Comic Review 15

Okay.

Le type chargé du rayon manga à la FNAC des Halles est un génie. Il conservait déjà un pan de mur entier pour le manga Ascension, actualité ou non, parce qu’il devait être fan. Et voilà qu’en ce moment il met un manga érotico-porno (c’est pas clair) en tête de gondole.

Convaincu de son bon goût, j’ai acheté le premier tome de Nozoki Ana (aussi parce que c’était joli). Et bon sang de bois mais c’est super bien !

Très jolie couverture française, bien supérieure à l’originale japonaise.

Nozoki Ana c’est l’histoire de Kido, un jeune étudiant qui emménage dans un nouvel appartement. Il remarque assez vite une mince fente dans son mur, à travers laquelle il peut voir le studio mitoyen, habité par une camarade de classe. C’est en essayant de voir à travers ce dit trou qu’il aperçoit sa voisine en train de se masturber. Son cri de surprise l’avertit de sa présence, et la voilà qui débarque chez lui. Seulement au lieu de lui éclater la tronche, elle lui propose un étrange marché : chacun pourra observer l’autre en fonction des jours de la semaine. Car la petite est voyeuse, et si Kido ne mange pas du tout de ce pain là, la tentation se révèlera beaucoup trop forte.

Si vous pensez qu’un manga ne peut pas tenir sur plus de dix tomes avec une intrigue pareille, vous avez tort. Très vite le cast vient s’étendre avec l’arrivée de plans culs, d’un couple officiel, de sorties des appartements et même l’arrivée d’un ou deux odieux méchants. Surtout que les sentiments s’en mêlent et que les scènes de ne sexe finissent par ne représenter que 10 à 20% des pages de Nozoki Ana. Tant et si bien qu’on se laisse prendre au jeu des dilemmes du héros, des fétishs de sa voisine et des problèmes des autres personnages. Quelque part c’est une bonne chose, car si le sexe est graphique (on voit presque tout) et franchement excitant, c’est toujours trop court pour virer dans le réel porno. A peine le temps de déboutonner son pantalon que c’est déjà fini.

Oh et je trouve la distribution des rôles et des fantasmes en filles et garçons super intéressante et assez éloignée des clichés, d’autant que tout ce petit monde finit par varier, changer d’avis, se découvrir.

L’autre gros atout de Nozoki Ana, c’est son dessin, tout en rondeurs, mais détaillé. On est non seulement un cran au-dessus de la production érotique japonaise, mais également de la plupart des autres mangas commerciaux. Chaque chapitre est un régal pour les yeux, scènes de sexe ou non.

Si j’avais commencé par tâter le terrain en lisant des scans gratuits sur internet, j’ai depuis acheté le premier volume en papier, pour moi, et pour prêter.

C’est bien à ce point. Mangez-en.

BUY STAGE !!!

Sept euros cinquante et des centines.

6 réflexions sur “Comic Review 15

  1. L’absence de sexe (au sens génital) est quand même ultra étrange. Pour les filles l’utilisation des ombres est convenable, mais pour les scènes de fellation, ça frôle un peu le ridicule. J’ai mis 10 min à comprendre pourquoi la demoiselle léchait du vide.

    • La censure japonaise interdit de représenter des sexes masculins et féminins réels ou dessinés. C’est pour cela qu’ils apparaissent soit invisibles, soit "mosaiqués".

      Sinon, Nozokiana est un excellent manga pour moi. Cool que cela sorte en France (surtout chez Kurokawa).

  2. Acheté, lu, je valide, même si j’ai assez de mal avec ces persos typiquement manga, quelconques mais sur lesquels toutes les bonne meufs se jettent. Du reverse-twilight, quoi.

  3. Pingback: Off The Wagon | -The Best Place-

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