Book Review 236

Hé, vous vous souvenez quand j’ai parlé du recueil de critiques littéraires de Nick Hornby ? Et bien j’ai décidé de lire un des livres cités dans le dit texte. Quand bien même Hornby était déçu de sa lecture, le pitch me faisait beaucoup trop envie.

The Uncoupling raconte la vie d’une petite ville dans les jours qui suivent l’arrivée d’un mystérieux sort qui annihile toute libido des femmes. L’intrigue se concentrant autour du personnel enseignant et des élèves du lycée du coin, au moment même où la troupe de théâtre veut jouer la pièce Lysistrata (où les femmes arrêtent de coucher avec les hommes pour arrêter une guerre).

Non mais, sérieusement, tout ça me faisait super envie. Il aura donc fallu que Nick Hornby ait raison, et que le livre se plante complètement. A mon sens The Uncoupling passe à côté de son sujet. En nous infligeant une première demi moitié de livre de prologue et présentation des personnages, pour au final ne pas faire grand-chose du sort une fois qu’il arrive (les hommes sont tristes et les femmes un peu perdues). Le genre de choses qui donnent envie de secouer le bouquin en hurlant : « mais palpite moi bordel ! ». Parce que, forcément, sur la base du concept, je m’étais imaginé quelque chose de beaucoup plus agressif.
Je voyais déjà des mecs se tourner vers l’homosexualité, des viols, une intervention de l’armée pour couper la ville du reste du monde le temps de déterminer le degré de contagion du truc. Tout ça pour finir dans un enfer en huit-clos.
Sauf que non.

Meg Wolitzer a choisi de raconter la version simple et pas trop méchante de sa petite fable sexuelle. Et le seul truc un tant soit peu intéressant est la narration des femmes privées de désir, comment elles décrivent leur absence de libido, le changement. On caresse doucement des thématiques assez fortes (le poids du sexe dans le mariage, les pressions sociales) mais sans trop y aller non plus. Encore une fois, The Uncoupling passe à côté de son sujet. Tant et si bien qu’une fois le roman finis, je n’étais pas tellement certain des intentions de l’auteur. Pourquoi faire ? Quel était le but ?
C’est un peu comme le fameux sort tueur de libido : on ne saura pas.

Dommage.

BUY STAGE !!!

Le poche est dispo pour une dizaine d’euros.

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