776 – Book Review 130

Sur la plage de Chesil est sorti en poche depuis quelques semaines. Et ça tombe bien, vu que dans le genre « bouquin potentiellement méga chiant mais qui envoie du bois » il se pose bien. J’en parlais y’a pas longtemps (un an… fou). Papy McEwan il gère un peu, entre ses prix littéraires et sa capacité à tout de même abattre du roman à intervalles réguliers. D’où Solar, nouveau livre sorti en mars à la couverture toute douce méga classieuse. J’étais un peu ambivalent à l’idée de le commencer. Il faut dire que les critiques sont assez partagés, allant du rejet massif et total jusqu’à l’encensement sans bornes. Je l’ai donc laissé prendre la poussière plusieurs mois sur le bord de mon bureau avant de l’attaquer. Faut dire que l’histoire en elle-même ne me bottait pas plus que ça et que j’avais surtout fait acquisition de ce livre sur la base du capital sympathie que je possède pour son auteur.

Michael Beard est vieillissant, bedonnant et profondément un sale con. Tout ce qu’il a pour lui, c’est un prix nobel de physique obtenu à l’époque où il avait encore un minimum de passion pour son job et une femme magnifique qu’il trompe à n’importe quelle occasion. Pas étonnant que celle-ci se soit trouvé non pas un mais deux amants et envisage tout doucement le divorce. Au labo pendant ce temps, tout le monde s’excite sur le réchauffement planétaire alors que Beard préfère attendre la retraite. Mais lorsqu’un de ses collègues se révèle être un amant de sa femme, Michael abandonne ce qui lui reste de dignité et vole les concepts et équations du jeune chercheur. Le prix Nobel réalise bien vite la mine d’or sur laquelle il est tombé, découvrant le moyen de créer une énergie solaire renouvelable, propre, gratuite et surtout en assez grandes quantités pour sauver le monde.

Bon, autant le dire direct, Solar est chiant comme la mort. Il se passe des trucs, mais globalement on s’en fout pas mal. D’un côté on a l’histoire scientifique qui avance (forcément) à pas de loups, d’où l’inclusion de plusieurs bonds dans le temps. De l’autre on suit les déboires personnels, physiques et sexuels de Michael Beard d’un œil distrait. La faute en revient au personnage en lui-même, qui est tellement faible, lâche et antipathique qu’on peine à s’intéresser réellement à son cas. Heureusement qu’on a un bout d’intrigue dessous, avec un mort et un vague début de procès, parce que l’ennui règne sur la quasi-totalité du roman, ce malgré des bonnes phases de texte. La quatrième de couv’ me vend une satire, comme les critiques qui ont aimé le livre. Le héros est un con, la science c’est lent et les scientifiques ne sont pas moins des salauds que les autres. Merci pour la satire Captain Obvious, mais j’ai pas vraiment ri.

Fuck. Je le sentais venir gros comme une maison que j’allais pas l’aimer ce truc. Et ça m’emmerde. Pour le coup j’ai même pas l’impression que c’était pas pour moi ou que je suis passé à côté de quelque chose. Tant pis. On vera sur le prochain. Capital de sympathie d’Ian McEwan, moins 50%.

Demain, suite de la note 666.

4 réflexions sur “776 – Book Review 130

  1. Non mais fake totale cette histoire là. Pour un récit scientifique, ça ne tient pas debout une seule seconde.
    Depuis quand un scientifique ça couche ? Et à tout va avec des femmes magnifiques en plus ? Je me sens tellement trompé…

  2. Ben l’un de nos derniers Prix Nobel a fourré plus d’une de ses thésardes, en tout cas.
    Le charisme et le “génie”, ça en attire plus d’une. Alors ok, plutôt des scientifiques – donc pas forcément magnifiques- et pas des bimbos siliconées qui fréquentent le VIP mais…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Gravatar
Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s