Ce mois-ci, étrangement, j’ai racheté des BD. Ca a commencé par un jour où je m’emmerdais sec sur le trajet du stage (ce qui est mieux que s’emmerder PENDANT, notez). J’attendais encore ma prochaine cargaison de romans et j’ai du coup pallié comme j’ai pu. Au kiosque à côté du taf’, j’ai chopé le Spirou de la semaine. Bon, c’était quand même hyper mauvais, soyons clairs (je pourrai faire un mémoire entier sur pourquoi). Mais au fond ça m’a fait plaisir. Puis 2,30€, ça va. Ca ne laisse pas l’impact d’un falcon punch dans le budget étudiant. A côté de ça mon Pimp m’a offert une BD au choix à la RNAC sur un coup de folie, et j’ai pris un autre truc français que j’ai bien kiffé au retour à la maison. Puis, la semaine dernière en rentrant à Lyon j’ai mis la main sur un gros pavé ricain que j’avais commandé y’a longtemps. Happy birthday à moi comme je dis.

On reparle de tout ça bientôt, oui même du truc japonais chelou (pas FFXIII, l'autre).
J’ai pas vraiment l’argent, et encore moins la place, d’acheter et stocker un max de bandes dessinées. Chaque fois que je passe dans les rayons des librairies je trouve que c’est juste trop cher pour ce que c’est. Un beau paradoxe quand on pense que j’ai pas mal bourlingué dans le milieu, j’y ai aussi pas mal bossé. Je sais ce que ça représente comme boulot. Mais je peux pas mettre 13€50 dans un truc que je vais bouffer en une demi-heure dans le meilleur des cas (un jour j’écrirai un mémoire sur le pricing des BD, un jour…). J’ai pas cette latitude budgétaire. Alors je fais comme au bon vieux temps, le lis en fraude, en tournant les pages super vites. Y’a deux mois sortait la BD d’un ancien pote. Je pensais que c’était sa chance de me prouver qu’il n’était pas juste un branleur. Perdu, c’était super mauvais. Mais au moins je l’ai lu en douce, je peux donc savoir de quoi je parle. Un peu triste quand on sait que j’ai toujours pas lues les dernières sorties de mes « vrais » potes.

Parce que je garde mine de rien une poignée de coupaings qui vivotent là-dedans. C’est assez pour me tenir au courant des mouvements en interne, des ragots, du qui fait quoi. Ça me fait plaisir de voir que des mecs que j’ai jamais pu blairer produisent de la merde. Ils vous diront que ça paie le beurre des épinards, je répondrai qu’ils ne sont pas capables de mieux. Bwah ah ah ! Hum. En vrai je continue donc à utiliser les RNAC comme librairie personnelle, j’écume les sites de scans pour choper ce que je n’ai pas la thune de me payer et je continue à suivre ce petit monde, regarder la planète BD tourner. Avec en petit regret, celui de ne pas avoir les moyens de suivre tout ce que je veux, et donc avoir des bijoux qui me passent sous le nez… Même si, parfois, sur un coup de tête, un bon conseil ou un moment de déprime, j’achète un peu de papier que j’irai consommer au fond du lit.

D’où une petite frustration, de ne pas lire plus, découvrir plus et partager plus. J’ai l’envie de faire des critiques de BD qui me chatouille. Attention uniquement des trucs cools. Pas comme les bouquins où si je lis un truc, j’en parle. Non, là que des BD qui en valent vraiment la peine. Ca me travaille. Ca va venir. On dit samedi ? Ça vous va samedi ? Vous aviez un truc de prévu ou bien ?
Demain, il sera question de loyauté.





