661 – Cine Club 84

Adventureland était un des films que j’attendais le plus l’année dernière. Pensez-donc, le nouveau long-métrage de Greg Mottola, l’homme qui a déjà réalisé Supergrave, le meilleur teen movie de la décennie ! En plus les critiques étaient unanimes à sa sortie aux US. Une comédie douce amère sur l’adolescence, sensible mais sans mièvrerie. Forcément, je prenais. Puis Adventureland n’est pas parvenu chez nous. L’échec total du film au box office ricain a découragé les distributeurs français. Sortie directe en DVD chez nous avec le sous-titre « Un job d’été à éviter » (WTF ?). C’est donc tardivement que j’ai pu me faire Adventureland, en Blu-Ray au fond de ma chambre à Lyon, avec mon namoureuse platonique. Et j’ai été déçu. Franchement et irrémédiablement déçu. Même si, au fond de moi, je savais que c’était parceque je l’avais trop attendu, que j’avais lu trop de critiques, que je me l’étais mentalement imaginé tous ces mois entre la sortie ciné US et le Blu-Ray. Alors ces vacances, j’ai fait ce que toute personne capable d’un minimum de recul doit parfois faire. Je l’ai regardé de nouveau.

En 1987, James Brennan a un problème. Ses parents n’ont plus une thune. Pour lui qui rêvait de partir en Europe tout l’été pour fêter son bac, c’est la grosse déprime. Sans parler du fait que pour financer sa colloc’ à New-York, il va devoir bosser chaque jour jusqu’à la rentrée. Sans aucune compétences, Brennan se retrouve à animer les stands du parc d’attraction local, Adventureland. Sous les ordres d’un patron limite bipolaire, il accomplit sa tache sans grande motivation. Puis surgit « Em », fille visiblement un peu secoué par la mort de sa mère et le remariage de son père. Après qu’elle ait sauvé Brennan d’un client un peu trop vindicatif, les deux ados sympathisent. Mais Em est encore trop bouffée par ses démons tandis que James manque clairement d’expérience et de maturité avec les filles. Seulement ils sont peut être leur seule chance de survivre à Adventureland, à l’été et à New-York.

La campagne marketing du film s’est complètement vautrée. La bande annonce compilait les vannes du film tandis que l’affiche insistait bien sur le fait que Mottola, c’est le mec qui avait fait Supergrave, un film qu’il est très lol à regarder ! J’avais beau savoir que le film serait doux-amer et tout, je suis passé à côté lors de la première vision. Pourtant y’avait du beau monde. Jesse Eisenberg tient là son premier rôle conséquent (avant Zombieland, bientôt Drameland et Thrillerland ?) et s’en tire pas mal. Mais toujours moins que Kristen Stewart, qui prouvait entre deux Twilight qu’elle sait bien jouer et peut sourire, avoir l’air craquante. Niveau bonus un big up à Ryan Reynolds, que j’apprécie toujours de croiser, tout comme Bill Hader. Lors de ma seconde vision, je n’ai pas regardé ma montre, le temps m’a semblé filer plus vite. J’ai plus été touché par Stewart, j’ai profité de ma connaissance de l’histoire pour m’attarder sur les décors, la photo sublime et les petits détails de cinématographie.

Ou peut-être que c’était le film que j’avais besoin de voir, à ce moment là. Un truc qui parle d’une pause avant un grand saut, d’aller chercher ce qu’on veut, même quand on est parfois assez con pour se perdre en route. Ce qui reste certain, c’est que parfois, les secondes chances ont du bon, dans la vie comme dans/pour les films.

Demain, on parlera d’un diner.

TRAILER STAGE !!!

8 réflexions sur “661 – Cine Club 84

  1. Merci LeReilly de donner une deuxième chance aux films qui le méritent ! Et puis zut quoi, c’est apparemment pas dans le même genre que Supergrave, mais ça vaut son pesant de M&M’s au beurre de cacahouète ! Sans compter la force de l’évasion et tout, quand on peut rentrer dedans. C’est si beau les bons sentiments.

  2. Je dois être mauvais public, parce que j’avais trouvé Supergrave marrant mais avec pas mal de défauts. Parce que je crois en les super pouvoirs du Reilly quand il donne ses superconseils, je vais sans doute le laisser tenter sa chance encore.
    Par contre pour celui-ci je me tâte. Kristen peut bien faire tous les efforts qu’elle eut elle m’a laissé des séquelles à perpétuité. Tu donnes pourtant de bons arguments qui peuvent compenser … A la deuxième vision mieux ou moins bien que Supergrave ?

  3. Pardon, le premier rôle conséquent de Jesse Eisenberg, il l’a dans les 3 saisons de Arrested Development, où déjà il nous montre ses supers pouvoirs d’acteur.

  4. LQX –> Coquin.

    Caro –> Bah ué des fois un peu d’humanité que diable !

    TheMidgarian –> Très très très différent. C’est pas du tout le même genre de film justement. C’est comme comparer des pommes et des poires.

    Jul346 –> Il fallait lire premier rôle conséquent au ciné. Sinon on s’en sort pas.

    k-20 –> Vu que j’ai pas encore d’index, tu peux tout connement taper “Cine Club” dans la barre de recherche en haut à droite.

  5. Moi je l’avais kiffé dès le départ, et tu oublie de citer Martin Starr qui s’offre un retour dans l’Apatow World Etendu depuis Knocked Up et Freaks & Geeks et ça ça fait plaisir !

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