816 – Comic Booking

Ce mois-ci, étrangement, j’ai racheté des BD. Ca a commencé par un jour où je m’emmerdais sec sur le trajet du stage (ce qui est mieux que s’emmerder PENDANT, notez). J’attendais encore ma prochaine cargaison de romans et j’ai du coup pallié comme j’ai pu. Au kiosque à côté du taf’, j’ai chopé le Spirou de la semaine. Bon, c’était quand même hyper mauvais, soyons clairs (je pourrai faire un mémoire entier sur pourquoi). Mais au fond ça m’a fait plaisir. Puis 2,30€, ça va. Ca ne laisse pas l’impact d’un falcon punch dans le budget étudiant. A côté de ça mon Pimp m’a offert une BD au choix à la RNAC sur un coup de folie, et j’ai pris un autre truc français que j’ai bien kiffé au retour à la maison. Puis, la semaine dernière en rentrant à Lyon j’ai mis la main sur un gros pavé ricain que j’avais commandé y’a longtemps. Happy birthday à moi comme je dis.

On reparle de tout ça bientôt, oui même du truc japonais chelou (pas FFXIII, l'autre).

J’ai pas vraiment l’argent, et encore moins la place, d’acheter et stocker un max de bandes dessinées. Chaque fois que je passe dans les rayons des librairies je trouve que c’est juste trop cher pour ce que c’est. Un beau paradoxe quand on pense que j’ai pas mal bourlingué dans le milieu, j’y ai aussi pas mal bossé. Je sais ce que ça représente comme boulot. Mais je peux pas mettre 13€50 dans un truc que je vais bouffer en une demi-heure dans le meilleur des cas (un jour j’écrirai un mémoire sur le pricing des BD, un jour…). J’ai pas cette latitude budgétaire. Alors je fais comme au bon vieux temps, le lis en fraude, en tournant les pages super vites. Y’a deux mois sortait la BD d’un ancien pote. Je pensais que c’était sa chance de me prouver qu’il n’était pas juste un branleur. Perdu, c’était super mauvais. Mais au moins je l’ai lu en douce, je peux donc savoir de quoi je parle. Un peu triste quand on sait que j’ai toujours pas lues les dernières sorties de mes « vrais » potes.

Parce que je garde mine de rien une poignée de coupaings qui vivotent là-dedans. C’est assez pour me tenir au courant des mouvements en interne, des ragots, du qui fait quoi. Ça me fait plaisir de voir que des mecs que j’ai jamais pu blairer produisent de la merde. Ils vous diront que ça paie le beurre des épinards, je répondrai qu’ils ne sont pas capables de mieux. Bwah ah ah ! Hum. En vrai je continue donc à utiliser les RNAC comme librairie personnelle, j’écume les sites de scans pour choper ce que je n’ai pas la thune de me payer et je continue à suivre ce petit monde, regarder la planète BD tourner. Avec en petit regret, celui de ne pas avoir les moyens de suivre tout ce que je veux, et donc avoir des bijoux qui me passent sous le nez… Même si, parfois, sur un coup de tête, un bon conseil ou un moment de déprime, j’achète un peu de papier que j’irai consommer au fond du lit.

D’où une petite frustration, de ne pas lire plus, découvrir plus et partager plus. J’ai l’envie de faire des critiques de BD qui me chatouille. Attention uniquement des trucs cools. Pas comme les bouquins où si je lis un truc, j’en parle. Non, là que des BD qui en valent vraiment la peine. Ca me travaille. Ca va venir. On dit samedi ? Ça vous va samedi ? Vous aviez un truc de prévu ou bien ?

Demain, il sera question de loyauté.

815 – Puppy Love

J’aime bien Richard Gere. Non, sérieusement je le trouve cool. Dans le genre plus je vieillis plus je suis beau gosse il se pose là. Puis il joue dans des films un peu débiles, leur conférant ce petit charme qui les sépare du téléfilm du dimanche. Confère le très regardable Shall We Dance, que j’assume. Oh oui je l’assume. Du coup plutôt que de tagguer les affiches de Hachi (où on voit Richard tenir dans ses bras un petit chiot marketé pour être le plus mignon de l’univers et faire fondre la ménagère), j’ai googlé le truc dimanche dernier pour voir si ça pouvait pas me servir de digestif au menu best of prévu pour le déjeuner. Oui, j’aurais pu aller au cinéma, le voir, rapport au fait que j’ai la carte Illimitée. Mais le ciné, c’est loin, et pour un film potentiellement naze pareil, j’allais pas prendre le risque de braver le ridicule.

C’est sur Wikipédia que le truc devient intéressant. Le film est un remake de l’adaptation japonaise de l’histoire vraie du chien Hachiko, Dans les années 20, ce chien attendait son maître à la gare de Shibuya tous les soirs, réglé comme une horloge. Lorsque son maître est décédé d’un accident vasculaire cérébral, Hachi n’a pas cessé sa routine, continuant à venir à la gare chaque jour. Le personnel et les commerçants alentours l’on adopté et nourri pendant près de dix ans. Entre temps Hachi était devenu une légende nationale, propulsée par les médias et devenant un symbole de loyauté dans un pays attaché à ses valeurs. Aujourd’hui encore une statue du chien est érigée à Shibuya, à l’endroit précis où Hachi a attendu son maître tout ce temps. Cool story bro, indeed. Mais là, ce qui m’a frappé, c’est que cette histoire, je la connaissais déjà.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de The World Ends With You, le jeu qui est à mes yeux la meilleure expérience que j’ai pu avoir sur Nintendo DS. J’avais lu des tonnes d’articles sur le fait que le Shibuya retranscrit dans le jeu était vraiment fidèle à la réalité, qu’on avait un vrai goût du décor et de la culture de ce quartier branché Tokyoïte. Anyway. Dans The World Ends With You tu dois passer à plusieurs reprises devant la statue en bronze d’un chien à la gare. Et quand j’y avais joué j’avais trouvé ça cool, comme lieu. Il me semble qu’ils racontaient déjà l’histoire, succinctement, malgré le fait que tous les japonais la connaissent. A ce moment j’ai eu une espèce de double révélation. J’ai su qu’il fallait que je voie ce film, parce que ça allait être sympa. Surtout j’ai eu l’impression de savoir un truc, enfin d’être au courant d’une véritable anecdote culturelle japonaise, le genre beaucoup plus bandant que n’importe quel anime pour otaku en manque.

Alors j’ai commandé mon Big Mac à côté de chez moi et j’ai regardé Hachi, le film. Ca ressemblait beaucoup à un de ces téléfilms sirupeux qui passent sur M6 l’après midi, mais avec des vrais acteurs connus et en plus joli. Dommage que le truc soit sorti directement en DVD aux US (Richard Gere bordayl !). J’ai larmiché quand il fallait (même en sachant forcément à l’avance que Gere y passait). Pour un dimanche aprem’ en solitaire, je crois j’étais dans le mood. Surtout, lorsque j’ai supprimé le Divx en me faisant la promesse d’aller tirer une place avec ma carte à une borne UGC dans la semaine, j’ai repensé à The World Ends With You. Puis j’ai repensé au Japon. Je me suis dit que j’irais bien voir la statue d’Hachi à Shibuya, que je trouve ça vraiment super comme bout de culture nippone. Si ça se trouve, et c’est même certain, des histoires comme ça il y en a plein à découvrir.

Au final un remake à priori bas de gamme américain, direct to dvd, m’aura donné envie de voyager, ou au moins aura poussé un peu plus loin l’idée. J’en suis le premier surpris. Rien que pour ça, c’était pas mal.

TRAILER STAGE !!!

Owai de la guimauve !

814 – Open The Iris

J’aime bien Bidibulina sur Twitter. Déjà parce qu’elle est jolie, puis qu’elle ressemble beaucoup à une amie d’enfance, mais en blonde. Le job de Bidibulina, c’est de traduire des trucs dans l’audiovisuels. Par exemple, en ce moment elle réalise (entre autre) le sous-titrage pour malentendants de Stargate SG-1 pour NRJ12. Oui, le droit des sous-titres c’est un truc merdique, et la chaîne ne peut pas utiliser les subs déjà présents sur les DVD. Notre twitteuse s’applique donc à tout retranscrire (et parfois traduire, quand elle estime la VF trop éloigné du script). Ce qui est fun, c’est que dans l’opération elle arrête pas de se plaindre de la fabuleuse mauvaise qualité du doublage qui a longtemps bercé mon adolescence. A titre perso, ce que je préfère, c’est quand elle laisse échapper des détails de ce qu’elle kiffe, dans tel ou tel épisode, au fil de son boulot. Ca me ramène en arrière, et ça c’est vraiment chouette.

C’est marrant mais j’ai l’impression d’avoir réalisé que ce mois-ci pourquoi j’adore et j’adorerai toujours l’univers de Stargate. Une œuvre de fiction, suivant ce qu’elle veut raconter, doit toujours se placer sur une échelle qui va du commun à l’escapisme (les mondes merveilleux dans lesquels, on s’échappe, d’où le nom). Stargate a le culot de venir faire le grand écart. D’un côté on a des vaisseaux spaciaux, des aliens, des explosions, des voyages dans le temps, de la SF pure et dure, du vrai space opéra des familles. De l’autre ça se passe maintenant, en partie sur Terre, avec des problèmes géopolitiques, l’influence de la russie, d’internet ou de la CIA. Quand on pense à Battlestar, Babylon V, Star Trek et tous les autres space-opéra à la TV, force est de constater que ça se passe soit très loin dans le futur, soit carrément ailleurs. Pendant ce temps, Stargate trouve le moyen d’avoir le beurre, et l’argent du beurre.

Malgré les haters, qui hatent, la franchise Stargate continue son bonhomme de chemin dans Stargate Universe. Pendant que vous regardiez les gros fails de science-fiction de l’année (Flashforward et V), je me délectais des aventures de la nouvelle équipe de paumés dans l’espace. Comme toutes les séries Stargate, c’est souvent maladroit, parfois chiant, mais au fond, ça fait bien plaisir. Je regarde cet univers vivre derrière ma TV depuis presque quinze ans et à présent trois séries. Avec chaque année des gros kifs de ci de là, des supers morceaux qu’il est difficile de partager avec le reste de mes amis, trop occupés à suivre le vent. Alors quand je vois Bidibulina s’escrimer sur une traduction à rallonge, où quand je tome sur un épisode vintage sur NRJ12, j’ai un petit sourire. Je me sens un petit peu moins seul dans mon kif qui ne devrait pas être honteux et je lâche ma télécommande pour profiter un peu.

Bon, par contre c’était mieux que Stargate était diffusé l’été sur SciFi, ça m’occupait. Enfin, en même temps le weekend prochain c’est juste le grand retour d’Entourage !

Demain, film honteux et japon.