660 – Battle Axe, Unearthed

Cet été, un pote m’avait proposé de faire passer mon dernier manuscrit à William Rejault.

Blogueur influent, “journaliste” pour le post et surtout écrivain, franchement, ça pouvait valoir le coup. Dès le coup de téléphone, William balançait à mon pote qu’il voyait qui j’étais, “un mec qui écrit que pour lui, au style à au croisement de la lourdeur et de la branlette”. Joie. Bon joueur, j’ai quand même envoyé mon PDF, jamais eu de réponse, même un avis négatif ou un “j’ai pas le temps”. Okay.

Quelques mois plus tard, sur Twitter, je posais une question au bonhomme concernant le tirage de son dernier bouquin. Piqué au vif, comprenant sans doute à tort que je l’accusais d’être tiré à peu d’exemplaires il m’incendie et me crache dessus en public. J’en avais déjà fait une note. Soit. Jusqu’ici je n’avais rien dit ni fait à ce cher William. Puis hier je repasse lire les commentaires sur l’article positif qu’Eric Maillard m’a consacré. William Rejault y est de retour pour… dire du mal de moi (je n’écris que pour moi et pas pour les lecteurs) et de mon style (embourbé de scories). De toute façon, mon manuscrit (réécrit depuis), il l’a lu d’abord ! Première nouvelle, content de l’apprendre. Ensuite il est clairement pas au niveau et les éditeurs n’ont pas que ça a foutre de me corriger.

Okay.

Quand un type prend la peine d’aller me cracher dessus quand on dit du bien de moi, je finis par croire que c’est ma personnalité (supposée, vu que je ne l’ai jamais vu) qu’il ne peut pas blairer. Quand bien même ce serait mon style qui l’embête, en quoi ça l’empêche de la fermer ? Suis-je si insupportable qu’il se sente obligé de ne pas me parler avec un minimum de respect sur Twitter ou d’aller diminuer le moindre compliment qu’on peut me faire ?

Cher Will, tu as un problème. Avec moi je veux dire. Je pourrai t’expliquer une fois de plus ma vision de l’écriture, ma vision du style, la conscience que j’ai de certaines lacunes et l’avidité avec laquelle j’ai hâte de progresser encore et encore. Mais comme le souci que tu as est avec ma personne, je ne vois pas trop l’intérêt de m’épuiser. Et parce que je suis plus digne que toi, je vais le dire en public, sans détour et sur un plan purement humain : je te méprise. Si ça se trouve tes bouquins sont bons, sûrement que tu es sympa en vrai et sans doute que je t’agace réellement. Mais réagir comme ça à ton âge, avec ta calvitie, alors que tu joues le garant d’une pureté aussi imaginaire que subjective en matière d’être humain et de littérature, je trouve ça triste.

Et oui, méprisable.

Jusqu’ici je te laissais le bénéfice du doute, dans l’attente d’un verre partagé pour une réconciliation et un partage sympa. D’où mon silence jusqu’ici en public niveau rancœur que tu m’inspires.

Essaie de prouver que tu peux être aussi mature qu’un gamin de 23 ans en te taisant, en allant voir ailleurs, là où il y a de grandes chances que je ne sois pas.

Tu vois, je suis cool, je te demande même pas de me comprendre ou de me respecter, je te demande juste de te respecter toi, en agissant en adulte. Tu verras, c’est pas si mal.

48 réflexions sur “660 – Battle Axe, Unearthed

  1. Bon, un point de lectrice parce que je n’arrive pas à retenir ça.
    C’est beau de critiquer, “le blog de Ron l’Infirmier”je l’ai lu à une époque, mais il m’a passé assez vite. Ça tournait un peu en rond, pour diverses raisons personnelles je n’accrochais pas. Ici, j’ai fait mon nid rapidement, justement parce qu’il y a un style très tranché, reconnaissable, et dans lequel on a envie de se blottir un moment.
    Lire un article ici, c’est s’évader dans un monde très personnel mais qui, s’il plait, apporte énormément de part son parti pris.

    Et pour les questions de “qui qu’a la plus grosse”, c’est simple. Si rien qu’en répondant publiquement à un commentateur aigri LeReilly arrive à éclairer une facette de sa propre personnalité, pour moi c’est du travail de maitre.
    Bien plus pertinent que deux commentaires avec un prénom et un lien vers un site commercial.

  2. Cool, y’a prolongement thématique de la semaine dernière \o/

    Celà dit, la réponse d’Eric Mallard est toute plein de bon sens (je vous évite un clic en la copiant là)

    —–
    “Je pense que ce que tu appelles des scories, c’est exactement ce que j’attends dans un blog. Pas dans un roman on est d’accord mais je n’ai rien lu du manuscrit donc ne peux pas juger.
    Une chose me parait évidente, le style d’écriture de ce blog peut générer de l’attachement (comme pour moi) ou de l’agacement (comme pour toi) mais il participe à faire de cet espace un vrai blog avec un vrai univers, comme je les aime.”
    —–

    • Ah ben ouais, effectivement, facile de trouver le compromis quand on se fait pas labourer la gueule à grands coups de crampons :D

      Bon, je suis pas arrivé là depuis longtemps, mais ce que j’ai vu des archives est sympatoche comme tout, je vais m’attarder un peu….

  3. Coucou!
    Ici le pote du premier paragraphe.
    J’aime bien le clash mais j’ai du mal à me figurer que les propos que tu attribues à William R (qu’une amie est allé chercher quelque part en comz d’un article sur toi) soient les siens. D’autant plus que les mots que tu mets dans ma bouche pour rapporter le retour de William est plus qu’outrancier (quote: “un mec qui écrit que pour lui, au style à au croisement de la lourdeur et de la branlette”). Je ne t’ai pas rapporté ces mots car ils ne sont pas ceux dont William R m’avait fait part.
    Je te renvoie donc volontiers aux réflexions de la fin de cet article: tu ne devrais peut-être pas te préoccuper de ce que je tiens pour une hypothèse improbable.
    Allez, hop! On regarde tous ailleurs. C’est pas tout ça mais j’ai encore une émission de Carole Rousseau à regarder en tenant ma bassine.

    • Dude, je me souviens parfaitement m’être tenu à côté de toi pendant que tu l’appelais. Et que tu m’as rapporté en direct que William avait déjà lu mon blog et qu’il trouvait mon style prétentieux et plein de lourdeurs.

      Okay, j’ai employé un vocabulaire imagé (le même que sur son commentaire chez Eric d’ailleurs), mais l’idée était là, et moi aussi. J’ai bonne mémoire. :)

      • Heureux de ta précision. J’imagine mal ces mots dans la bouche de William. Es-tu certain aussi que les William des comz d’Eric (c’est bien chez lui, non?) sont Réjault.
        Rien de grave, si William trouve que “tu te regardes trop le nombril” (je crois que l’expression est plus proche), je t’avais aussi dit que je n’appréciais pas quelques positions dans le genre, tu m’avais répondu que c’était un choix, assumé et ça ne m’a pas empêché d’apprécié te lire.
        Plus que sur ton blog, même.
        Bonne route. Et oui, regardes ailleurs. ceux qui t’aiment ou pas mais que tu estimes te faire du bien.

  4. Et dans tous les cas, faire l’amalgame entre l’écriture sur un blog et dans un roman est un nonsense. Sauf quand on publie des notes de son blog en les retouchant à peine, c’est vrai.

    Hug de soutien pour demain matin…

  5. J’ai lu ce qu’il a dit sur toi (ici et ) et ça m’a un peu choqué. Parce que le fait que ce qu’il dise soit vrai ou faux est un peu occulté par de l’agressivité. Mais ptetre est-ce une vue de l’esprit ? Le soucis de l’écrit (plus encore dans des commentaires), c’est qu’il n’y a pas pas la motherfuckin’ intonation.
    Restons objectif. Il te dit que tu joues sur des effets de manche et que tu en fais trop. Je trouve pas tant que ça. Et le talent est pas spécialement dans l’économie de mot (merde, Zola, non ?).

    Au fond, je me dis que tout ceci est un triste quiproquo entre 2 littératurovores peu enclins à la maturité. Mais ma vision est partielle donc partiale.

  6. Si je voulais troller, je dirais que si on te suit:
    Les gens qui te louent sont plein de bon sens
    Les gens qui te critiquent sont méprisables

    Même si c’est pas ce que tu veux dire, c’est ce qui ressort à la lecture, et je pense que tu vaux mieux que ça.

    Ceci dit, au final, je m’en fous un peu, je continuerai à te lire ^^

  7. LQX –> Ouaip, petite bataille d’égo. C’était mon droit de réponse. Si l’adversaire est intelligent, il nous considère comme quitte et se tait. Mais bon.

    sharky –> Relis plus attentivement. Les gens qui m’attaquent sur ma personnalité et mon travail dans mon dos alors que je n’ai rien dit ni fait contre eux sont méprisables.
    Les autres ont compris le propos je crois.

  8. Après avoir lu les deux commentaires envoyé par cette fameuse personne grâce aux liens de Last Equinoxx (merci à lui), je dois dire que je trouve ta réponse un peu démesurée.

    Certes, le premier commentaire peu sembler agressif, mais la dernière phrase vient contre-balancer le tout. Mais il est clair que s’il en était resté là, il y aurait eu matière à s’énerver.

    Mais après il publie un deuxième commentaire, dans lequel il répète qu’il a vu des choses bien.

    Amha, tu es en face d’un type qui essaie de te parler franchement, mais qui n’a pas forcément une dent contre toi, malgré ses termes durs. Le plus profitable et le plus mature serait d’en discuter clairement, ne serait-ce que par mail, afin de savoir exactement ce qu’il te reproche et de pouvoir y réagir, plutôt que de trainer cette bataille sur la place publique, ou au final vous risquez simplement l’un comme l’autre de vous ridiculiser.

    C’est sans doute mon côté bisounours qui refuse de voir le mal dans ces propos à ton égard. Mais je dois avouer aussi que je n’ai pas vraiment été enchanté par cette note. Autant “l’aigritude”, j’adore la lire sur ton blog parce que tu la manie très bien, autant cette note m’aura laissé un arrière goût pas top…

    Après, je prends tout ça peut-être un peu trop au sérieux -_-”

    • Je pense que tu prends déjà cette note trop au sérieux. :)
      Et ce n’est pas juste les commentaires, y’a tout le contexte avant. J’aurais pas été un cable si ça avait été que pour ça.

      Je me fous pas mal de ce qu’il me reproche, qu’il ait raison ou pas, c’est même pas la question. T’as quelque chose à reprocher à quelqu’un qui ne t’a rien fait et que tu ne connais pas. Tu te tais en public.

      Désence de base.
      Sauf que non. Donc note. Maintenant on est quitte.

      Après s’il veut m’inviter à boire moi j’y vais y’a aucun soucis ! :D

  9. Bonjour Matthias.

    Je ne te reproche rien, je me suis simplement exprimé sur les choses positives (oui, aussi, mais tu n’as pas voulu le lire) et le reste. Je n’ai rien contre toi.

    Tu écris sur le net, en public, comme moi. Nous sommes donc tous deux exposables à la critique. Que nous prenons plus ou moins bien. Je suis comme tout le monde : je n’aime pas être critiqué mais j’écoute car, on ne sait jamais, dedans il y a peut-être un fond de vérité qui peut me servir.

    Benjamin, si j’avais quelque chose contre toi, je n’en parlerai même pas. Tu peux chercher des traces de mes diatribes sur le net contre d’autres blogs : il n’y en a pas (de mémoire mais je peux me tromper). Je n’attaque pas les blogs que je n’aime pas. Je les ignore.

    Tu peux chercher des traces écrites de mes critiques sur l’écriture online de quelqu’un, de mémoire il n’y en pas. Mais je peux me tromper. Je me hasarde rarement à critiquer les mots des autres car je sais à quel point il est parfois compliqué de les mettre dans le bon ordre.

    Sauf pour toi. J’ai parlé des tiens.

    Je ne vais pas aller chercher ce que j’ai écrit de positif sur toi chez Eric (un ami) mais je vais te redire ce que j’ai déjà dit à ton sujet de multiples fois à ton sujet : si, un jour, tu me donnes un manuscrit débarrassé de scories de style, je serai ravi de le passer à qui de droit. Et je n’écris pas cette phrase par politesse. Car je pense qu’il y a vraiment quelque chose de super fort dans tes mots derrière les figures de style.

    Un jour j’ai rencontré IRL un ami écrivain de Matoo (bien avant la sortie de mon premier livre) et il m’avait balancé : “Tu ferais bien d’arrêter d’écrire, ce que tu fais, c’est de la merde, ça ne marchera jamais”.
    Puis-je te passer le flambeau à ma manière ?
    Matthias, tu ferais bien de continuer l’écriture, ce que tu fais ne me plait pas sous cette forme mais je suis persuadé que ça marchera un jour.

    Je t’embrasse,
    William

    • Jolie réponse, il faut admettre.

      Je dois témoigner (s’il en était besoin) que j’ai déjà passablement critiqué certains écrits de William (enfin, Ron, à l’époque), et que non seulement mes critiques l’ont intéressé, mais qu’on en a discuté à bâtons rompus… Évidemment, j’ai aussi dit ce que j’aimais dans son style, mais ce qui l’a intéressé, ce sont les critiques, les remarques négatives que j’avais à faire…
      Simplement parce qu’on n’apprend pas sans prendre de recul et sans se remettre en cause (ce n’est pas une attaque déguisée envers l’hôte de ce blog, juste une phrase générale).

      Je dois ajouter que William a subitement voulu cesser de parler de son style… réalisant qu’on parlait de LUI, et me proposant qu’on parle de MOI. (Ce qu’on n’a pas fait, évidemment, je ne suis pas un sujet de conversation. Mais j’ai été fort touché par sa démarche.)

      Bref, on m’aura compris. (William, je t’envoie une facture.)

  10. Et j’arrive apres la bataille…il est aussi vrai que je dors. Et bien c’est qu’une question de point de vue. On verra bien. En tout cas j’aime ce blog…

  11. William –> C’est fou quand tu mets du tact dans tes chocapics du matin on a soudainement (un peu) moins envie de te frapper. Pour notre prochain exercice, lutter contre la condescendance, faites les exercices de la page 46 et 47 pour la semaine prochaine.

    Zora & Caroline –> Des “scories” c’est toutes ces tournures malhabilles, genre une tournure passive malvenue, une concordance des temps hasardeuse, une image ou figure de style pas évidente et lourde. C’est les erreurs de jeunesse d’un auteur ou d’un manuscrit.
    Ou alors ça fait partie d’un style que l’on apprécie pas. Les scories des un sont des diamants d’un autre.
    Dans tous les cas c’est quelque chose qui se corrige extrêmement difficilement seul, ou alors en relecture très appuyé, et qui nécessite de toute façon l’intervention d’un éditeur, parce que, oui, si, c’est leur job de corriger les manuscrits.

    Même si en france, ils sont parfois trop occupés à publier les scories des copains que d’aider à dépoussiérer les inconnus.

    Anyway, vaste débat, j’aurais de quoi en faire une note de blog, si ça vous dit.

  12. N’empêche que tu es un petit fourbe, à parler de calvitie =o

    (Non puis, avec mon très modeste talent bien en deçà du tien, tout ça me donne envie de me pendre dès maintenant… )

  13. Zora –> Vendu.

    Zita –> Ouais je suis un petit con je sais. :D Et faut pas écouter les gens. Le talent c’est tellement relatif. A partir du moment où ce que tu fais plait ou donne du bon temps à quelqu’un, y compris toi même, tu ne perds pas ton temps. Et personne ne peut dire le contraire.

    • haha ! c’est bien vrais, on commence par se jeter des cailloux et se tirer les couettes à la récrée et on finit par jouer au docteur derrière un buisson … ^^

  14. Je connais pas trop le problème, du coup je me tairais la dessus. Mais a ta note (justifié ou pas donc) je dis +1.

    Cette note vaut sont pesant en ASCII!

  15. Par contre là je te trouve dur avec la réponse de William, malgré ta diatribe, il est venu s’expliquer et avoue même à demi mots aimer ton blog.

    Hey il fait un pas vers toi quand même. What do you think about?

  16. Non mais classe, la réponse de William. Je crois que tu as cherché à voir de la condescendance. Après je ne dis pas qu’il n’y en a pas, simplement, moi je l’ai pas vue.
    En fait si on résume, le problème c’est surtout un manque de tact de sa part (pas de réponse mailesque + critique impromptue sur un commentaire + mots cassants au téléphone).
    Je crois que vous êtes partis du mauvais pied. Faites-vous un bisou.

  17. Oui enfin, le vrai problème à la base, c’est que tu as une vie sociale, tu communiques avec des gens, tout ça. Alors forcément un jour ça fait des ennemis chaleureusement condescendants. Moi j’ai résolu le problème en devenant de plus en plus autiste. D’où presque plus aucun ennemi, le bonheur. … Ouais d’accord, presque plus aucun ami non plus. Autiste, quoi.

  18. “Certes, le premier commentaire peu sembler agressif, mais la dernière phrase vient contre-balancer le tout.”

    En même temps c’est un peu facile non? Taper sur quelqu’un pour ensuite dire “non mais en fait je t’aime”… Je trouve ça un peu dérangeant, pas vous?
    Si je fout une raclée à ma femme et que je lui dis que je l’aime après, je suis pardonné?
    Si il s’agissait de critiques constructives dès le début, ça passerait. Mais là, l’agressivité était évidente et limite choquante sur le blog d’Eric.

    Perso, en lisant les commentaires du blog d’Eric, je me suis demandé qui pouvait être ce William et pourquoi tant de haine.

    Et l’histoire des “scories”, je trouve ça tout de même assez grotesque. Si je comprends bien, Dr House parle avec des scories, c’est ça? Et le style c’est quoi alors?

    Mais ce qui me dérange le plus dans la réponse de William ici présente (à part le fait qu’elle soit ici, justement), c’est qu’il finit en disant, en gros, que lui aussi on lui a chié dessus, que c’était tout pareil, et que faut s’accrocher toussa…
    Genre si mon père me battait quand j’étais gamin, je dois reproduire ça sur mon propre gosse pour qu’il apprenne que la vie est dure??

    Au final, y’a un côté agressif et manipulateur dans les propos de William qui me dérangent dans le fond. Dans la forme, c’est pas super évident de mettre le doigt dessus, mais y’a un truc dans le fond, sous les couches de pseudo-paternalisme diplomatique qui me dérange vraiment.

    (Après, je connais trop bien le Reilly et sa tendance à tout exagérer et re-styliser, une forme propre de second degrés si on veut. Pour quelqu’un ne connaissant pas la haute teneur acidulée du blog, ça peut prendre au dépourvu)

    Mais bon, ce n’est que mon avis, et je pense qu’après ça le mieux pour tous les deux serait d’éviter de se croiser dans une ruelle sombre… ou au détour de commentaires de blogs ;)

  19. Borf.
    Je viens de lire le commentaire d’origine sur le blog d’Eric.

    Il n’aime pas le style avec lequel tu écris mais dit que le fond a quelque chose d’intéressant. C’est quand même plus flatteur que de dire “j’adore sa manière de conjuguer le subjonctif, même pour raconter des lieux communs”, non? Et il est constant: son problème avec tes écrits c’est que ton style camoufle/gâche un fond qui arrive à être intéressant.

    Sur le plan du blogging: vos deux perspectives sont sacrément opposées.

    Un exemple:
    depuis un moment, William fait un exercice où il pose deux questions à un/une inconnu(e).
    Toi, tu as demandé à des inconnu(e)s de te poser 400 questions.

    Quand je parcours ton blog, je trouve que tu as assez peu de billets tournés sur l’extérieur: beaucoup de critiques, de coups de coeur ou de gueule mais peu de moments où tu te poses en spectateur et relate sans juger. L’introspection c’est le propre du blog, on est là pour ça, mais les notes où tu te balades dans la neige à Lyon ou bien celles ou tu relates l’histoire d’un copain sont aussi très jolies. Même: un seul paragraphe où tu décris le ressenti d’un mec voyant une jolie fille systématiquement craquer pour l’abruti de service pour finir par pleurer sur ton épaule, ça parle plus à tous les hommes qui te lisent que 10 critiques de comics (eh, oh, je les aime bien, aussi).

    Et puis, il l’a lu ton “fucking script”.

    Je ne sais pas qui, de vous deux, a raison: comme beaucoup, ici, je ne peux juger que sur ton blog: je n’ai pas lu ton manuscrit. Mon opinion est donc complétement subjective.

    Mais je pense un peu comme lui: tu as un style de branleur :) Pour ce qui est des scories, je vois de quoi il parle de manière générale mais je ne peux pas dire: pas lu ton manuscrit, là encore.

    Tes efforts, ton travail, que ce soit sur le blog, sur tes BDs et manuscrits, eux, hurlent que tu n’en n’es pas un.
    Certains billets laissent même penser que tu es un mec bien. Si, si. C’est juste un problème de raccord.

    NB: Vu le paquet de lignes que vous consacrez l’un à l’autre… Soit vous êtes en train de monter un super plan marketing, soit vous devriez.

  20. Tu t’énerves pour pas grand’chose, en fait. William juge ton texte, ton style, il ne te juge pas TOI. Apparemment, c’est compliqué pour toi de piger la nuance puisque tu le tacles, lui, et (notamment – et c’est très petit) sur sa calvitie.

    C’est petit.

    Ou du moins non : tu as l’âge que t’as. Et je considère que j’y mette la juste dose de vieuconisme.

  21. Bon les gars, on parle beaucoup de moi ici, j’ai l’impression d’être sur mon blog, ahah.
    Evidemment, j’ai le beau rôle, je suis dans la maison des fans de celui que j’ai honteusement pétri de compliments en 72 feuillets et plus si affinités. Si je mets un pied en dehors de mon créneau Bisounours, je me permets de rappeler qu’il y a des marques d’estime et d’attention parfois remuantes mais un peu plus utiles qu’un caressage quasi exclusif dans le sens du poil. William est un ami, je comprends ce qu’il dit dans ses commentaires. Benjamin, tu demanderas à Matthias ce que je pense de son vrai talent, celui qu’on lit un peu ici mais pas seulement, il sait.
    Me retrouver à ramasser les balles au centre n’est pas exactement l’exercice le plus sympathique de cet épiphénomène.
    Faites vous un bisou les garçons, j’organise la livraison de Chocapic s’il le faut, et on n’en parle plus.
    ‘tain, mon premier commentaire chez LeReilly pour dire ça, c’est loose 2000.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Gravatar
Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s