y paraîtra plus. Même si j’ai dû investir dans du Labello, qu’on appelle là-bas du « Lip Butter ». Décidément tout a l’air gras ici…
Demain, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes, ciné !






hum -_-
Je disais donc :
Après le “nom nom nom” d’hier, il me prend l’envie de lancer un concours de bulles probables, surtout avec la dernière photo et un imaginaire « salaud de Reilly, tu m’as scalpé(e) pour une biatche de video game ! ». (Désolé, ça risque de phagocyter les commentaires orientés sur la note.)
Au delà de ça, oui, New York est la première ville en terme de culture américaine et elle est sur-représentée dans les fictions US donc c’est vrai que tous les amateurs de pop-culture etc. ne peuvent s’empêcher de reconnaître un bâtiment ou une rue lorsqu’ils y sont confrontés en dehors du cadre habituel. (Et encore, j’ai la chance d’avoir échappé à l’influence vidéo-ludique.)
owiiii un concours
Je suis obsédée par ces flocons de neige qui suivent mon curseur. Ca me rend folle.
Je te rejoins dans la vision de N, c’est clairement la ville ou tu as l’impression de déjà vu. Pour ma part j’avais juste l’impression d’être dans une série TV.
La mise à jour du blog est toute décalée. Mon biorythme va en prendre un coup.
Par contre évite les 5 étoiles et le fbi, on veut revoir le reilly en vie.
Au fait les drapeaux américains, y en a vraiment partout?
@Last Equi : J’aime bien les pics sans bulles moi
Ton premier paragraphe est on ne peut plus juste. Limite, je te piquerais la citation pour mon blog quand je parlerais des imaginaires urbains dans les gamez
(je peux ?)
Sur le sujet (GTA et l’urbanisme), tu peux lire ça quand tu t’ennuies : http://transit-city.blogspot.com/2009/06/et-si-etre-un-tueur-aidait-mieux.html
^^
Ah c’est euh… amusant ça, mon message reste en bas alors que j’ai été le premier à commenter… L’informatique, c’est fabuleux.
je veux une photo d’un arbre de noël à l’américaine qui fait deux mètres de haut avec plein de boules et de lumières et tout…!
tu peux nous trouver ça Le Reilly ? je pense que tu devrais en voir pas loin de Columbus Circle sur la 59ème
(oui je connais l’endroit, et je me la pète un peu là ok… mais on se fait tellement chier à Paris, tu es notre seul petit bout de rêve alors…)
C’est marrant ce que tu ressens finalement parce que perso, j’ai ressenti l’effet inverse: je pensais vraiment connaître le pays a force de bouffer leur culture H24 et sitôt sorti de LAX, j’ai pris conscience que finalement, à part les POI vus et revus dans les films, bah je ne le connaissais absolument pas, ce pays.
Et je pense que c’est encore plus déstabilisant d’accepter de lâcher prise et de réellement découvrir comme un touriste lambda plutôt que de s’accrocher à sa réalité qui peut nous faire rater le meilleur.