Ces derniers mois je suis donc retombé dans les mangas, à lire tout et n’importe quoi. D’où la pile de tomes 1 de séries trop nazes pour que j’achète la suite qui trainent au pied de mon lit. Alors j’ai changé de tactique, optant pour une appli sur mon téléphone qui charge des tonnes de pages, de quoi creuser un bon moment. Jusqu’à ce que je tombe sur Fairy Tail, l’espèce de clone chelou de One Piece que je vois trainer sur les étals des librairies depuis quelques années. Le titre douteux et les couvertures ne m’avaient jamais donné envie. Mais il faut bien s’occuper dans le métro entre deux bouquins sans images. Et là, grosse claque sur le coin de ma face. Ou comment je me suis retrouvé à bouloter un volume de la série tous les deux jours, jusqu’à rattraper l’intégralité de la série en quelques semaines.

Dans un monde ou plusieurs individus sont prédisposés à l’usage de la magie, des guildes de mages se sont formées à travers le globe et monnayent leurs serices. Fairy Tail en est l’une des plus célèbre, autant pour sa puissance de feu que sa capacité à semer involontairement la destruction sur son passage. Lucy est une mage astrale, c’est-à-dire qu’elle peut invoquer des esprits à l’aide de clefs pour combattre à ses côtés. C’est en essayant de rejoindre Fairy Tail qu’elle fait la connaissance de Natsu, un mage du feu qui a tout appris d’un dragon. Le garçon l’inclue dès lors dans son équipe et tous deux partent accomplir des missions pour leur guilde, accompagnés par Grey, un mage du froid et Erza, bretteuse capable de changer d’armure à volonté. Tous les quatre vont parcourir (et sauver) le monde à de nombreuses reprises et faire autant d’amis que d’ennemis.

Fairy Tail est un croisement entre Naruto et One Piece. Naruto pour le côté guilde/village (la camaraderie et les dissensions internes comprises) ainsi que pour le système de missions/quêtes qui sert de moteur scénaristique. One Piece pour le côté léger et déjanté, ainsi que la pléthore de personnages au design et pouvoir parfois bizarres. Au final c’est beaucoup mieux que Naruto, mais quand même moins bien que One Piece. Le manga aura quand même réussi à me faire rire et avoir les larmes aux yeux dans le métro, ce qui est un bon baromètre qualitatif selon moi. Tous les thèmes classiques du Shonen sont là : l’amitié, le courage, le sacrifice, la tenacité. Les clichés défilent mais les héros sont trop attachants et ça passe tout seul. J’ai beau savoir que je suis narrativement sur des rails, ça fonctionne quand même. La multitude de twists et les relations denses et complexes entre les personnages contribuent aussi à boulotter du chapitre.

Question dessins c’est très bon, bien que la filliation stylistique avec One Piece se fasse sentir dans l’abus de raccourcis anatomiques et autres poses (trop) classes. Non pas que je m’en plaigne. Le vrai plus graphique de Fairy Tail réside dans les dizaines de costumes différents imposés aux personnages féminins. Lucy et Erza passent leur temps à se retrouver affublées de jupettes et autres robes improbables, pour le plus grand plaisir des yeux. Et je vous dis ça le plus sérieusement du monde : il y a un GROS travail de malade question design de fringues. Si vous voulez montez au créneau permettez-moi de vous péter le tibia en précisant avoir rarement vu un Shonen avec des personnages féminins aussi combatifs. Il est admis qu’Erza est la plus grande guerrière de Fairy Tail et Lucy se prend autant de mandales dans la gueule que Natsu, Grey et les autres. On est loin d’un faire-valoir imbitable comme Sakura dans Naruto.

Conscient de n’avoir rien à se reprocher niveau sexisme, l’auteur s’amuse à glisser des tonnes de petits détails érotico-SM en douce comme une invocation soubrette de Lucy qui à chaque fois demande d’être punie même quand elle agit en bien ou le running gag de Grey qui ne peut s’empêcher de se mettre torse nu, parfois sans s’en rendre compte.
Fairy Tail ne réinvente pas la roue, ne confine pas au génie, mais est le premier Shonen a m’avoir enthousiasmé depuis Bleach. Maintenant à jour, j’attends la suite avec plus qu’impatience. Si vous pouviez me faire le plaisir d’accrocher aussi (au pire en regardant l’anime) pour compatir avec moi, ce serait sympa.
BUY STAGE !!!
