Ce qui est pas mal avec l’écriture, c’est que je peux voir les progrès au fil du temps. Par exemple j’ai en grande partie réglé un de mes problèmes de lourdeur. A force qu’on me dise que mes phrases étaient trop longues et que le rythme oral devait parfois être cassé, j’ai fait des efforts. Mon dernier manuscrit comporte un tas de virgules, quelques points et parfois des phrases courtes. En tout cas assez pour que le problème ne soit plus soulevé par mes correcteurs, ce qui détend un peu niveau critique. Bon, je peux pas m’empêcher de venir vous coller une grosse structure passive des familles, ou une comparaison compétemment alambiquée. J’ai envie de croire que ça fait partie de mon style. Au moins un peu. Non ? Bordayl ! Mais pour chaque description bien troussée ou chaque dialogue plus vrai de vrai, je continue à cumuler des saloperies de tics.

Par exemple, j’ai un vrai problème au démarrage. Prenez le premier chapitre de Perfect Ten. La structure est bonne, le flow est bon et le cliffhanger accomplit prodigieusement son boulot. Alors pourquoi faut-il que les deux premiers paragraphes soient boursouflés à ce point ? Le premier fonctionne sur un effet de style en vase clot qui l’isole du reste du texte. Le second tente d’apporter une idée intéressante mais patine, est soit trop long soit trop court sans que j’arrive à trancher. Partant du principe qu’il ne s’agit que d’un brouillon, j’ai peu rebossé le truc en me disant que j’y retoucherai à la fin. Mais merde ! Ca me fait chier. C’était déjà pareil sur Merci Pour Les Souvenirs, une première page prodigieusement poussive avant que le rythme ne trouve le bon tempo. Mon nouveau manuscrit évite cet écueil grâce à une bonne dizaine de réécritures poussées par des conseils hyper pointus de mes amis.

Peut-être que je suis une sorte de sportif de la prose. Je devrais écrire n’importe quoi, genre une note de blog, avant de commencer un nouveau manuscrit, histoire d’être dans le flow. J’essaierai sur le prochain. En attendant mon plus gros problème est ma légère dyslexie. Quand j’étais môme, à l’école, je me retrouvais souvent à commencer un mot par sa seconde lettre, planter deux secondes puis venir rajouter celle qui manquait. Maintenant ça se traduit par des inversions de lettres ou syllabes par homonymie, des mots de liaison qui disparaissent et compagnie. Et j’ai beau me relire, il me faut parfois trois ou quatre passages pour tout trouver. Sur les quatre pages du premier chapitre de Perfect Ten, on m’a trouvé cinq homonymes qui viennent casser la lecture, sans parler des lettres disparues ou en rab’. Pourtant je l’ai relu attentivement avant de l’envoyer pour le concours de nouvelles de Science-Po.

Les plus attentifs ont bien sûr déjà remarqué ça sur les notes de ce blog. Et j’ai beau dire que je fais ce que je peux, on peine à me croire. Je me demande dans quelle mesure c’est de l’étourderie, ou une connerie neurologique. Ca me ferait une bonne excuse non ? Comme ça je pourrais me faire rembourser un correcteur par la sécu !
Demain on parlera de la vieillesse en banlieue (si si !)
TRACKBACK STAGE !!!
La semaine dernière c’était spécial colère, haine et compagnie. Du coup je n’ai pas pu vous signaler cet incroyable article d’Eric Maillard (alias @PRland). L’homme a bien aimé mon blog et en fait la pub avec brio, en point que j’en mouille un peu la cornée quand même. Vous me direz, les relations presse, c’est son job. Mais cet article prouve que son job, il le fait super bien.

(Bon, maintenant faut que je l’achète à coup de bières jusqu’à ce qu’il soit saoul pour qu’il me fasse un dossier de presse de bâtard pour mon nouveau manuscrit…)






Oui, j’ai souvent constaté ce type de fautes dans tes articles, et j’ai presque aussi souvent lutté fort pour pas les signaler dans un élan trollesque. N’empêche, chui ptetre fatigué mais j’en ai pas vu là (ah si, « compétemment »), sauf dans le trackback stage, c’est dommage de riper sur la fin, comme ça.
Dis, puisque j’oublierai de le demander à l’occasion et que là j’y pense quitte à être hors sujet : pourquoi tu ne mets pas ton vrai nom sur Twitter, au lieu de la version longue de ton pseudo ?
hum, j’ai jamais vu les fautes, je devrais commencer à m’inquiéter …
Il y a souvent des fautes dans tes articles. Mais qu’importe, le fond est bon, intéressant, et donne envie de lire
Je me dis que c’est le rythme des 500 mots quotidiens qui pousse un peu à la faute également puisqu’il faut soutenir le rythme. Mais nevermind. Moins de fautes serait un bonus collector en fait.
Mojitos, pas bières… ^^
Je ne sais pas si tu écris tes nouvelles ou romans avec le même style que tes posts sur ce blog… Mais j’aimerais bien les lire « bordayl »
Pareil que Rougenoirblanc, et puis c’est pas non plus comme si tu faisais pas attention, on voit que t’es pas un kikoulol non plus
(et tant que j’y suis, proposition indécente, que tu risques de refuser vu que tu as mentionné des amis correcteurs; mais moi plus tard, j’envisage fortement d’être correctrice littéraire (j’aime bien les règles, chuis maso), donc si ça t’intéresse, quelqu’un qui n’a aucune expérience et qui voudrait juste se faire la main…)
En effet, la bière marche bien pour les dossiers de presse. Pour les dossiers de presse de bâtard, ce sera au mojito ou au coca, pas de juste milieu…
LQX –> Pour Twitter ? Heu, bonne question. Aucune raison en fait.
kitsuney –> Dans mes braaas !
RNB –> Believe.
shark_y –> Je m’y connais pas en alcoolisme mouah monsieur !
Chill –> Ca dépend des romans. Le premier non, le second presque oui. Le troisième pas du tout.
Misc –> Me tente pas trop non plus…
Eric –> On peut mélanger mojito et coca ?
non, je dis juste, si t’as besoin…
Arf, on ne saura donc jamais pourquoi tu n’es pas allé en cours la dernière semaine d’il y a deux ans…. (confer http://thebestplace.fr/2009/01/29/304-%E2%80%93-judge-reilly-is-the-law/)
Tu peux te vanter de tes teasings longue durée ^^’
Et preum’s pour le relecture, j’avais proposé :3
Oh pareil que Miscellaneous, si jamais je peux être utile à l’occas’, ça me permettrait de payer mes lectures quotidiennes ha ha
(pareil sauf que je veux pas devenir correctrice littéraire – je suis traductrice donc relecture orthographe typographie c’est une bonne partie de mon boulot. Par contre je corrige pas trop le style, surtout l’orthographe et d’autres trucs genre : c’est pas Merci Pour Les Souvenirs (ça c’est pour les titres anglais) mais plutôt Merci pour les souvenirs… en italique d’ailleurs si je pouvais haha… bref.)
Il semblerait que la dyslexie est avant tout neurologique et que certains chercheurs estiment qu’environ 10% de la population en est atteinte à des degrés variés. Cela sonne un peu « maladie » dit ainsi, alors que pas du tout. [ manque de connaissances techniques, -_-' ]
J’admire le travail d’autocritique stylistique, en tous cas.