L’autre midi je me suis fait offrir un Quick vers bibliothèque par un mec. J’ai accepté principalement parce que j’accepte toujours les burgers aux frais de la princesse, parce qu’il peut m’arroser en anti-ride Nivea For Men et qu’il a une copine qui lâche son stage au siège de MacDo dans pas longtemps. Bon, on a parlé aussi et c’était cool, jusqu’à ce que je réalise un truc. Holishit ce presque trentenaire a fait le Celsa ! Je veux dire qu’il a posé son cul dans les mêmes fauteuils que moi à quelques années d’intervalle ! Forcément dans ces cas là, les anciens se retrouvent toujours à me demander si telle ou telle prof est encore là et, surtout, si elle est encore bien canon. Alors on va plus loin que les burgers gratos, on échange des bouts d’anecdote, tel deux poilus revenus du front. Mais le plus étrange, c’est que j’arrête pas de tomber sur des anciens du Celsa. Partout.

Vous voyez la série Highlander, Duncan Mac Leod du clan Mac Leod. Un des trucs les plus trop la classe dans cette série, c’était quand Adrian Paul sentait un autre immortel dans les parages. T’avais le ralenti, le petit effet sonore bien cheap pour t’indiquer que merde, y’a un autre bad motherfucker dans le coin, et que ça va soit se faire un câlin, soit ça va sortir les épées pour se décapiter. Bon, bah avec le Celsa c’est un peu pareil en fait. Par exemple avant de rentrer dans l’école j’ai attiré l’attention d’un scénariste de BD qui avait fini sa scolarité là bas. D’ailleurs c’est lui qui m’aura poussé à postuler. Dans le même milieu BD, on est potes avec une dessinatrice qui a passé son master à Neuilly encore quelques années avant nous (avant d’aller bosser chez BDDP et de tout plaquer pour devenir artiste, sérieux je pourrais pas inventer un truc pareil !).

Et parfois ça finit par devenir très flippant. Prenez mon pote scénariste du début, qui rencontre une ancienne camarade de promo dans un TGV et finit par concrétiser un fantasme adolescent. Ou alors quand il file en Irlande pour un mariage, une fille de Master 2 se trouve parmi les convives et ils se retrouvent à cause de moi. On pourrait croire qu’à force de naviguer dans les milieux des la com, du marketing et des agences, il soit logique que je me retrouve face à face avec des anciens de mon école. Mais comment expliquer les coïncidences jusque dans la BD, jusque ces bâtards de roux d’Irlandais ? Je veux dire, avec cent vingt cinq élèves par promo, les statistiques sont faibles. D’où la seule conclusion possible, quelque chose de mystique se planque là-dessous.

Alors si vous me croisez, ne vous étonnez pas si j’ai la main crispée sur la poignée de mon katana et si je surveille les alentours, l’œil suspicieux. On ne sait jamais d’où débarquera le prochain Celsien. En attendant vous pouvez toujours tentez le concours pour vous retrouver marquer par le sceau de la destinée.
Demain, j’ai rien à raconter, du coup, hum, galère.
BONUS STAGE !!!
Ah, sinon, c’était marrant lundi sur TF1 dans l’émission avec Sarko de voir une bac+5 grande école de commerce privée de se plaindre de pas trouver de taf’ dans le marketing. Je sais que j’étais pas le seul à me dire qu’il fallait pas faire une école de merde aussi. Le mépris estudiantin, y’a que ça de vrai.





