[Au départ j'avais une note super longue et compliquée prévue pour aujourd'hui, mais après la tartine d'hier, je préfère parler un peu de rien pour vous laisser respirer. Jeudi donc le pavé.]
La semaine dernière, Boss allait déjeuner en terrasse avec des gens. Comme j’ai un minable salaire de stagiaire, j’ai pas pu me permettre de suivre. A la place j’ai chopé deux wraps, une pomme et un coca zéro au DailyMonop avant d’aller zoner sur les quais de Levallois. Ouais, en prenant la peine de marcher un peu, il y a moyen de se trouver un coin d’herbe au bord de l’eau, entre deux péniches de grands bourgeois. Ca ventait mais le soleil de printemps était là. J’ai mangé au ralenti, à profiter de l’odeur de l’herbe, à regarder les vaguelettes à la surface de l’eau. Pas loin de moi il y avait un jeune cadre pas dynamique du tout, en train de dormir comme une loque sur sa veste. Pendant ce temps, mon dos commençait à devenir moite sous l’impulsion du soleil. J’ai finie ma pomme en me disant que si ça ne tenait qu’à moi jamais je ne bougerais mes fesses de mon banc.
Je crois que j’ai un vrai problème avec la nature en général. Et ça se voit un peu, ça déborde de partout en fait. Dans mon dernier manuscrit, je passe deux pages à expliquer que mon personnage ne voit la campagne qu’à travers les vitres du TGV, à l’abri derrière le plastique dès qu’il quitte la ville. Dans mon bouquin d’avant, le héros jalouse et méprise ses amis pétés de thunes qui vivent dans les monts du lyonnais avec des terrains immenses quand lui passe sa vie en haut d’un immeuble. Le premier chapitre de celui qu’il me reste à écrire se termine par l’héroïne qui se jette sous les vagues pour trouver un peu de calme et de silence. Un gros fantasme qui me bouffe depuis la dernière fois que j’ai vu la mer. A savoir je ne sais même plus quand.
D’ailleurs c’est un peu mon but de vie ultime. Si un jour je rate tout. Ma vie, ma carrière, mes amis, mon mariage, tout. Je me tire en Nouvelle Zélande et j’ouvre une boutique de planches de surf en bord de plage. Je passerai mes journées à affuter mon matos, conseiller le client et aller dormir dans un hamac bercé par le bruit des vagues. Ca c’est pour l’option j’ai raté ma vie je me fiche de tout je peux vivre sans le confort matériel. Y’a la variante je suis un auteur à succès blindé de thunes. Et là je fais un Sallinger, grande villa à la campagne en plein milieu d’un domaine où y’a rien, avec le village le plus proche à plusieurs bornes de chez moi. Bon j’aurais quand même une Xbox et un abonnement premium à Amazon pour choper tout ce dont j’ai besoin, et des putes aussi. Mais principalement de l’herbe sur laquelle marcher pieds nus tous les jours.
Techniquement vu que je ne suis pas encore ni un raté ni pété de thunes, je peux juste penser à aller visiter mes grands parents dans la Drôme et me rappeler que quand j’étais môme, dans la famille on avait des Terres. C’était le bon vieux temps. Laissez-moi pleurer des larmes de paysan sur mes wraps Dailymonop et revenez demain.
NOTA BENE STAGE !!!
Le jour où je ferai mon retour à la nature, j’emporterai de quoi m’assurer de pas crever comme une merde au canada. Comme ça personne ne tournera un film sur ma mort que les gens mésinterpréteront comme une fable humaniste et naturaliste alors que c’est la blague sur un autiste la plus longue du monde (la chute c’est qu’à la fin il crève comme une merde). Je dis ça je dis rien.
AGREED POUR INTO THE VOID.
Il était pas mort depuis le début ?
Sur la dernière image, on dirait qu’elle est fausse, l’herbe… mais ça vient ptetre des couleurs.
Sinon, tu peux aussi reprendre une ferme et participer à “L’amour est dans le pré” dans quelques années.
Y’a pas que l’herbe qu’est fausse…
pas d’accord mais alors pas du tout pour into the wild.
Mccandless un autiste qui a crevé comme une merde??
“je dis ça je dis rien”
ouep, tu aurais peut-être mieux fait de t’abstenir…
bon allez, sans rancune, je vais passer le bonjour à la Méditerranée de ta part tout à l’heure ^^
NA.
Into the void?
L’histoire d’un cocaïnomane qui décide de retourner dans la nature avant de mourir d’une overdose en bouffant des champis plus que douteux?
voilà.
“Je me tire en Nouvelle Zélande et j’ouvre une boutique de planches de surf en bord de plage.”
Je peux venir ? Steuplait, steuuuuplait…
Tu aurais préféré qu’il retrouve sa copine et qu’ils se marient et aient plein d’enfants ? Mieux vaut cette fin qui est au moins un peu honnête : l’Homme a quitté l’état de nature pour une raison, et vouloir le quitter parce qu’on est un petit bourgeois en mal de sensation = ça peut mal finir ! (je ne parle que de ITW là).
T’as qu’à venir en Suisse.
Combo montagnes + herbe + cascades + lac + jacuzzi.
#vraimentpaspd
Comment je suis d’accord avec toi pour ce film !
Les seules personnes qu’il peut faire rêver se sont des citadins qui ne connaissent rien à la Nature et l’idéalisent à la Rousseau.. pathétique..
C’est à la mode, la Nouvelle Zélande, ma meilleure amie veut partir y faire un élevage de kiwis si elle aussi rate sa vie. Ca se trouve vous vous rencontrerez
Sinon, TLBM, y a de la belle Nature à une heure ou deux seulement de Paris, suffit de chercher, c’est pas difficile à trouver ! :p
Pour la NZ mon sac est fait c’est quand tu veux