Quelques semaines plus tôt, Pierre-Eric m’envoyait un lien, les 20 livres de l’année, décidés par un hebdo, je ne me souviens plus lequel. Dans les tas, les Aimants, de Jean-Marc Parisis. L’auteur à sur la photo de couv’ un regard un peu torve, désabusé du quadra qu’on a cadré au niveau du front des fois qu’il possède un début de calvitie. Bien aimé le titre, bien aimé le pitch, go for it. Surprise post-lecture, en fait c’est pas vraiment un roman. Avec à peine plus de quatre-vingt-dix pages, Les Aimants raconte l’histoire vraie de la rencontre entre Ava et le narrateur sur les bancs de la Sorbonne. Les deux tourtereaux s’unissent avant de se séparer quelques temps plus tard. Des cendres de l’amour nait une amitié si solide qu’elle semble unique. Jusqu’à ce que la maladie emporte Ava, et que l’écrivain se retrouve seul face à lui-même et à la perspective de devoir avancer sans sa moitié.

Au début j’ai eu beaucoup de mal avec Les Aimants. Encore une putain d’histoire d’écrivaillon et ses amourettes à Saint Germain. Fuck it merde à la fin ! Le caractère autobiographique du récit ne m’avait pas encore sauté au visage. Puis j’ai repris ma lecture des cinquante dernières pages dans un petit Starbucks de New York. Ce fut un café et une grande baffe dans la gueule. Avec le changement de ton Parisis se dévoile, son style laisse paraître autant l’amour que la douleur. Je ne pensais pas qu’il était possible de se faire briser le cœur en une trentaine de pages. Vous êtes prévenu, je ne l’étais pas. Et depuis que j’ai bouclé Les Aimants, j’ai la certitude que je le relirai, très bientôt, avec un éclairage différent. La brièveté du texte s’y prête, mais la découverte des mots tout autant.

Parisis jongle avec habileté avec des structures et des images complexes sans sacrifier à la compréhension. Les phrases friment sans être illisibles pour autant, sans contrarier le rythme de lecture. Le mot qui me vient en premier lorsque j’y repense c’est « élégance ». Parisis écrit comme un véritable gentleman, prenant de la hauteur afin de mieux exprimer ce qui se trame en son intérieur. Sur le fond, le livre peut rappeler Lacrimosa, de Régis Jauffret, autre texte sur une aimée disparue. Mais là où Jauffret faisait parler les morts et dévidait encore et encore le fil des derniers instants, Parisis préfère célébrer la vie, les moments partagés, l’histoire commune et sa mutation. Toute cette première partie à priori insignifiante ne fait que raconter encore et encore à quel point Ava aura irradié l’existence de l’auteur. Deux approches différentes pour une seule tragédie.

Les Aimants n’est pas réellement un roman, mais il reste facilement un des textes qui m’aura le plus touché cette année. En espérant qu’il en touche d’autres, je sais déjà que je vais faire tourner mon exemplaire.
Demain, re-critique littéraire, ça vous apprendra à vous plaindre quand j’en fais deux d’un coup.






Le toshop de la voiture est plus que douteux.
Plus touché que One Day ?
Devenir super pote avec une ex ca me parle bien comme truc. La couverture est pas top il se ruinent pas en graphisme sur ce coup la.
Sinon, les livres c’est bien, mais la musique alors… ?
Encore un article où je suis cité ô//
Content que le lien t’ait servi aussi ^^
« Demain, re-critique littéraire, ça vous apprendra à vous plaindre quand j’en fais deux d’un coup. »
Nous, tout ce qu’on dit, surtout, c’est que tu n’as rien trouvé d’autre à dire.
Mais je suis déçu: même pas un petit Avatar review en 3D que c’est tellement mortel? (Se fait démater un peu partout pour son scénar, d’ailleurs)
Bon, on dirait que mon msg est pas passé en fait…? C’est dommage, je sais plus trop ce que j’y disais.
Cela dit, je me sens également visé par la dernière phrase.
Bah mince, pk mes msgs sont-ils modérés ?
Ah, les liens dedans.
Merci du conseil de lecture ça m’a donné envie de lire ce « récit ».