Je suis nul pour retenir les anniversaires, mais pour les dates auxquelles j’écris des trucs, y’a aucun problème. Par exemple je suis capable de vous donner la quantité de texte que j’ai pu rédiger ces derniers mois. Mon nouveau manuscrit aura été écrit au rythme de 2/3 heures par jour à partir du 11 mai 2009 sur une période ininterrompue de cinq semaines. Il m’aura fallu cinq semaines de plus en octobre pour le réécrire. Ensuite j’ai commencé Perfect Ten en écrivant le premier chapitre à cheval entre le 1er et seize décembre. Depuis, j’aurais commencé deux nouvelles qui rament leur race à avancer. Parce que, rappelons-le, ça me casse prodigieusement les couilles. Si je vous dis tout ça, c’est d’une par pour faire un ti bilan, d’autre part parce que ça fait quelques temps que j’ai l’impression de plus rien foutre niveau écriture. Même si en fait, finalement, quand même pas mal.

Heureusement que mon année sabbatique de redoublement dépressif touche à sa fin. Parce que l’errance semble avoir des effets néfastes sur ma production. A moins que ce ne soit la peur. En réalité mon nouveau manuscrit est, ou est en passe d’être, entièrement corrigé orthographiquement, syntaxiquement. Un coup de mise en page et d’impression et c’est bouclé. Et faut partir au front. Encore. Le truc c’est que si j’ai toujours autant la trouille de me vautrer cette fois encore, j’ai une nouvelle peur, celle de galérer à mort pour repartir derrière. C’est peut-être une passade, mais je suis vraiment épuisé. Ouvrir Word me file un mal de crâne pas possible tandis que les idées et les envies se bousculent sous mon crâne. L’idée de devoir repartir à zéro, de jongler avec un projet supplémentaire qui viendrait s’ajouter aux réécritures en attente, ça m’angoisse, au sens premier du terme.

L’autre nuit j’ai rêvé qu’un auteur à succès me disait que mon bouquin, c’était de la merde. Je ne me suis pas réveillé en nage, mais pas loin. Tout ça dans un climat un peu merdique. Avec des potes qui me disent que ouais, vu le milieu de l’édition en ce moment, franchement je devrais accepter à peu près n’importe quoi j’aurais pas à me plaindre. Ou d’autres qui me disent avec l’œil de l’ancien que bon, c’est cool hein mais c’est tellement de la merde le marché en ce moment, que bon, faut rien espérer. Je ne vais pas pointer du doigt la crise, mais j’ai l’impression que les gens sont assez déprimés et j’en suis une sorte de dommage collatéral. On me demande parfois comment je fais pour avoir à ce point confiance. C’est pas de la prétention, enfin si, un peu, mais c’est surtout de l’espoir concentré, du sirop d’optimisme, de la force de volonté en mithril.

La procrastination a ses limites. Va falloir y aller. D’ailleurs je reprendre bientôt le boulot, genre en stage. Et j’ai réussi à remailler ma directrice de mémoire, pour la première fois depuis le 17 septembre (encore une date tiens). Faut juste survivre aux naysayers et prouver, une fois encore, que putain j’ai raison d’y croire. Si si.
Demain on parlera d’un comic.
Et y a pas d’image aujourd’hui ?
Nasayers ?
hehe, pas d’image plus il reste des fautes. J’suis d’avis que la version finale va pas tarder ; – )
PS : sinon c’est bien que t’ai trouvé un stage mais du coup je peux plus me dire : c’est pas grave si j’ai encore rien, je ne suis pas le seul ! Bon faut dire que combo stage + redoublement ça ne motive pas trop hin ?
Eric –> Biatch !
LastEquinoxx –> Naysayers : someone with an aggressively negative attitude. Ceux qui disent “non” en gros.
Alain –> Y’a les images, restent les fautes, chui trop crevé m’en veux pas. Et j’ai pas signé le moindre stage attention.
“Demain on parlera d’un comic.”
Le sans ms.
Arrête de te prendre la tête *gromelle*
Plus tard, j’veux un manuscrit signé “Le Reilly” dans ma bibliothèque.