943 – Na No NON Wri Mo

Hé les gens ! On est bientôt en novembre ! Vous savez ce que ça signifie ? Ça veut dire qu’il est temps de s’atteler au Nanowrimo (National Novel Writing Month). Si vous n’en avez jamais entendu parler, je vous explique le truc. En gros une bande d’illuminés a décidé de créer un concours où il n’y a rien à gagner et qui consiste en l’écriture d’un roman de 50 000 mots (oui, aux US on considère que c’est 50k un roman, pas 30 comme en France) en un mois chrono. On peut préparer autant qu’on vu son histoire, sa structure et ses personnages en amont. Mais la rédaction du premier jet doit être commencée et bouclée en un mois. L’intérêt c’est d’avoir une communauté derrière soi pour se motiver, recevoir des emails de conseil et participer à des soirées et rencontre entre écrivaillons par esprit d’émulation. Sauf que comme chaque année, je ne pense pas participer.

Ca aurait été l’occasion de reprendre Perfect Ten une bonne fois pour toute et d’aller de l’avant. Seulement pour ça je devrais surmonter quelques problèmes. Le premier est que mon bouquin d’avant est toujours dans les limbes, je suis encore dans l’attente d’un truc (Plan B) qui de toute façon laissera place autre chose si ça échoue (Plan C). Sachant que je déteste prodigieusement bosser sur plusieurs projets à la fois (une pensée pour mon recueil de nouvelles qui avance). Mes autres soucis sont plus terre à terre. D’une je n’ai absolument aucune idée de comment je dois finir l’intrigue. Pour construire une structure narrative qui se tient un minimum, c’est pas pratique. De deux, je ne peux pas écrire un bouquin qui se passe dans le milieu du mannequinat sans faire des recherches et interviews. Cette simple idée me fatiguant d’avance (tout ça c’est la faute aux cours). Autant dire que c’est mal barré.

Ceci dit je ne peux pas m’empêcher de me demander : what if ? Depuis un moment l’idée me travaille d’utiliser la technique des cartes pour bosser mon bouquin. En gros tu prends des cartes en bristol et tu y résumes les scènes importantes de ton intrigue. Ensuite tu peux les reclasser comme tu veux pour chambouler la structure, faire des coupes, savoir si tes parties sont équilibrées. Au final tu te retrouves avec un plan construit à suivre et visualisable autrement que par une suite de tirets inamovibles sur une feuille blanche. Je devrais faire ça. Pour voir. Après tout le premier novembre c’est dans une semaine, ça me laisse carrément le temps de taffer sur une structure. Ce qui serait un grand pas en avant. Même si je me connais par cœur, comme chaque année je vais me retrouver autour du trois/quatre du mois et réaliser que j’ai encore rien foutu. Alors comme chaque année, je me dirai que l’année prochaine, c’est certain, je m’y collerai.

L’avantage du NaNoWriMo c’est de me remettre un peu les idées en place. Ca me rappelle que je pourrais taffer plus, écrire plus, que tout ça c’est qu’une question de courage et d’organisation de mon emploi du temps. Qui sait, un de ces quatre je participerai enfin pour de vrai. En attendant je vais aller acheter du bristol.

Au cas où.

941 – Book Review 156

C’est étrange d’avoir des amis dans l’édition. Par exemple ça permet de mettre la main sur des collectors. Cet été, j’ai pu tripoter un exemplaire des épreuves de la traduction française de Leviathan, de Scott Westerfield. Je vous en avais parlé l’année dernière et c’était très bien. Les épreuves c’est les exemplaires à corriger, donc imprimés avec une couverture pourrie, des illustrations en basse définition et le texte bourré de fautes d’orthographes. Le tenir entre mes mains m’a étrangement motivé à briser ma règle des trilogies littéraire qui veut que je n’aille jamais au bout. Tout début octobre sortait Behemot, le second volume de la saga steampunk pour ado. Il faut dire que j’étais aussi curieux de voir comment allaient être traitées les illustrations (chaque roman comportant plusieurs dizaines de pleines pages dessinées) au format numérique sur mon Kindle.

La guerre fait rage en Europe en ce début de vingtième siècle. L’héritier de l’empire Ottoman, Alek, se cache des conspirateurs Allemands qui veulent l’empêcher de monter sur le trône. Lui et sa garde rapprochée ont rejoint l’équipage du Leviathan, un monstre génétique volant habité par des anglais et leurs créatures expérimentales. Au sein de « l’autre camp », il peut néanmoins compter sur Dylan, ou plutôt Deryn. La jeune fille s’était faite passer pour un homme afin d’intégrer l’armée britannique. Malheureusement la guerre a éclaté et la voilà enrôlée, risquant chaque jour de voir sa couverture compromise. Le Leviathan est en route pour Istanbul, où les anglais espèrent convaincre le Sultan de renoncer à une alliance avec les Allemands afin d’éviter que la guerre ne continue à se propager.

La mauvaise nouvelle, c’est que Behemot souffre prodigieusement du syndrome du second tiers d’une trilogie. En gros il ne se passe rien de significatif. Attention le livre fourmille d’une tonnes d’idées, de très bons moments, de rebondissements et compagnie. Mais les personnages et la trame en général terminent le volume quasiment au même endroit où ils l’avaient entamé. Enfin, pas tout à fait mais j’espérais une grosse révélation ou une mise en danger sur la fin. Il faut croire que Westerfield garde tous ses atouts pour le dernier tome pour dans quelques mois. Les illustrations de Keith Thompson sont toujours magnifiques et plus présentes que dans Leviathan si je ne m’abuse. Par contre effectivement sur un écran d’eReader c’est pas l’idéal. On peut zoomer mais on reste limité par la taille de l’appareil et la faiblesse de la résolution de la technologie eInk.

Ceci étant dit je n’ai pas boudé ma lecture, ni mon plaisir. Behemot se mange sans faim. C’est cool, c’est frais, c’est du steampunk pour les enfants qui n’en veulent et si j’avais eu ça à douze/quatorze ans, j’aurais doublement kiffé. Je serai là pour la conclusion. En attendant vous pouvez checker et offrir la version française.

BUY STAGE !!!

Leviathan VF : 18,05€ sur Amazon FR

Behemot VO : 12,37€ sur Book Depository

(7.25$ de plus d’economisés en Kindle)