Je dois être un des voyageurs les plus chiant du monde. Vous vous souvenez la déception post achat (Oh noes quelle merde ce netbook pourquoi j’ai dépensé des sous ?!?). Bah je fais pareil mais avec les voyages. Suffit que j’arrive quelque part pour me dire que, putain, je repars dans trop longtemps et ça me mine. Peu importe que ce soit sur la côte avec l’ex-femme de ma vie, dans la maison de campagne d’une copine de collège ou entre mecs à New York, dès que je mets les pieds ailleurs, je veux rentrer. Au moins je suis cohérent avec ma logique de gros geek sédentaire connard. En plus la ville est agressive, personne me fait des câlins et je reçois des mails des gens qui pleurent et me jure que dès que je reviens, ça va être maxi best of de hugs et de soirée peinard pour fêter nos retrouvailles. Mais paradoxalement, ce qui finit par me sauver de ce genre de logique contre-productive, c’est la routine.

Aujourd’hui ça fait plus d’une semaine que j’écume New York et je commence à prendre mes habitudes. Je sais où choper du lait jusqu’à minuit, je ne me goure plus de métro, j’hésite moins pour savoir dans quel sens remonter les rues et la nana de l’Artichoke (pizzas de ouf artichaut/épinard/fromage/crème) me reconnait quand je passe commande pour Sharkboy et moi. Je veux dire, j’en suis au point où les caissières de fast food comprennent ce que je dis. L’immersion, y’a que ça de vrai et je dois avoir l’air suffisamment convaincu pour que l’on m’arrête à plusieurs reprises dans la rue pour me demander son chemin. Bon, okay, j’ai toujours des sales tics de parisien, genre traverser au rouge (fun fact, les voitures New-Yorkaises ne s’arrêtent pas). Mais globalement, j’ai pris le pli de mon nouveau milieu et même si pas mal de gens me manquent, je n’ai plus envie de sauter dans le premier avion.

Faut dire que j’avais aussi un doute vis-à-vis du quotidien entre mecs. Ni Sharkboy ni moi ne somment réputés pour nos franches amitiés viriles. On préfère les filles jusqu’au bout (bon, et Pollux aussi, parce que Pollux, je l’aime). Pourtant on se démerde plutôt bien avec notre unique trousseau de clef. Je fais ma biatch en achetant du dentifrice quand monsieur oublie et il est assez cool pour pas me réveiller le matin quand il part bosser, la fleur au fusil. Moi qui fut toujours traumatisé par la simple idée d’une colloc’, je survis pas trop mal de pieuter sur un matelas gonflable à côté du lit. Même que l’autre soir, à Brooklyn, il y avait une fête dans un putain d’appart’ trop grand, trop classe, avec une chambre qui se libérait. L’espace d’un instant, je me suis dit que ouais, je me serais bien vu crécher dans un coin comme ça.

Pendant ce temps-là, dans la vraie vie, dans une semaine pile je serai déjà de retour à Lyon (arrivée jeudi dix heures et des cacahuètes) avec un aller-retour sur Paris à faire avant Noël (récupération portable/Xbox et mission à l’IMAX pour Avatar). Le temps file, le bâtard. Sur ce, c’est l’heure des fruits loops !






Les voyages forment la jeunesse tout ça, mais je dois avouer que moi aussi, malgré des vacances un peu partout, j’étais tjrs en train de penser « c’est mieux à la maison ».
Mais c’est cool que tu t’adaptes, sauf que ça va un peu forcir l’idée de certains de te faire aller un peu partout dans le monde pour faire un blog de globe-trotter…
(Hum… « sommes« .)
Non mais en fait, partout dans le monde, les voitures s’arrêtent pas en fait! Y’a qu’à voir tous ses étrangers qui s’arrêtent aux feux rouges pour piéton à Paris!
Les pauvres, s’ils savaient…
PS: Moi aussi je t’aime Dude! Bromance for life!
Essaie de traverser au vert aussi bien qu’au rouge en Chine, je te promets des surprises.
Je comprends le phénomène de sédentarisation en déplacement. A Canton, j’ai commencé à vraiment prendre mon pied quand je commençais à connaître le quartier, moi aussi – l’épicerie y tout.
Fun Fact: rien de plus marrant que d’entrer dans un magasin « produits de luxe/Gourmets’ delicacy » et de trouver du « Deluxe French Cheese »: de la vache qui rit.
euh… Ta pizza artichaut/épinard/fromage/crème ne me donne pas franchement envie, là. Voilà, c’est dit.
Ca fait quelques jours que je suis ton blog, et je dois dire je kif bien, t’es agréable à lire.
J’te rassure t’es pas le seul, ton côté chiant c’est culturelle je crois.
Le « je veux rentrer maison » est un mal bien français apparemment, il m’est arrivé de partir ailleurs, de croiser des français sur place et au fil des rencontres t’as 7 chance sur 10 (chiffres qui n’ont rien d’officiel hein) d’entendre ce refrain « en france on fait comme ci, vivement que je retrouve le bon camembert et bla bla bla »
C’est français quoi, on n’y peut rien =(
A porte d’Ivry, ce sont les voitures qui passent au rouge et manque d’écraser cet abruti de Rougenoirblanc qui attend le piéton vert pour traverser. Idem à Porte d’Italie…
Enjoy tant que tu peux quoi qu’il en soit. Tu pourras y retourner à l’occasion
Avatar en Imax, tu l’as reservé à une gonz’ encore, ou on peut y aller entre couilles ? ^^
Ton premier article avec un titre en français !
Je suis ému.
Jul: mais non, ca passe aussi en anglais!
*imagine Le Reilly en train de faire une cheerleader routine*
*sort*
Amen.
OMG. Je dois t’avouer qqch: je crois que ce post, lu hier, m’est sérieusement monté à la tête. Pcq figure-toi que j’ai rêvé cette nuit que je squattais chez toi (du moins, c’était censé l’être pcq comment pourrais-je rêver de qqn que je n’ai jms vu?) à Lyon. J’ai vu que ça te faisait chier alors j’ai dit « Je peux aller chez ma tante à Reims si tu veux, c’est pas loin » HUM. Finalement, tu m’as autorisée à gratter l’hospitalité et même que tu devenais de + en + gentil.
OMG bis. Ce commentaire reflète parfaitement mon manque absolu et actuel de vie sociale là, entre le stage, les travaux & les exams. Et il montre également à quel point je ne travaille pas.
NY ça donne bien envie!