EvilEx est un peu moins Evil en ce moment. Enfin, c’est relatif. Mais elle m’offre des croissants et ça c’est cool (retenez ça les filles, bon tip). Sinon elle m’a aussi filé un bouquin, genre un vrai épais et tout. Il s’agit de Gros-Câlin, le premier roman d’Emile Ajar, dans une édition dite « nouvelle » et que je préfère appeler « collector » parce que c’est plus bandant. Le collector de Gros-Câlin comporte une fin alternative coupée par l’éditeur à l’époque ainsi qu’un duo de préfaces, ce qui permet de se faire spoiler la fin du bouquin dès la première page du livre. Ainsi donc, bande de gros crétins sans la moindre once d’intelligence que vous êtes, au Mercure de France, permettez-moi de vous honnir. Mais genre bien. C’est donc un peu dépité de savoir comment le roman finissait avant même de l’avoir commencé que j’ai attaqué la lecture de Gros-Câlin.

Mr Cousin est très parisien, mais surtout très seul. Il n’a pas vraiment d’amis, mais au moins un travail, ce qui est déjà pas si mal. Chaque matin il attend Mlle Dreyfus, qui est noire, et c’est important. Prendre l’ascenseur avec elle constitue le meilleur moment de la journée, puisqu’il est persuadé qu’ils échangent quelque chose et qu’à force, ils ne devraient pas tarder à se marier. Lors que Cousin rentre, il n’est plus seul depuis qu’il a adopté un Python comme animal de compagnie. Le reptile s’enroule régulièrement autour de son maître, lui procurant l’étreinte qui lui fait tant défaut dans sa vie de tous les jours. D’où le nom donné au Python : Gros-Câlin. Alors que Cousin perd de plus en plus sa prise sur le réel, le serpent s’insinue dans sa vie et risque de contribuer à la mise en échec sociale de son propriétaire.

Pour son premier roman sous un nouveau pseudo, Romain Gary s’est lâché. Le scénario est complètement absurde et quasiment dénué de toute avancée majeure. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’ennui pointe le bout de son nez, mais pas loin. Heureusement le style est époustouflant, avec des jeux sur les mots, la grammaire et les conventions proprement hallucinants. Des tonnes de phases sont hautement citationnables. Le genre d’écriture qui force le respect et met des grosses baffes dans la gueule de temps en temps. J’aurais préféré la fin choisie par l’éditeur plutôt que l’originale, trop foutraque et comportant un rebondissement sans grande utilité. L’idée d’inclure les deux reste plus qu’appréciable, tout comme la préface (de bâtard) qui détaille quand même le pourquoi et le comment autant du livre que du pseudo de l’auteur.

On m’avait y’a quelques temps surconseillé de lire La vie devant soi. Je ressors de Gros-Câlin un peu plus motivé, donc, qui sait ? En attendant merci à l’intéressée du cadeau. Tu vois, je lis les livres qu’on m’offre ! (des fois seulement hein, faut pas déconner)
Demain, Ciné !
“Tu vois, je lis les livres qu’on m’offre ! (des fois seulement hein, faut pas déconner)”
Tsssssk.
Tsssssk.
Je te tssssske.
Mais euh… Quand on met un major spoiler dans une préface, on la met en postface, non ? Ça parait tellement évident…
Ahah, le méga spoil dans la préface, c’est épique (fail).
Thanks pour l’article, ça me fait un autre livre à commander
Spoiler, si on veut… C’est connu quand meme ( je te jure que je ferai gaffe quand on parle de Roméo et Juliette ou de Titanic ^^)
je me demandais quand j’étais petite qui était ce vançois dont on avait écrit la vie. Puis j’ai compris et du coup je l’ai jamais lu
Et bien, ça m’a l’air coolos tout ça
(c’est pour ne pas laisser de commentaires aussi profonds que celui-là que je ne laisse jamais de traces mon errance ici même LOL)
Très bien la vie devant soi, plus classique je pense que gros-câlin. Ca a l’air d’être une bonne lecture.
Pour le spoile, c’est classique dans les éditions collectors des livres un peu vieux. Ils partent du principe que tout le monde connait l’histoire, qu’on achète simplement pour avoir une belle édition, ou un bonus. (si la fin alternative est spoilée ça me parait plus chaud par contre)
J’ai commencé La vie devant soi, mais… J’ai pas accroché.
Alors que Clair de Femme, là… WAHOU. Magnifique.
Et moi, j’ai mangé des pâtes…