Putain enfin ! Pile pour mon anniversaire est sorti le Bly Ray de Bad Boys qui, d’une manière inexplicable (DAMN YOU SONY !), avait été repoussé jusqu’ici. Bon retour en 1995, à l’époque où Martin Lawrence et Will Smith étaient encore des acteurs de sitcom et où le jeune Michael Bay, 28 ans, réalisait des clips et des pubs. Le producteur Jerry Buckheimer, lassé de voir un de ses projets préféré multiplier les faux départs, refourgue le buddy cop movie à Bay, qui va réaliser le truc pour une bouchée de pain et se mettre le pied à l’étrier. Le film, monté à l’époque pour moins de vingt millions, rapportera cinq fois son budget, propulsant les carrières de tout le monde au firmament d’Hollywood (bon, sauf Téa Leoni, mais c’est la faute de Deep Impact). Le plus drôle dans tout ça, c’est que le film est pas spécialement ouf. A commencer par son scénario tout pourri.

Mike Lawrey et Marcus Bennet sont la fine fleur de la division anti-drogues de la police de Miami. Aussi, ils font forcément un peu la gueule quand ils découvrent qu’un sale connard de français (Tcheky Karyo, la famille) vole leur dernier butin confisqué à des narcotrafiquants. En plus Tcheky c’est un vénère qui exécute ses associés et leur copine sous les yeux de l’amie (Téa Leoni) de la dite copine. Celle-ci court demander l’aide de Mike Lawrey, plan cul de feu sa pote assassinée. Comme Mike n’est pas là et que Téa ne veut parler qu’à lui, c’est Marcus qui doit prendre la place de son meilleur ami. D’où quiproquos, blagues homosexuelles et explosions. Sans déconner. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que Michael Bay est le premier à dire sur le commentaire audio qu’il pense que le script est super merdique.

L’avantage, c’est que du coup il a laissé Smith et Lawrence partir complètement en sucette au niveau des improvisions. En écoutant les anecdotes du commentaire on réalise que près de la moitié des dialogues sont improvisés, aussi et surtout les meilleures vannes (« Don’t panic, we’re negroes, we just wanna borrow some brown sugar ! »). Au final, si le film fonctionne, c’est surtout grâce au charisme de ses deux interprètes principaux, bien épaulé par Pantoliano, qui s’éclate en chef de la police complètement surmené. Leoni, par contre, ne sert absolument à rien, préfigurant Megan Fox dans Transformers. La réalisation, propre et stylisée permet de lier l’ensemble et contribue à rendre plaisant un film qui aurait pu être un naufrage annoncé. Les filles apprécieront la course poursuite à pieds où Will sue chemise ouverte sur son torse nu. La scène qui a fait de lui une star, d’après lui.

Je pourrais parler des poncifs du cop movie ou alors mentionner que la BO est pleine de mecs cools et de morceaux d’anthologie, mais je ne vais pas m’attarder. Quinze ans plus tard, Bad Boys est toujours un film qui va bien. Avec des vannes limites, des gros mots, des explosions et des gens qui meurent. Ca le fait. Il survit pas trop mal au passage des années et commence même à développer un arrière goût vintage. Super sympa, même si pas LE MEILLEUR FILM DE L’HISTOIRE DU CINEMA, même si pas de quoi écrire LA NOTE LA PLUS LONGUE DE L’HISTOIRE DE CE BLOG (teasing).
Demain, livres numériques. Encore.
TRAILER STAGE !!!
Classic shit.





