Book Review 235

La première question que j’ai posé à Julien Dufresne-Lamy sur son roman concernant la couverture, verte, inhabituelle pour les éditions Stock. Il m’a dit que La forêt était une nouvelle collection, un peu expérimentale, que j’allais voir. Après, j’ai voulu savoir pourquoi on dirait qu’il a 30 ans tassés sur la couverture alors qu’il est en réalité beaucoup plus jeune (et souriant). J’accuse la chemise boutonnée jusqu’en haut, il est moins catégorique. C’est ce contraste entre le sérieux du texte, de la démarche, et la chaleur de l’auteur, que j’ai choisi de retenir de notre café. Dans ma tête, je m’appelle Alice est son premier roman, écrit sans arrière-pensée, simplement parce que l’envie et le besoin.

Le titre fait référence à l’héroïne sans nom du roman. Elle entre péniblement dans la trentaine, sans autre réels amis que les personnages de fiction qu’elle affectionne. Seule chez elle, elle contemple sa vie, et remonte le fil de son enfance.

Dans ma tête, je m’appelle Alice est moins un roman qu’une succession de courtes séquences, plus ou moins liées. On a des (bons) chapitres où l’héroïne parle de sa vie telle qu’elle est maintenant, de ses névroses et angoisse de jeune adulte très moyenne. D’autres plongent dans son passé et sur la dualité de caractère de sa mère qui, une fois saoule, devient la tyrannique Reine. Puis, de temps en temps, un chapitre composé uniquement de référence littérairo-culturelles vient s’intercaler, sans ponctuation. MAIS. On tombera aussi nez à nez avec des (très bons) chapitres proposant un autre angle sur cette histoire familiale. Tout ceci n’étant de toute façon pas rédigé le long d’une ligne directrice, n’obéissant à aucune logique de linéarité. S’en est presque un puzzle, du genre que l’on assemblerait comme on veut.

J’ai un peu buté sur le style, qui vient mettre un peu de poésie dans le récit, principalement à coup de rimes et autres allitérations. Si les phrases, prises en tant que telles, sont douces et jolies, j’ai eu beaucoup de mal (euphémisme poli de « je n’ai pas réussi ») a apprécier l’écriture tout en suivant le fil de l’histoire. Pour mon petit crâne c’était soit l’un, soit l’autre. D’où l’obligation de relire différents passages, pour les appréhender sous tous les angles. C’est ce qui m’aura empêché d’apprécier pleinement le livre. Je n’ai pas pu trouver un rythme de lecture continu, sur lequel je ne buttais pas. Un problème qui n’aura pas touché d’autres lecteurs (et amis des internets) qui auront adoré le roman de Julien sans réserve.

Ceci me poussant à penser que je me trouve dans le cas où je suis tombé sur un bon livre, mais pas pour moi. Un bon livre pour d’autres. Ce qui ne m’aura pas empêché d’y trouver des choses plaisantes, mais sans pouvoir m’y abandonner pour autant.

Peut-être que c’est pour vous, d’ailleurs.
Essayez de bouloter un chapitre ou deux en librairie. Vous me direz.

BUY STAGE !!!

Malheureusement un peu cher.

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