Un peu moins d’un mois plus tôt, j’étais chez Sony à un cours de photo/safari avec l’incroyablement talentueux Rémi Chapeaublanc. C’était aussi (et surtout) l’occasion de tester le NEX 5. L’appareil badass comme un réflex mais petit comme un compact. On a fait les cons dans la rue, au palais de tokyo et de retour chez Sony. J’ai même pu tester et admirer le panorama 3D, sur une TV gigantesque avec les lunettes qui vont bien. Fun fact, je me supporte mieux en 3D que sur une photo normale. Sinon j’ai appris quelques trucs de base sur l’optique et le maniement du matériel ce qui fait que je me suis couché (et réveillé) nettement moins con. Je suis surtout reparti de là avec de la peine. Parce que je savais que je devais remplacer mon Canon Powershot S90. Bien qu’il soit (encore) le plus puissant de sa catégorie et malgré le fait que son achat ne remonte qu’à décembre.

Je suis un mec comme ça moi, je mets à jour mes trucs. Quoi de plus naturel après tout, puisque dans la vie, on fait tous ça. On passe d’une chambre d’étudiant à un studio, un deux pièces et ainsi de suite. Pareil pour une voiture, une télévision. On upgrade, quand on a la volonté, ou les moyens. A titre personnel j’ai surtout la volonté, moins les moyens. Par exemple, mon ordi portable qui date d’il y a cinq ans et que j’ai refusé de jeter dans des escaliers, il faudrait vraiment faire quelque chose. Rapport à Starcraft II, ou à Photoshop (genre perdre moins de temps sur le blog). C’est un peu comme ma TV, j’ai pris la plus maouss que je pouvais me permettre mais sa diagonale reste un peu faible vis-à-vis de la distance à laquelle je la regarde. Okay, c’est pathologique. Une sorte de mélange instable entre mon consumérisme, mon envie et mes pulsions de early adopter. S’il existe mieux pour moi, je dois tout faire pour l’atteindre.

J’ai réussi à vendre mon Canon à un prix plus que correct. Combiné au bon de 10% récupéré chez Sony le jour du cours, je m’en suis pas si mal tiré. J’ai mon NEX 5, qui à mes yeux représente le meilleur compromis entre puissance et mobilité. Je commence à peine à m’amuser avec je l’aime déjà. Pourtant j’ai eu un pincement assez crade au cœur lorsque j’ai du empaqueter mon Powershot. Je me suis souvenu la joie ressentie lorsque je suis reparti du Best Buy à New York, et tous les clichés pris avec, les réactions des proches, le partage. Fuck. C’est un peu comme ma vieille Xbox Elite, que j’ai depuis trois ans à présent, qui fait un boucan pas possible, chauffe et a le disque dur encrassé. Je pense passer à un modèle slim, plus petit, silencieux et plein de stockage. Je pense aussi donner la vieille, qui ne vaut plus grand-chose à mon crevard radin de petit frère. Mais…

Je m’attache aux choses autant que j’ai un besoin malsain d’en changer. C’est paradoxal et un peu débile. Tout comme je sais que dans six mois mon NEX risque d’avoir pris un coup de vieux. A un moment je me suis demandé si ma frénésie technologique ne cachait pas la frustration de ne pas évoluer sur les autres plans, sur mon appart’, sur mes études, sur mes écrits, sur tout ce m’échappe ou est lié à une attente forcée.
J’aurais pu écrire cette note là-dessus, mais pourquoi faire sérieux et introspectif quand on peut faire léger et sans intérêt ?





