716 – Book Review 119

Pas de chance pour vous, mais avec la reprise des trajets de métro (une heure par jour), vient le retour de la multiplication des articles littéraires. Je vais tenter de lire des trucs plus épais pour compenser. Aujourd’hui je vais vous parler d’un truc à priori bien débile, du fantastique d’anticipation hispanique. Oui, je sais. Pourquoi faire me demanderez-vous. Il s’avère que Santa Olivia est un livre qui a été mis en avant sur mon blog SF préféré, Io9, pour leur club de lecture. En plus leur critique positive, l’auteur Jacqueline Carey publie la saga d’une prostituée dans un monde fantasy qui ressent la douleur sous forme de plaisir à cause d’un problème nerveux. Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne c’était un excellent argument pour me pencher sur le dernier pavé de la demoiselle (oui, les filles qui écrivent du fantastique pondent toujours des pavés, j’ai une théorie là-dessus, je vous en parlerai à l’occasion).

Dans un futur proche une épidémie infectieuse provoque le durcissement de la frontière entre le Texas et le Mexique. Afin d’empêcher les immigrés en mauvaise santé d’envahir les US of A, on dresse deux murs pour créer une zone tampon à partir d’un simple village, Santa Olivia. Si quelques habitant déménagent, d’autres restent et forment une population civile. C’est des années plus tard, dans cet avant poste contrôlé par l’armée que nait Loup Garron, d’une mère barmaid et d’un père soldat génétiquement amélioré échappé d’un labo, en fuite vers le sud. Loup nait donc avec des facultés physiques hors du commun et l’incapacité totale de ressentir la peur, ce qui risque de lui causer un tas d’emmerdes tant au quotidien que dans sa vie affective. Mais après la décès de sa mère, la fillette et ses amis orphelins décident de mettre ces capacités à profit pour le bien de la ville, en créant une héroïne, Santa Olivia.

Bon, déjà le pitch est méga bordélique et mensonger. Parce que le bouquin parle principalement de boxe (un tournoi est organisé régulièrement permettant au boxer qui battra un soldat de quitter l’avant poste). Bordélique parce que ça mélange un tas de conneries qui n’ont à priori aucune raison de fonctionner correctement ensemble (je passe sous silence la liaison lesbienne qui occupe le dernier tiers du livre). Sauf que ça fonctionne. Oui, c’est fou mais Santa Olivia est bien écrit, clair et haletant. Il fait partie des bouquins que je lis avec un rythme crescendo au fur et à mesure que je m’approche de la fin. Un épilogue qui a le mérite de conclure le récit malgré l’ouverture sur un second tome. Je me retrouve dans la situation un peu étrange d’avoir bien aimé un bouquin et d’être incapable de le recommander tellement c’est un monstre boursouflé qui ne devrait pas fonctionner. Sauf qu’en même temps, ça marche.

En fait j’ai surtout peur que mon appréciation de Santa Olivia soit un heureux accident. Sauf que des tonnes d’autres lecteurs ont aimé, sur Io9, dans les commentaires d’Amazon. A vous de voir.

Demain on parlera d’un film, faut juste que je trouve lequel.

3 réflexions sur “716 – Book Review 119

  1. J’ai l’impression que depuis quelques années, les espagnols mettant la main à la pâte dans le fantastique percent pas mal.
    Il n’y a qu’à voir le succès des films fantastiques tels que Le Labyrinthe de Pan, etc ^^

    Tu n’aurais pas de croustillantes anecdotes autour de “Hot Tube Time Machine” ? ;)

  2. (oui, les filles qui écrivent du fantastique pondent toujours des pavés, j’ai une théorie là-dessus, je vous en parlerai à l’occasion)

    La théorie c’est pas que 95% des auteurs de fantastique écrivent de gros pavés ? Les mecs comme les nanas ?

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