J’ai donc commencé un nouveau roman. C’était surtout histoire de pouvoir coucher les premiers mots au dessus de l’atlantique. On frime comme on peut. En fait je galère jamais vraiment avec les premiers chapitres. Je passe tellement de temps à les ruminer que je les écris d’une traite, sans sourciller. Reliquats de mon époque scénariste ça, pondre des bons incipits c’est ma passion. Exemple, j’ai déjà celui de mon roman d’après celui là que j’ai à peine commencé. En deux heures et trois verres de jus d’orange (trop bieng à volonté sur Jet Airways) c’était bouclé, quatre pages à peu près propre. Insérer saut de page. Taper « chapitre deux ». Et maintenant quoi ? Non parce qu’en fait j’ai refermé le clapet de mon netbook y’a plus d’une dizaine de jours, après relecture, et j’y ai pas retouché depuis. A peine 13 800 signes espaces compris et je plante ?

En vrai je suis face à un tas de problèmes. Le premier étant que Perfect Ten est le projet le moins autobiographique que j’ai pu entamer jusqu’ici. Hormis les inspirations tirées de quelques amis proches ou pas, toute la structure et les situations sont fictionnelles. Ce qui implique que je doive m’atteler à faire un plan, prendre des notes. Il faut que je découpe chaque chapitre, que je liste les personnages secondaires, leur background, motivations et arcs sur le roman. Sans parler des recherches. Rien que pour le second chapitre je dois descendre les pentes du vieux Lyon, appareil à la main pour le nom des rues et références. Ne pas pouvoir dérouler du texte au fil de la plume, c’est un challenge dans tous les sens du terme, grisant et casse couille à la fois. De toute façon, le travail préparatoire c’est rien que de la gnognotte comparé aux autres écueils.

J’ai décidé de me pourrir un peu la vie en décidant pour la première fois d’abandonner à la fois la première personne du singulier et le sexe masculin. Yay pour une héroïne à la troisième personne. Oh et comme un chapitre sur deux est un flashback, paye ton temps du récit en combo avec le présent de narration. Une fangirl aura beau m’avoir confié que le « Elle » me va bien, que ça produit quelque chose d’intéressant, ça reste juste une souffrance à rédiger (et je ne parle même pas des fautes d’accord). Bien entendu ça reste un exercice de style et la douleur à pour but d’être récompensée par le dépassement de soi, l’envie d’essayer de nouvelles choses et d’élargir sa palette de skills. Enfin, la bonne nouvelle, c’est que j’aurai pas vraiment le temps d’y retoucher avant deux mois.

Entre la correction finale de mon second manuscrit, sa tentative de mise sur le marché (achetez-en, c’est méga bankable en plus !) et mon mémoire (« Tu sais que tu peux pas tripler ton année hein ! » Ma mère), je dois mettre mes ambitions au placard momentanément. Ca m’aurait pas empêché de proposé une version modifiée de ce premier chapitre pour le concours de nouvelles du mag’ érotique de Science-Po. On verra bien. Tout ce que j’espère, c’est que le moment venu j’arriverai à me dépêtrer de mes soucis d’écriture et que la démangeaison sera toujours là pour accoucher d’un nouveau tas de feuilles dont je serai fier. To be à suivre, après les vacances de Noël, parce que s’il y a bien un moment dans l’année où l’on a le droit de rien branler, c’est maintenant.
PAGES STAGE !!!
Oh et sinon j’ai rapidement bidouillé les pages du blog, en virant notamment l’extrait PDF de Merci Pour Les Souvenirs. Entre le fait que je ne sache jamais qui le charge quand je voyais un clic et la désagréable impression de laisser un truc vieux et pas représentatif en accès libre, j’ai préféré supprimer le lien. Mes textes restent donc accessibles, mais sur demande, en attendant le papier.






Ok alors je demande : je peux avoir le troisième chapitre, et tous les autres qui suivent de Merci Pour Les Souvenirs s’il te plait merci ?
J’étais l’un des clics. Et maintenant, je vais moi aussi devoir me résoudre à mendier tes autres textes.
Moi j’attendrai qu’ils sortent en poche