Book Review 232

A mon sens, la différence entre une critique littéraire et une chronique d’un même bouquin est que la chronique va être un peu plus subjective. Quand je parle ici d’un livre, j’aime essayer de retranscrire autant le comment et pourquoi du choix de lecture autant que mon ressenti et une tentative d’analyse de sa qualité. Le critique payé doit faire son boulot, le blogueur bénévole fait ce qu’il veut et a donc le luxe d’expliquer sa démarche s’il le souhaite. Parce que ce qui motive le choix d’une lecture est parfois plus intéressant que le texte.
Ce qui m’amène au dernier livre de Nick Hornby, un de mes auteurs (et anglais) favoris.

Car c’est un peu sous cet angle que Nick Hornby chronique ses lectures tous les deux mois pour la prestigieuse revue Believer (récemment traduite en français, mais trop chère et composée de traductions de vieux numéros). A chaque début d’article, il liste les livres achetés et les livres lus depuis la dernière fois. Forcément, les deux séries de titres ne concordent que très peu. Ce décalage d’entrée de jeu est aussi intéressant qu’amusant et donne le ton de l’exercice. Ensuite, pendant le reste du papier, Hornby va raconter comment et pourquoi il a acheté et/ou lu tel ou tel livre. Parfois il passe par une anecdote, comme la rencontre avec un fan qui lui conseille un pavé, ou comme son séjour à Los Angeles où il a dû se rendre pour les Oscars. Si les livres dont l’auteur parle ont leur importance, la critique en elle-même ne prend qu’à peine la moitié de la place.

Tout ça donne un côté bloguesque à ce recueil de chroniques de Hornby. S’il ne dévoile pas grand-chose d’extrême, on est clairement dans l’extime, dans ces petits riens qu’il accepte de partager, comme ses enfants, ses angoisses existentielles, son rapport avec l’Angleterre, le foot. A titre de fan je suis plus que comblé, j’en découvre plus sur une personne dont j’admire l’art, et dont les opinions sur l’écriture et le reste m’intéressent. Petit bonheur lorsqu’il fustige les longs romans, qu’il n’a plus l’envie de lire. Le bonus étant qu’en plus Hornby donne un tas de conseils de lecture. Assez vite je me suis retrouvé à corner des pages, noter des titres sur mon téléphone, pour les ajouter à ma wishlist infinie de bouquins. En sachant qu’à la manière des achats de Hornby, je ne lirai qu’une infime partie de ce qui attire mon attention.

Parce que lire sur les livres de temps en temps est aussi important que lire des livres tout court, je ne peux que recommander ce petit recueil. Une manière de remonter deux ans d’actualité littéraire anglo-saxonne, avec quelques vieux classiques en bonus et une petite fenêtre ouverte sur l’esprit de Hornby.

Good stuff, j’envisage de récupérer les anciens volumes.

BUY STAGE !!!

Pas trop cher.

3 réflexions au sujet de « Book Review 232 »

  1. Question : Est-ce qu’il est nécessaire d’avoir lu des livres d’Hornby pour apprécier ce livre?
    Je demande, vu que je n’en ai lu aucun (même si tu dis beaucoup de bien de High Fidelity =o ).

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