Le jour de la fête de la musique j’étais dans une soirée un peu surréaliste, dans un loft gigantesque en plein milieu de Paris. Genre le loyer mensuel du truc ça doit être le PIB annuel d’un petit pays du tiers monde. Y’avait du champagne et, heureusement, du coca zéro. Niveau population c’était étrange, surtout la vingtenaire avec un chemisier blanc sur lequel étaient brodés des roses. Même ma grand-mère aurait trouvé ça kitsch. Quel est le fuck ? On était là autour de notre coupain Benjamin Paulin. A mon niveau, c’est le mec qui a un barbecue électrique chez lui pour faire des hamburgers maisons : les hambipaulins. Pour le reste du monde, c’est le mec qui va sortir un album chez Universal à la rentrée, et qui profitait de cette petite soirée en privé pour s’échauffer, cracher trois-quatre titres au micro, accompagné, devant un public. Au fond du canapé je mangeais des petits fours avec mon Pimp, qui décortiquait la performance.
En fait, Benjamin, c’est plutôt un pote de Pimp. Depuis le temps que je traine par intermittence avec la joyeuse bande j’ai vu tous les coulisses du truc. Moi qui suis vraiment un pauvre naze en musique, j’ai fait des efforts. Je me souviens de la foi y’a un bon moment où j’ai passé le temps qu’il fallait à écouter l’album entier de Benjamin Paulin. Les pistes n’étaient pas encore finalisées, et à chaque nouveau morceau on m’expliquait un peu le thème, les idées de musique, les instruments. Je fermais les yeux pour mieux écouter, séparer les paroles du reste. C’était cool. En vrai. L’album il est super bien je veux dire. Après le parcourt du truc est juste complètement rocambolesque. Disons que j’ai assisté à des réunions de crise en mode « on va tous crever », « l’univers entier nous déteste » et compagnie. En clair : la sortie du disque a été repoussée un million de fois.

Le monde de la musique, ça a l’air d’être quand même de la grosse merde. Enfin, dans le sens où c’est presque pire que le monde de la BD, ou des livres. Là par exemple, le quatre titres de Benjamin est dans les radios, où des mecs payés pour ça écoutent et vont décider de l’avenir de l’album. S’ils aiment, ils diffusent, s’ils diffusent, alors les moyens sont débloqués pour faire quelque chose de classe. Et là c’est banco, les médias s’intéressent au truc et le public a l’occasion de se faire une vraie idée. Si les radios font « meh », tout de suite c’est nettement plus mal barré. Demerde-toi Benjamin, on te file deux trois plans presse et prie pour que les gens de la vraie vie tombent dessus et achètent des caisses. Alors en attendant, la crew en coulisses agite ses petits bras. Alimenter le MySpace, les réseaux sociaux, prévoir des concerts, faire des répèts de concerts dans des lofts de bourgeois avec du coca. Ce genre de trucs.

Jeudi dernier, il était pas mal le Benjamin Paulin. Les deux premières chansons, c’était le bordel, problèmes de son, petite appréhension. Mais la dernière, bordel on était à fond dedans. Entre nous, sur nos canapés, on trouvait que y’a des singles qui se perdent. C’était cool.
Prochaine étape, une nouvelle session sur une vrai scène de bâtards, à voler la vedette à d’autres kids qui n’en veulent. C’est demain au Bus Palladium, c’est à huit heures et demie et surtout, c’est gratos. En tout cas, j’y serai.
Pour la suite, j’en reparlerai sûrement à la rentrée. En feintant un peu je devrais pouvoir m’incruster à des trucs cools et continuer à regarder ça avec mes petits yeux de noob.
CLIP HOMEMADE STAGE !!!
Parce qu’en attendant de décider quel est le single, on est jamais aussi bien servi que par une bande de potes et une caméra.
FLYER STAGE !!!


Et peut-être qu’un jour tu écouteras la zik d’un autre de tes potes chanteurs ^^.
En tout cas c’est sympa ce qu’il fait.
Je vous écoute les gars, j’ai même tenté d’aller vous voir en vrai l’été dernier. Mais je vis moins avec vous, spour ça.
Yay good news /o/
*HUG*
Parcours pas avec un t !
Sinon ils ont l’air intéressant tes amis !
Sympa cette chanson ça nous change de la mièvrerie habituelle de chanson française !
Tu m’en veux si je dis que “L’homme moderne” fait un peu Biolay ? (Notre futur n’a pas d’avenir sonne un peu + Bashung.)
Je suis du genre lecteur passif, mais la ton copain ma fait retrouver ma bonne humeur ce matin, et c’etait a signaler =]
Merci pour la decouverte.
c’est un fan des guns’n'roses?
+1
“Le monde de la musique, ça a l’air d’être quand même de la grosse merde. Enfin, dans le sens où c’est presque pire que le monde de la BD, ou des livres.”
Je te l’avais dit, tu m’avais répondu à l’époque que c’était pareil partout. Et ben non !