Book Review 228

A l’époque où j’établissais des Top 3 pour ce blog, j’ai voulu produire le Top 3 des professeurs qui ont changé ma vie. En très bonne place se trouve ma prof d’anglais de collège. Passionnée, fougueuse, elle m’aura fait gagner 4 ans de pratique en deux fois moins de temps, tout en me donnant le goût de la langue. Je ne la remercierai jamais assez.

Aussi quand je suis tombé sur G229, un roman/récit rédigé par un professeur d’Anglais en province, je me suis dit qu’avec un peu de chance, je retrouverais de cette passion-là.

L’auteur, Jean-Philippe Blondel, m’aura été conseillé par une fille de Twitter, le genre belle parce que tragique (et inversement). L’écrivain aura été son prof d’anglais, et elle se demandait ce que j’en penserais. Fort logiquement, de la demi-douzaine de livres de Blondel, j’ai choisi celui où il raconte son quotidien d’enseignant. G229 étant la salle de classe du lycée dans lequel il officie. C’est son univers, son territoire. On apprendra par exemple comment les professeurs se battent pour une nouvelle salle disponible, comment ils finissent par s’attacher aux lieux, à se les réapproprier.

Le livre fonctionne avec deux types de chapitres. D’un côté on a des réflexions à postériori, autour d’une thématique, d’une idée (le voyage scolaire, l’apprentissage par les chansons, le bac). De l’autre, on trouvera des textes en italiques s’attachant à raconter une anecdote précise, sans trop de narration (une rencontre avec un parent d’élèves, le lendemain du 21 Avril 2002). Chaque chapitre étant assez court, on passe rapidement de l’un à l’autre, ce qui crée un agréable rythme de lecture. J’ai d’ailleurs dévoré G229 en une journée, étant toujours tenté d’aller lire les 3-4 pages du chapitre suivant.

La thématique principale du roman est celle du temps qui passe, confronté à la nostalgie de l’adolescence. Blondel est presque un disque rayé dès qu’il s’agit de mentionner le retour dans sa vie d’anciens élèves devenus adultes, chauves, parents. On sent que quelque chose s’agite en lui. Dans le même ordre d’idées il évoque à plusieurs reprises ses rêves de partir enseigner en Amérique du Sud, inassouvis, confrontés au fait qu’il ne vive pas si mal son existence d’éternel professeur de langues. A l’occasion le roman se permet aussi de toucher quelques sujets durs, comme la mort ou la politique, et ses effets sur les élèves, qui, bien que souvent têtes à claque, sont dépeint avec beaucoup de tendresse par l’auteur.

Loin des livres « sociaux » sur l’école, genre Entre les murs, G229 est une vision tendre sur un métier, une tranche d’âge, mais aussi sur son auteur, sur l’enseignant, qui tente de suivre la marche du monde tout en réalisant qu’il vieillit.

Ça valait le coup.

BUY STAGE !!!

Méga pas cher en poche.

2 réflexions au sujet de « Book Review 228 »

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