Les réactions face à l’article de lundi dernier m’ont un peu étonné. J’y retranscrivais un court texte de motivation de l’auteur Chuck Palahniuk. Pas mal de commentaires indignés, en mode c’est jeter des miettes aux affamés, les ateliers d’écriture de toute façon c’est de la merde, ce discours a été écrit par captain obvious. Etonnamment, ceux qui validaient le plus la démarche de Chuck (et la note) sont mes amis qui sont payés depuis des années pour écrire des trucs. Preuve s’il en est que la réussite rend humble. Tout comme l’absence de réussite se compense parfois par de l’arrogance. Et je dis ça sans jugement de valeur puisque je m’en sers aussi pour avancer. De l’arrogance, de la prétention, des certitudes. Parce qu’en vrai, dans ce genre de boulots/rêves, tout carburant est bon à prendre.
Je ne radote pas, j’aborde le sujet sur un angle différent. Mais une fois encore je ressens le besoin de parler de l’importance de toutes ces petites choses qui vont faire que temps, motivation et énergie vont converger assez longtemps pour que j’abatte quelques lignes de prose. C’est un peu comme les alignements d’étoiles dans l’espace : ça n’arrive quasiment jamais ! Il faut forcer l’univers. Par exemple le temps c’est très relatif, ça se trouve, ça s’étire, ça se déplace. La motivation et l’énergie aident. Et pour ça… En l’absence de succès tangible, de réussite claire ou d’un chèque à la fin du mois, il faut chercher d’autres sources pour alimenter la flamme. Là effectivement chacun est plus ou moins sensible à différents stimulus. Effectivement si vous ne voyez pas qui est Palahniuk ou si vous n’avez aucun affect positif sur son œuvre oui lui-même c’est compliqué.
En ce qui me concerne j’ai remarqué que les séries/films avec des gens qui écrivent ou qui ont des rêves me boostent bien. On peut trouver tous les défauts du monde à Californication, n’empêche qu’à la fin d’un épisode je suis souvent reboosté. Ça marche aussi dans une moindre mesure avec How To Make It In America. Sinon chaque fois que j’écris un bout de texte je l’envoie à ceux dont je sais qu’ils devraient aimer. Recevoir le mail retour en mode « yay c’est top continue toussa t’as vu ! » devient primordial pour contribuer à remplir la jauge. Sinon il y a des bouquins que je lis, des bouquins qui sortent, ou bien des conversations. Raconter l’histoire d’un manuscrit me donne souvent une idée ou deux, qui me poussent à essayer de les intégrer. Et donc d’écrire. C’est une poursuite sans fin de petites motivations qui ne demandent qu’à être mises bout à bout.
Alors ouais, pour moi un bon discours de motivation par une figure que j’estime fonctionne aussi bien que le speech d’un coach à la mi temps dans les vestiaires à son équipe en train de perdre la finale du championnat. C’est un besoin, un shoot, une nécessité en l’absence d’autre chose.
L’important c’est de trouver ce qui marche pour vous.
Achète un clavier “mécanique”. T’auras encore plus envie d’écrire après.
Il est bien vrai que la motivation est bonne à prendre partout où elle se présente, c’est le cas dans l’écriture, griffonnant des trucs par-ci par-là c’est nécessaire, que dans les études, parce que pour se lancer dans un tas de polycopiés, griffonnés eux aussi, il faut en vouloir.
En tout cas, courage pour la suite – et si tu veux des flammes, on peut s’arranger avec un joyeux feu de joie avec ceux qui ne connaissent pas Palahniuk -
C’est agaçant cette manie de toujours accabler les gens qui ne sont pas d’accord avec vous par de “l’arrogance” (par contre je n’ai vu personne dans les commentaires de l’article précédent dénigrer les ateliers d’écriture).
Et puis, quand même, “Si vous allez devenir écrivain il n’y a rien que je puisse dire qui empêchera ça. Et si vous n’allez pas devenir écrivain, il n’y a rien que je puisse dire qui fera de vous un écrivain.” c’est franchement captain obvious, et davantage encore pour jeter des miettes aux affamés : “Super, si Palahniuk dit que je vais devenir écrivain, alors c’est bon, IN DA POCKET BRO ! Il le dit !”
Si la motivation tient en effet à un mec qui te dit (j’ai vraiment l’impression de radoter) exactement ce que tu veux entendre, alors c’est à mon tour de ne pas comprendre. C’est du vide qui stimule ton esprit parce que c’est la petite voix en toi qui devrait s’exprimer d’elle-même mais qui ne vient pas (idem pour les séries), et que tu retrouves chez/dans l’attitude de quelqu’un d’autre.
Également, je ne vois pas l’intérêt de “Sinon chaque fois que j’écris un bout de texte je l’envoie à ceux dont je sais qu’ils devraient aimer.” : quelle est la prise de risque, la vision critique, la possibilité d’évolution sur des gens qui vont déjà adhérer à 100% ? Au début de sa carrière, quand Flaubert a entamé Saint Antoine, ses amis lui ont dit que clairement c’était pas bien, il fallait mieux arrêter tout, changer de sujet (il devait déjà avoir passé dessus environ un an et demi), ce qu’il a fait, il l’a mis en stand-by. Il y a passé vingt cinq ans à le ruminer, pour finalement le sortir refait et “meilleur”, et pour deux raisons : il croyait en lui, mais AUSSI en la critique.
Ce qui m’a un peu dépité : “Étonnamment, ceux qui validaient le plus la démarche de Chuck (et la note) sont mes amis qui sont payés depuis des années pour écrire des trucs. Preuve s’il en est que la réussite rend humble.” Est-ce qu’être payé est la réussite ?… Humble de quoi ? De se rendre compte que Palahniuk dit que des choses fabuleuses ? Que les autres sont JALOUX ? (Come on…)
Baudelaire touchait pas trois francs et était fauché comme les blés avec Les Fleurs du mal : a-t-il échoué ? Non, il a écrit l’une des plus belles œuvres poétiques qui ai jusqu’alors existé. Un chef d’œuvre, comme on appelle ça. Si vous attendez de la réussite d’être célèbres, riches, de passer sur des plateaux télévisés miteux, plutôt que de vous inscrire dans la prospérité et aboutir à “L’Art”, quitte à être méconnus/détestés de votre temps, libre à vous. La plupart des grands écrivains français (je parle de ce que je connais) étaient mis au second plan, pour d’autres du genre de Marc Lévy, qui faisaient des “trucs”. Vous préférez être Marc Lévy ou Rousseau ?
Le vrai carburant, c’est le travail, pas les paroles. Et ce qui devrait marcher pour tout le monde, c’est de croire en soi, et d’être réaliste face à la qualité objective de ce que l’on produit. De constamment se remettre en question. De ne pas tout prendre pour du pain béni.
Et encore “Effectivement si vous ne voyez pas qui est Palahniuk ou si vous n’avez aucun affect positif sur son œuvre oui lui-même c’est compliqué.” : Rien à voir, j’ai beaucoup apprécié Fight Club et Invisible Monsters. Mais je ne suis pas d’accord avec ce qu’il dit… enfin si, mais je ne vois pas l’intérêt.
C’est bien ça fait deux fois de suite que tu passes complètement à côté de ce que je dis : à savoir que c’est complètement stupide de mépriser toute source de motivation pour un autre.
J’aime les speechs faciles, so what ? J’aime qu’on me caresse dans le sens du poil, so what ? Parfois je suis arrogant pour me permettre d’avancer, so what ?
L’important c’est qu’à la fin le job est fait, le texte écrit.
La manière dont on n’y arrive n’appartient qu’à nous.
Et si tu craches sur ça, go fuck yourself.
Sincèrement.
Sans dec’, on dirait Lokan. “So what ?” un blog dans lequel tu ouvres des commentaires mais quand quelqu’un propose une vision différente, tu n’approuves pas et tu ne sais répondre que “fuck off ?” Je n’ai pas eu la bêtise de te balancer une merde infâme sans réflexion, je t’ai exposé un point de vue aussi sec que celui que tu as en réponse en faisant cet article, mais au moins développé.
“So what ?” de l’écrire sur ton blog et d’ouvrir les commentaires si tu ne veux pas ouvrir un “débat” ? “à savoir que c’est complètement stupide de mépriser toute source de motivation pour un autre.” c’est exactement ce que tu es en train de faire en me balançant “fuck off [je fais ce que je veux et whatever ce que tu peux dire je m'en tamponne]“.
Si tu vas au bout de ton raisonnement, avec cet article, tu montre ton stylo, le cheminement, mais (et je suis d’accord avec toi) on s’en fout complètement. C’est le résultat qui importe. Tu as envie d’écrire cet article, go, c’est ton blog, pas de souci.
Mais dans ce cas-là, pourquoi ouvrir les commentaires si la moindre pensée opposée te répugne à ce point ? J’avoue ne pas comprendre. Tu veux juste que les gens qui t’aiment et t’approuvent te le disent encore plus ?
“Le vrai carburant, c’est le travail, pas les paroles. Et ce qui devrait marcher pour tout le monde, c’est de croire en soi, et d’être réaliste face à la qualité objective de ce que l’on produit. De constamment se remettre en question. De ne pas tout prendre pour du pain béni.”
Il y a une opposition évidente entre croire en soi et être réaliste face à la qualité objective de ce qu’on écrit- ce qui en passant ne veut strictement rien dire en littérature. (Les goûts, les couleurs, les modes, les époques… Il n’y aucune vérité absolue en la matière.)
Ensuite, “écrire pour la postérité”… Waow.
Niveau arrogance, ça se pose là. Je m’incline, j’ai pas mieux.
C’est la postérité qui te choisit, pas l’inverse.
Je comprends tout à fait ce que veut dire le Reilly. Sans doute parce que l’écriture est mon métier et que la motivation, c’est une lutte de tous les jours – tous les écrivains dignes de ce nom te le diront, pour le coup.
Donc en effet, les sources de motivations sont à aller chercher partout où on peut les trouver. Vraiment partout.
Ne compter que sur sa propre foi en son art, c’est tout simplement suicidaire quand on a deux sous d’humilité- on est son pire bourreau.
Ou alors ça donne les pires bouses de la galaxie. A quoi crois-tu que Marc Levy et consorts carburent?
Hé ben ouais, ce sont probablement eux qui croient le plus en eux-mêmes…
(et évidemment, je voulais dire “postérité” et pas “prospérité”, même si ça pourrait être un but en soi ; mais c’est limite quand même…)
Tiens, voilà un article que je trouve particulièrement pertinent. L’envie d’écrire (ou de créer sous toutes ses formes) a besoin d’être transformée, et je suis tellement d’accord sur ces petites motivations merveilleuses et essentielles.
Le fait d’admettre en avoir besoin pour continuer et y croire n’est en rien incompatible avec le talent ou la qualité du travail.
Bon ok, y’a deux trucs qui sont pas compris (ou j’ai clairement dû mal m’exprimer). Vous m’affublez contre l’arrogance : citez moi un endroit où j’ai dit que c’était mal et à bannir ? Évidemment qu’il en faut ! Partout, tout le temps, il faut toujours se dire qu’on est le meilleur, sinon on se fait bouffer (encore plus de nos jours).
“Il y a une opposition évidente entre croire en soi et être réaliste face à la qualité objective de ce qu’on écrit- ce qui en passant ne veut strictement rien dire en littérature. (Les goûts, les couleurs, les modes, les époques… Il n’y aucune vérité absolue en la matière.)” : On peut croire en soi tout en se disant “ce n’est pas assez bien, il faut que je travaille plus, je sens que ce n’est pas de qualité, que telle chose pourrait être modifiée”, etc. Encore une fois, je reviens à Flaubert, mais quand on voit l’acharnement critique qu’il avait vis-à-vis de lui-même, ou bien encore pour Proust ou Céline, qui raturaient sans cesse, on voit bien que ce ne sont pas deux choses opposées. Pour l’argument “des goûts, des couleurs”, j’ai vraiment du mal : tout est susceptible d’être bon sous prétexte qu’une certaine quantité de personne aime ?
La postérité te choisit, exact, mais si tu n’as pas dès le départ l’ambition claire et absolue de la conquérir, je trouve ça dommage. Je trouve que c’est la meilleure motivation possible à avoir (et évidemment la plus dure, puisqu’inconnue).
Est-ce que j’ai dit que la motivation n’était pas une lutte ? Encore une fois, non. Je ne suis juste pas d’accord avec la vision qu’a LeReilly là-dessus (et désolé si j’ai été sec, mais ton article qui revient sur un autre alors que honnêtement j’étais passé à autre chose, ça fait un peu “je veux quand même avoir raison” aussi, enfin peu importe). Je sais bien que tout le monde (tout le monde, bon sauf peut-être Balzac hihi) galère pour se mettre au travail, trouver de quoi le nourrir. Ça ne tombe pas du ciel, évidemment…
“Ne compter que sur sa propre foi en son art, c’est tout simplement suicidaire quand on a deux sous d’humilité”, sauf que comme j’ai écrit (et pourtant j’ai mis en majuscules) “pour deux raisons : il croyait en lui, mais AUSSI en la critique.” je te rejoins sur ce point. Donc je ne sais pas pourquoi je suis attaqué là-dessus. Sans avis et sans foi en soi, dans ces métiers-là, on n’avance pas.
Bref, j’ai l’impression d’être repris uniquement sur des choses que je n’ai pas dites, j’avoue ne pas saisir.
“La postérité te choisit, exact, mais si tu n’as pas dès le départ l’ambition claire et absolue de la conquérir, je trouve ça dommage. Je trouve que c’est la meilleure motivation possible à avoir (et évidemment la plus dure, puisqu’inconnue).”
La meilleure motivation qui soit, c’est d’écrire des choses qui font du sens – pour soi et parfois avec un peu de chance, pour les autres, ça s’appelle la résonance. C’est le but du jeu.
Le coup de l’artiste maudit qu’on célébrera dans deux siècles, pardon mais LOL.
J’avoue que je me marre toujours beaucoup quand les gens qui font profession d’écrire – ou qui en ont l’ambition – m’expliquent que eux, ils écrivent pour l’Art, et qu’ils se fichent pas mal d’être reconnus de leur vivant – que ce soit à travers leurs ventes ou les critiques.
C’est beau de se croire meilleur que les autres.
C’est parfaitement mensonger – la plupart du temps de façon tout à fait consciente – mais c’est beau. J’admire, mais je ne peux pas en dire autant de ma propre démarche.
J’écris ce qui me semble important, dans l’espoir fou que cela fasse du sens pour le plus grand nombre. Ca n’empêche ni l’exigence envers soi-même, ni de parler de “vrais sujets”, ni de hurler quand je vois ce qui sort et qui se vend par camions entiers.
Mais cela fait partie du jeu. On l’accepte ou on s’aigrit très, très vite, tout seul dans son coin.
Evidemment que je serais ravi de passer un jour à la postérité, mais je préférerais encore que cela arrive de mon vivant. Tant qu’à faire, si cela peut aussi remplir mon frigo, le fin gourmet que je suis ne peut qu’y souscrire.
Les exégèses des profs de français, personnellement, ça ne me fait ni chaud ni froid. Surtout si c’est pour que mon nom soit synonyme de torture pour des gamins auxquels on imposera d’avaler des textes qui leur passeront à 10 000 km au dessus.
Finir dans le Lagarde et Michard ne fait pas vraiment partie de mes objectifs de vie.
Maintenant, j’ai sans doute mal compris ce que tu cherchais à dire.
Si tu voulais dire que c’était mieux avant, que personne n’égalera jamais les Grands Maîtres, et que la littérature exige qu’on lui sacrifie tout, alors c’est ton droit le plus fondamental de te tromper.
Même lourdement.
Évidemment, qu’il y a des gens qui écrivent pour bouffer, même dans les plus grands auteurs (combien ont vendu leurs mémoires parce que c’était la grosse dèche !)
Je suis peut-être démodé, peut-être que ça ne se fait plus de croire dans “L’Art”, que c’est idiot, je ne sais pas. Moi ça me parait être une belle idée. C’est ce qu’on cherche tous, arriver au meilleur. Évidemment, si cela a pour but de sacrifier tout écho avec le monde extérieur, c’est idiot, et je ne l’ai pas dit. En disant que la critique est importante, c’est pour illustrer que au-delà de la foi en soi, le point de vue du jury qu’est le reste du monde est fondamental. On peut écrire pour soi aussi, sans ambition particulière, et c’est très bien !
“Le coup de l’artiste maudit qu’on célébrera dans deux siècles, pardon mais LOL.” : ça s’est pourtant produit bien des fois. Qu’une œuvre soit reconnue par le public peut prendre parfois plus de temps qu’une vie ?
Et quand je parle des classiques (je ne lis pas que ça, mais principalement quand même), c’est avant tout parce qu’ils ont développé une vision du monde/de leur époque propre et juste complètement dingue, ainsi qu’une certaine maestria avec la langue, qui est époustouflante et qui donne envie à n’importe qui (enfin, je crois cela, encore une fois).
Et si je ne croyais pas en la littérature, si je ne croyais pas en sa progression lente, en ce qui n’a pas encore été écrit, je ne serais pas ici à en parler.
Qu’on lui sacrifie tout, si cela est nécessaire (tu parles bien du côté de l’auteur ?) alors si. Si l’auteur peut faire cela de la meilleure façon possible tout en conservant des distractions autres, ok. Encore une fois, c’est le stylo, et je m’en fiche.
La littérature pour la littérature n’aurait intérêt si il n’y avait pas de monde à la soutenir.
“LeReilly” : moi j’y crois. J’ai fait court…
Je me permets un petit mot.
Moi je m’entraine pour courir un marathon. J’imagine que c’est comme se faire publier pour la première fois. Des galères, des blessures, des craintes, des pleurs et aussi des espoirs, des joies, des rencontres…Alors je me risque au parallèle.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Quentin sur le fait de constater que la motivation doit être en soi et que le voyage est égoïste, solitaire.
Bien sûr que la motivation, au départ, est personnelle, intime, égoïste. Mais dès lors qu’on s’en ouvre aux autres, alors elle nous échappe un peu. Je vais y revenir.
Aussi, parfois, elle a simplement besoin d’être ravivée un peu. Le feu ne s’éteint jamais mais parfois, il faut que l’on souffle sur les braises qui peinent, quand il fait froid, nuit, humide.
Ce n’est pas être faible, c’est être humain. Et c’est à ce prix qu’on peut devenir extra-ordinaire. En trouvant à l’extérieur la ressource et en faisant malgré tout, malgré soi. Ce qui compte c’est faire, avec sans les autres, avec ou sans les mots…Faire.
Certains soirs, je n’ai pas envie d’aller courir. C’est l’hiver vous savez…Et le bois la nuit, ça fait peur. Alors on court tout près des routes, c’est pas très joyeux. Le dimanche matin, on aimerait mieux rester au lit que faire 20 bornes. On hésite. On vacille.
La vraie force c’est alors d’aller chercher la motivation là où la trouve.
Ce peut être une vidéo à la con sur U Tube, un RDV de groupe qui oblige à se lever, une citation de L.Armstrong ou M.Jordan, une musique d’un mec qu’on écoute jamais par ailleurs comme Eminem tiens, Till I collapse !, ou encore un petit sms à quelqu’un qui croit en nous.
On porte l’espoir avec un grand projet. Et chaque projet est grand, qu’on se le dise.
Parfois, il faut que les autres renvoient l’image de l’espoir, il faut qu’ils assurent qu’on a une responsabilité. Qu’on porte son rêve pour soi,mais aussi pour les autres.
On est tous responsables de l’espoir, chaque chose qu’on accomplit, chaque pas qu’on fait, chaque chose qu’on porte plus loin a des répercussions pour soi, mais aussi pour les autres.
La vie est une course, et écrire pour toi LeReilly, c’est sans doute être au 25e borne et dire au mec qui est dans la foule: dis-moi que ce que je fais a du sens, dis moi que je dois continuer car je ne porte pas juste ma carcasse mais toutes les carcasses du monde, aussi longtemps qu’il y aura un mec pour courir, un mec pour écrire.
Partager. Prévert disait qu’il fallait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple. C’est lourd d’aller au bout de ses rêves. Chacun est responsable du rêve de l’autre.
Si je finis mon marathon, ça ne fera pas publier le livre du Reilly. Mais ça lui montrera que l’incroyable existe.
Alors sans le savoir, je cours pour lui.
Et lui, il écrit pour moi.
On devrait toujours prendre soin du rêve des autres, c’est ce qui protège le nôtre.
LeReilly, comme le dit le slogan de l’IronMan ” You will do this”.
Bon courage.
Je… je crois que je t’aime! Si si!!
Ah? *rires* Inscris-toi vite au marathon alors
Quel radotage ! Remboursez !!!
Demain, j’arrête le troll. Mais je ne cesserai jamais de t’aimer :p
Je profite de ce post pour te lâcher ce que je voulais te dire depuis quelques temps :
M’est avis qu’il y a bien là, dans ce blog et ailleurs, ce petit quelque chose qui peut (je dis bien peut) faire éclore des textes intéressants, voire des livres, voire des bons.
Seule chose : arrête le dilettantisme.
Et donc, pour être cash & direct :
Travaille et arrête de t’éparpiller (et au besoin, ferme ce blog).
N’écrit pas 50 trucs à la fois, mais un seul, que tu passeras et repasseras sur ton métier jusqu’à ne plus pouvoir le supporter du tout, avant – la mort dans l’âme, et encore insatisfait – d’en refiler une copie à d’autres.
Tu as un sens de la concision, du verbe fort, de la phrase incisive. Travaille le reste tout autour, tisse patiemment ta toile jusqu’à relier parfaitement ces phrases entre elles.
Si tu participes à un Welovebouses (du temps perdu à mon avis), tu le fais sérieux, pas en crachant un pitch à la va-vite, suivi d’un texte non moins ejecté trop rapidement.
Tu sais maintenant à qui filer tes manuscrits en main propre, pour bénéficier d’un petit surplus d’attention. Donc, il ne te reste plus qu’à écrire (et si je puis me permettre une dernière remarque : tu n’as pas encore vraiment commencé)
Je dis ça parce que je t’aime bien, en fait…
DF
LOL.
@DF : ahbenouimaisnon. Un blog c’est une écriture quotidienne, c’est donc un entraînement constant. C’est comme courir chaque jour pour reprendre la métaphore du marathon. On ne court pas un marathon chaque jour, on ne travaille pas forcément sur un roman chaque jour. Par contre si on veut le faire, l’entraînement quotidien c’est utile, voire nécessaire. En plus, Matthias parle souvent de ses chapitres nocturnes, écrits bien plus tard qu’un article sur The best place, donc il se «contente» pas de son blog.
Donc juste non. Et puis il fait comme il veut hein!
2sd degré et autodérision : tout est dans les “grandes âmes”. Ou alors appelez-moi Alain Delon !
- Je peux pas te répondre sur fb, c’est bloqué. Donc voilà, c’était du second degré (je me moquais de ceux qui voyaient de la suffisance). En revanche, faire ma pub, ça c’était très premier degré. N’hésite pas à kicker maintenant que j’ai expliqué. Et ça me permet de remettre derrière le deuxième message publicitaire que j’avais pondu et qui expliqur que j’ai pu c/c celui-ci !
Ce nouveau billet ressemble à s’y méprendre à de la mendicité agressive. Passe encore de supplier les encouragements, de guetter le quignon du réconfort mais insulter les grandes âmes réalistes : je dis non.
Ah, oui pendant que j’y pense : achetez Icare -en kiosque depuis le 16 février-. Spécial God of War, Dossier Mythologie Grecque, Concept littéraire (autoportrait, autofiction, anticipation, nouvelle), Illustrations inédites (et toujours pas de billets sur ce blog, WTF !).
Facebook : icare mag ! Y’a Philippe Jaenada en ami : pour un icare acheté, il lit votre manuscrit. Y’a aussi Charles Recoursé … Oh wait !
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Attention, ceci n’a pas pour but de vous intéresser au magazine Icare :
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Il faut simplement prendre conscience que tirer sa motivation d’une lapalissade en dit malheureusement beaucoup sur votre état de délabrement mental. Bien sûr, je n’en pense pas un mot mais j’ai besoin que vous intégriez l’existence du magazine Icare. N’oubliez pas qu’il propose des inédits sur Assassin’s Creed, Splinter Cell ou encore God of War !
ps: il y a une rubrique livre, j’y chronique les Mémoires de Zeus de Druon et quelques romans portant sur la mythologie/Grèce antique.
Voila, j’ai intégré l’adresse mail. Je comprends la confusion, c’est parfois dur de s’en prendre plein la gueule. Mais c’est le jeu aussi …
Je ne voulais pas en rajouter mais je me ballade de blog en blog pour faire connaître le mag. Compliqué d’être un petit magazine indépendant, difficile aussi de donner envie aux littéraires de s’attarder sur un magazine de jv qui propose de sortir des sentiers battus. Le mag fait 132 pages, j’ai écrit une nouvelle de 11 pages pour très peu de retours. L’équipe de Santa Monica m’avait laissé le choix de travailler ou non sur l’univers de GoW, je m’en suis écarté pour pas mal de raisons … Au final, je ne regrette pas.
Fin bref, la vie est ainsi faîte !
Et si je trouve la citation de Palaniuk assez bateau (la formulation n’est pas très heureuse), il faut savoir prendre ce qui est positif pour se motiver.
C’est essentiel. L’écriture est affaire de volonté. On la puise en soi, on peut la ressourcer en s’ouvrant aux autres, à leurs encouragements : l’important c’est de continuer à écrire.
ps: tu peux supprimer les messages que tu trouves inopportun, c’est le jeu. Je l’accepte !
My two cents sur cette discussion, puisque le sujet me concerne aussi et m’intéresse:
- Je ne comprends pas pourquoi certains commentaires sur cette note font chacun trois pages.
- L’Art pour l’Art c’est un bel idéal, mais à mon sens, soit on n’est plus au XIXe, soit je n’ai juste pas le tempérament qu’il faut pour pouvoir créer en autiste sans rebondir sur ce que font les autres; certains sont faits comme ça, d’autres sont faits autrement. Chacun produit quelque chose, et point barre.
CLR : L’Art pour l’Art n’implique pas de se fermer du monde, ni de se comporter en “autiste” (je ne sais pas d’où viennent toutes ces fausses idées, mais c’est agaçant quand même) ; et idem, je ne vois pas en quoi c’est une idée du XIXe ? Elle était particulièrement développée à cette époque certes, mais si aujourd’hui tout le monde est assez terre-à-terre pour ne prendre en considération que l’argent, les résultats “terrestres” et sociaux en produisant une œuvre, encore une fois je trouve ça dommage.
Pour rebondir sur certaines choses que j’ai lu sinon, et qui prenaient ce que j’ai dit comme étant “caricatural”, faisant référence à certains “poètes maudits”, etc., je ne comprends pas. Peut-être est-ce parce que j’ai cité Baudelaire ? Il n’était pas maudit, il cherchait l’Idéal, l’Art (par le biais du monde qui l’entourait, by the way), comme Gide, Flaubert, Mallarmé (même Sand un peu), etc. Et attention, ce n’est pas totalement dans l’optique parnassien de l’art pour l’art. C’est la motivation qui me parait la plus nécessaire de toutes. Enfin voilà.
Icare, t’es insupportable.