Cette semaine j’ai eu des nouvelles d’un pote, le mec genre complètement extatique. Mec, qu’il me dit, tu vas trop pas le croire mais l’autre soir j’étais avec tu sais qui, et devine quoi ?! Heu… quoi ? ON N’A PAS COUCHE ENSEMBLE !!! Okay. Donc là c’est le moment où je dois aller forger une médaille en platine pour le pote, puisque c’est ce qu’il veut. Ceci étant dit, techniquement, il ne l’aurait pas volé. Faut dire que monsieur s’est trouvé une fille bien, une avec qui il serait éventuellement prêt à voir si y’a moyen de faire durer un peu. Pour lui c’est pas super facile à assumer ce genre de choses. C’est ça le problème quand on est émotionnellement fracturé et qu’on a une propension à attirer les jouvencelles en pleine éruption hormonale. Je vais essayer mec, qu’il a conclu. Cette fois je fais un choix je suis mature !
Pendant ce temps là, à New York, Sharkboy est en plein désarroi (oui, mon blog est international). Deux semaines plus tôt il s’inquiétait de craquer pour une jolie fille plus âgée. Il avait surtout peur de s’attacher, rapport au fait qu’il est Sharkboy et que les femmes sont faites pour êtes mastiquées jusqu’à disparition totale de la saveur, puis nœud à la capote, poubelle et suivante. Mec, je suis accro et j’aime pas ça qu’il me maile. Damn. A mon petit niveau j’allume une cigarette en chocolat sur mon balcon imaginaire et je me souviens de décembre. A l’époque il avait rencontré une fille juste adorable et magnifique. Un soir de beuverie au coca, il me confiait que celle là, ouais celle là il pensait rester avec un moment, parce qu’elle vaut le coup. Non c’est sûr, y’a moyen qu’il se range. En fait, décembre pour Sharkboy, c’était so 2009.
Quelque part je suis content d’avoir Pollux comme meilleur ami. Pas seulement parce qu’il a la puissance nécessaire pour balayer mes ennemis d’un revers du petit doigt. En vérité Pollux est peut-être le dernier ami proche qui soit en couple, depuis longtemps, et heureux. Pas de crasses à base d’amants dans le placard, pas de coups de pute ou de périodes sans. Pollux et Polluxette sont ensemble, et bien ensemble. Je me demande si depuis un moment je ne choisis pas de me rapprocher des mecs instables sentimentalement de manière inconsciente, par mimétisme avec ma propre situation. J’arpente les routes du pays où tout le monde est célibataire et où tout le monde se jure à intervalles réguliers que celle là, c’est la bonne. Dans le doute, parfois, ça se tape ses exs. A force j’en arriverais presque à croire que tous les mecs de mon âge en sont là. Alors j’appelle Pollux, et ça va mieux.
En attendant de retrouver ma fougue et de briser le cercle vicieux du néant, je vais continuer à manger des pizzas et échanger des mails avec les optimistes aux résolutions aussi fragiles que sincères. A force, ils finiront bien par se surprendre, et moi avec.







