L’autre jour j’ai tenté le Subway US, où en fait c’est un peu des maouss portions méga gore, genre le Chicken Cordon Bleu Melt. Le dude qui me servait a tout de suite senti mon accent de merde et a fini la commande en français (pour s’exercer ou m’empêcher de lui vriller les oreilles, je sais pas trop). Il m’a demandé comment je trouvais New York, qui lui pense que c’est quand même une ville sale. Et même si j’ai prétendu le contraire, je dois admettre que je suis assez d’accord. Entre les deux immeubles on trouve des ruelles super glauques, des échafaudages rouillés, des ventilos qui dépassent des immeubles. Puis globalement j’ai évité les fast foods jusqu’ici parce que, et j’ai pas peur du paradoxe, ils ont l’air super crades. Mais il semblerait que ce soit aussi ça New York. Et plutôt que de vous parler d’un film qui se passerait dans un Manhattan bling bling, je préfère vous causer d’un qui se déroule dans des petites ruelles crasseuses.

Le pitch de 16 Blocks est on ne peut plus simple. Jack (Bruce Willis) est un vieux flic tout naze, genre alcolo, largué par sa femme, au bout du rouleau. Ses supérieurs le forcent à faire un peu d’heures sup’ pour accompagner Eddie, un témoin insupportable tellement il est bavard, jusqu’au tribunal, à seize blocs d’ici. Le tout c’est qu’il arrive sain et sauf d’ici les deux heures qui les séparent de l’audience. Forcément, les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent et Eddie s’apprête à témoigner contre de gros poissons, prêts à tout pour le plomber. Dans un sursaut d’éthique, Jack décide alors de faire traverser à son témoin les seize blocs, peu importe son état de fatigue général et le bordel dans lequel il est en train de se fourrer.

16 Blocks est avant tout cool parce qu’il est honnête, qu’il ne se la pète pas. L’intrigue est simple, posée rapidement et sans gros twists de sa race. Le film est structuré de manière à être filmé à peu près en temps réel, ce qui confère une bonne dynamique à l’ensemble. Et comme je le sous-entendais deux paragraphes plus haut, toute l’action se concentre dans les petites ruelles, les apparts miteux et les portes de derrière de Manhattan. C’est une ville au ras du sol à laquelle on est exposée, qui offre des décors sombres et sales. Bruce Willis tient dans ce film mineur un de ses meilleurs rôles de ces dernières années sur pourtant la même base de personnage que celui de Surrogates qui ne fonctionne pas du tout. Mos Def plaît ou agace mais on ne peut nier qu’il possède un bon flow.

Nerveux et urbain, 16 Blocks assure le spectacle sans sourciller ni rester plus longtemps qu’il ne le faut. Et en étant plus que correct avec son public sans chercher à trop en faire, il devient hautement recommandable.
Demain on parlera bouquins et US of A.
TRAILER STAGE !!!






et oui c’est grand un subway, comme son nom l’indique « footlong ». bon après ça dépend de ta pointure c’est sûr…
David Morse un bad guy efficace avec cen petit plus de son of the bitch qui donne un bon équilibre avec la morale inévitable qu’incarne le héros.
Concernant Mos Def, je préférais l’époque où les renoi(s) crevaient décemment en premier aux début du film au moins il ne jouaient pas les Vorky de service et je ne parle pas du doublage fr à la sauce Charles Villeneuve, bref mos def mc surcoté et acteur sur quota.
Le film en lui même c’est un classique dans le côté fondamentaliste du genre, on pourrait lui reprocher d’être anti-daté mais nos nouveautés le sont déjà.
Seul regret, Willis dans les rues de NY et pas de blague raciste ? Putain de 11 septembre et ses dégâts collatéraux.
I hate nigger !
Ouais bon film. Moi j’ai trouvé que c’était un peu une sorte de suite / parallèle a die hard, vu que comme d’habitude il est flic, ne demande rien a personne et les plus grosses emmerdes du monde lui tombent dessus.
Bruce Willis en fait dans la face qu’il a d’occuper un peu toujours les mêmes rôles c’est un peu un James Bond urbain et plus physique dans son contact avec les bad guy. ^^
Eric –> J’ai pas des pieds de Yéti.
souklaye –> J’aime quand tu postes des commentaires de qualité.
T0Y –> Pas faux ouais. Et puis Richard Donner derrière la caméra aussi quoi !
Mouais pas trop dac avec TOY j’ai vraiment du mal à comparer ce qui lui tombe sur la gueule dans die hard et ce qui lui tombe sur la gueule dans ce film ( *spoil : d’autant plus qu’il l’a en partie provoqué ).
Je trouve au contraire qu’on est dans l’anti die hard : le mec il fait aucun truc impossible, il est juste un peu plus malin que les bad guys et il connaît super bien le quartier.
Sinon Mos Def ouais il en fait un peu trop mais je le trouve quand même plus que correct dans son rôle. (et perso je le trouve super bon au micro souklaye :p)
Bref moi j’avais beaucoup apprécié ce film quand je l’ai vu, ça divertit, ça se laisse voir et la distrib est bonne.
Encore une bonne chronique. Merci.
Tiens d’ailleurs, petit clin d’oeil à ton blog sur le mien.
A très vite et bon voyage.
En effet 16 Blocks est bon, avec son petit coté « pas d’embrouilles ici, j’me la joue pas, je vais te ramener du coté des bon vieux films d’action des 90′s gamin, tu va voir tu va kiffer a l’ancienne ». C’est donc paradoxalement assez fresh. La fin manque de couilles, par contre.
Et Mos Def frise l’insuportable dans ce film, et je rejoint Soukaye, en plus en tant qu’MC il est pas plus que correct, j’ai jamais pigé le culte que lui vouent certains. Mais bon c’est hors sujet.
Et tant que l’on parle de films d’action, j’ai vu Total Western récemment et holy fuck! C’est bien! Pas grandiose, mais pour du made in céfran, c’est fou.