Ce soir je restorante avec des coupains (je vais en venir quelque part, juste faut que je fasse les présentations). Y’a Dahlia, auteure chez Léo Scheer et qui me supporte quasi quotidiennement par Gtalk interposé. Nicolaï est aussi un mec à la cool, le genre à écrire et faire publier un premier roman aussi épais qu’une Playstation 3 pas Slim. Et enfin, last but not least y’aura Audrey. Ah, Audrey, la critique littéraire web la plus gentille du monde. L’opposé ultime de Naulleau, la crème de la crème. Bon, je me doute que vous vous en foutez pas mal de qui je vois et ce que je fais avec. Sauf si je vous dis qu’en l’occurrence je vais être prodigieusement embarrassé pendant une bonne partie du diner. Parce que mon problème du jour, c’est que dans le cas de Nico et de Dahlia, j’ai pas lu leur putain de nouveau bouquin.

Déjà, Nico. Le mec est assez cool pour m’envoyer un exemplaire d’Hyrok, son premier roman. Le livre est dédicacé, à la main, avec amour et jolie phrase qui fait plaisir. Pourtant je l’ai pas touché. La taille du truc m’impressionne, tout comme l’idée de me dire que si je rentre dedans je risque d’être embarqué pour un bon moment. La peur de l’engagement, je l’ai jamais eue avec les nanas. Par contre, avec les livres… Par rapport à Dahlia, le problème est tout autre. La semaine dernière elle m’a envoyé par mail le brouillon de son nouveau roman. Comme j’avais pas forcément été tendre avec son premier, elle s’était dit que je serais un minimum objectif. Le PDF traîne sur mon bureau depuis des jours. Soixante pages bordel. Je sais que ça me prendrait juste une petite heure pour m’en occuper, mais à l’heure où j’écris cette note, j’ai pas encore osé y toucher.

En fait j’ai extraordinairement de mal à me plonger dans un texte que je n’ai pas expressément choisi. C’est tout un processus pour moi d’entendre parler d’un bouquin, de m’y intéresser, de considérer l’achat, de mettre la thune dedans et enfin de commencer la première page. On m’a prêté ou offert des romans sans que je n’aie rien demandé, je crois pas en avoir jamais lu aucun. D’ailleurs dans mon appart’, y’a une pile avec ce qu’on m’a filé et dont je ne sais pas quoi faire. Je me sens trop coupable et régulièrement, je tourne et retourne les couvertures, à la recherche d’une illumination ou je ne sais pas trop quoi. Mais l’envie ne monte jamais assez haut, j’ai toujours ma wishlist amazon pour faire de la concurrence. Comme ami, des fois, je vaux pas un kopec. Et c’est pour ça que ce soir, j’irai au restau les yeux rivés sur la pointe des mes baskets.

Mais, et Audrey dans tout ça ? Bah oui, Audrey, elle a rien écrit que je n’aie pas lu. Seulement, une fin de soirée où elle avait un peu bu (vin blanc, ça se respecte), elle m’a dit que j’avais qu’à lui passer mon nouveau manuscrit, qu’elle pouvait toujours me donner son avis, ou le faire circuler à ses connaissances. Mais je repense au bouquin de Nico sur ma table, au draft de Dahlia sur mon bureau, et je me dis que c’est pas comme ça que ma culpabilité ira mieux.
Allez, souhaitez-moi un bon appétit les new kids on the blog, on se retrouve demain.






T’as de la chance Matthias, je t’aime même quand tu dis des conneries pas vraies <3
En tout cas il n’avait pas tort sur le fait que t’es trop sympa Dahlia. A ta place, j’aurai au moins parlé des « scories » du Reilly parce qu’en plus c’est à la mode !
Peut-être parce que Dahlia produit des scories qui ont été corrigées par la personne dont c’est le job : son éditeur.
Je dis ça, je dis rien…
Bah tu sais je ne savais même pas ce que c’était des scories, je croyais que c’était les trucs qui tombent des volcans quand celui ci explose.
Et puis j’ai une maladie qui consiste à relancer les débats où il y a eu du fight. Pardon mais il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement efficace pour lutter contre mon mal.
Scories c’est un synonyme de crasse ou saleté, tout ça pour qualifier des lourdeurs de style. Si j’étais mauvaise langue, je dirais que quelqu’un qui utilise scorie au lieu de lourdeur est médisant (le choix des mots, très important).
Sinon pour ton mal, j’hésite entre le high kick et le coca light en terasse.
Mass Errect?
Lapsus révélateur?
ah mais en fait le 18 janvier, c’est la journée des mamours c’est ca? MOUAH \o/
(et de toute façon, je sers à rien moi, j’écris pas, pas de cas de conscience à avoir sur un éventuel manuscrit… par contre je veux toujours bien le tien hein :p)
High kick ou coca light, on peut prendre les deux ?
Tiens, le blog de William est down… :regardsuspicieux: