Un truc m’a fait sourire y’a pas longtemps dans les commentaires. On me demandait pourquoi je ne parlais pas plus de musique, ou mieux, pourquoi je ne critiquais pas des zalbums, avec des sons dedans. Trop mignon, quelque part ça m’emplit d’espoir de m’apercevoir que tout le monde ne sait pas encore que j’ai vraiment des goûts de merde. J’aime la soupe commerciale, faire des efforts d’écoute de trucs mieux construits me file la migraine, tout ça datant de bientôt vingt ans et de mon premier redoublement en cours de solfège. Franchement, un jour je ferai un article sur les gens qui donnent des avis sur des domaines qu’ils n’ont pas les compétences pour analyser (si tu as des goûts et une culture de merde en ciné et que tu twittes systématiquement ce que tu penses de ta dernière séance, je parle de toi). Si je dis ça, c’est que musicalement je ferme ma gueule.

Je ne critique pas d’albums en public (par extension sur le blog), je limite au maximum mes avis sur les réseaux sociaux (sauf quand Blink 182 se reforme ou que Fall Out Boy se sépare mais c’est différent). Epargner au reste du monde son mauvais goût est affaire de décence en ce qui me concerne. Je considère qu’il est plus facile d’assumer mes travers artistiques en ayant conscience que c’est de la merde plutôt qu’en tentant que les légitimer à la face du monde. Les plus curieux ou masochistes de mes amis savent ce qui compose mes listes de lectures et mes derniers coup de cœur inavouables. Parce qu’en vrai, je bouffe de la musique à longueur de journée. Je ne peux pas bosser sans un fond sonore, même tarif pour les trajets en transport, les salles d’attente et compagnie. Et pendant des années j’ai absolument tout piraté (j’ai du acheter quoi, cinq CD en vingt trois ans). Jusqu’à il y a deux semaines, quand je me suis abonné à Spotify premium.

Pour moi c’était impossible de passer deux semaines à l’étranger sans profiter de mes playlists, pour rédiger mon blog, surfer ou juste me détendre après des heures de marches. Alors je suis passé à la caisse, principalement pour le mode voyage et le mode offline (lire mes morceaux préférés dans l’avion, hors connexion, magique). Le plus drôle c’est la perception du service entre moi et ma mère. Pour elle c’est dix euros par mois, pour ne rien posséder au final. De l’argent par les fenêtres, un gaspillage, une contrainte financière de plus pour pas grand-chose. Sauf qu’elle dépense chaque année pour elle ou les autres plus de 120 euros de disques. Le marketeux dans le dedans de moi ne peut s’empêcher d’être émoustillé par cette cible hostile à l’offre par logique générationnelle différente, un autre usage de l’outil informatique. En ce qui me concerne, j’ai atteint le point de non retour.

C’était une chose de pouvoir écouter mes playlist dans l’avion, en mode offline, libéré de toute publicité. Mais depuis deux jours je suis passé à la version mobile, à utiliser Spotify sur mon Nokia, jetant aux chiottes toute ma logique de piratage de MP3s. Car mine de rien, être du bon côté de la légalité, c’est pas déplaisant philosophiquement (attention j’aime les artistes mais je crache sur les majors). Et puis, soyons honnêtes, objectivement dix euros par mois pour tout ça, c’est rien (sauf comparé à mon précédent budget de zéro). A partir de là, à part à l’occasion d’une BO rare ou de morceaux chelous, je ne me vois pas retourner en arrière. Fuck.
Demain, bouquin !




A part ça, demain je vais voir Avatar. Oui, je sais, je suis à la bourre. Mais c’est aussi ça d’être exigeant, ayant décrété que ma première vision se ferait au Gaumont Disney Village. C’est l’IMAX ou rien, surtout après avoir vu la bande annonce en IMAX à New York. Ca va roxxer des poneys comme on dit chez nous. Comme prévu les aigris ayant prévu de le détester le détestent (exemple de Lam « Ahlala, je sens que je vais pas aimer » « Bah ouais, j’ai pas aimé », la méthode coué marche aussi pour le mauvais goût) pendant que ceux à l’esprit un peu ouvert (comprendre pas blasé), capables de faire abstraction du contexte (thune/promo/hype) prennent un pied fou. Avatar a réussit à faire bouger mon radin de frangin de chez lui et lui faire payer un surcoût pour la 3D. Rien que pour ça, c’est pas un film normal. Je sais déjà que je vais aimer, ce que j’en ai lu,